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.. Premiers romans

Couverture du livre Premiers romans

Auteur : Katherine Pancol

Date de saisie : 05/11/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Points, Paris, France

Collection : Points

Prix : 14.50 € / 95.11 F

ISBN : 9782757825457

GENCOD : 9782757825457

Sorti le : 10/10/2011

  • Les présentations des éditeurs : 10/12/2011

Ce volume rassemble trois des premiers romans de Katherine Pancol

Moi d'abord
Scarlett, si possible
Vu de l'extérieur

Préface inédite de l'auteur

Édition spéciale - Tirage limité

Préface inédite de l'auteur

Dès ses tout premiers romans, Katherine Pancol a su saisir l'insaisissable : ce pas de côté qui fait qu'un écrivain voit ce que d'autres ignorent.

Si elle choisit d'en rire de peur d'être obligée d'en pleurer, elle n'en reste pas moins d'une grande lucidité. Dès Moi d'abord, Vu de l'extérieur et Scarlett, si possible, on rencontre les héroïnes qui ont fait son succès, des femmes qui ne cessent de se poser mille questions, de transformer leurs doutes en moments de grâce et leurs coups de blues en crises de fou rire.

Quitter sa famille, renoncer aux contes de fées, regarder l'amour en face, redonner à l'amitié sa place capitale, autant de décisions, d'épreuves et d'apprentissages que la romancière sait tisser et décrire avec talent. Doudou et Guillaume, Antoine et Sophie, Bénédicte, Martine et Juliette : Katherine Pancol n'a pas fini de nous présenter des âmes soeurs, des personnages qui sont autant de chambres d'échos à nos tourments, nos coups de folie, nos grandes joies à partager et notre besoin de consolation.

Chacun de ces trois romans est un voyage au sens propre comme au sens figuré, de New York à Paris en passant par l'Italie, une façon aussi de prendre la tangente et de tordre le cou au quotidien.

Cette édition limitée dans la collection «Omnibus» réunit donc trois échappées belles : Moi d'abord, Vu de l'extérieur et Scarlett, si possible. Ces portraits de femmes et de familles couvrant plusieurs décennies montrent déjà la maestria de cet experte es-sentiments qu'est Katherine Pancol. Les éditions Points sont heureuses de vous les faire (re)découvrir aujourd'hui !

Née au Maroc, Katherine Pancol arrive en France à l'âge de 5 ans. Après une maîtrise et deux ans de doctorat de lettres modernes, elle s'initie à l'enseignement et devient professeur de français-latin avant de poursuivre dans le journalisme : Katherine Pancol écrit pour 'Paris-Match' et 'Cosmopolitan'. Un éditeur la remarque et lui demande d'écrire un roman. Ce sera chose faite en 1979 avec la parution de 'Moi, d'abord', sorte de roman initiatique et vendu à 300 000 exemplaires. Le succès lui tombe rapidement dessus et l'écrivain décide de partir pour New York pour oublier tout cela. En 1981 paraît 'La Barbare', puis 'Scarlett, si possible' en 1985. Elle donne naissance en 1987 à une petite Charlotte, puis en 1989 à Clément. Bien qu'occupée par ses deux enfants, elle continue à écrire. Viennent 'Les Hommes cruels ne courent pas les rues', 'Vu de l'extérieur', 'Une si belle image', 'Encore une danse'. Poursuivant sa collaboration avec l'hebdomadaire 'Paris-Match', elle interviewe des personnalités venant d'horizons divers : Ronald Reagan, Lionel Jospin, Jacques Chirac, Meryl Streep, Vanessa Paradis, Louise Brooks. Éditée chez Albin Michel depuis 1999 et son 'J'étais là avant, elle publie au moins un roman par an. 'Et monter lentement dans un immense amour... ' (2001), 'Un Homme à distance' (2002), 'Embrassez-moi' (2003) et 'Les Yeux jaunes des crocodiles' en 2006.


  • Les courts extraits de livres : 10/12/2011

Extrait de la préface

Le premier livre que j'ai lu, c'était Sans famille. Je me souviens de la dalle froide du large escalier en pierre sur laquelle je m'installais pour lire. Je grimpais à l'échelle des mots. J'avais 5 ans. Quand on me demandait «qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?», je répondais «Hector Malot».
Les livres, enfant, je les regardais d'en bas. Avec vénération. Je tendais le bras vers eux, je les dénichais sur les étagères de la bibliothèque municipale. Je les lisais par ordre alphabétique, ne sachant que choisir. À la maison, dans le meuble de l'entrée, il y avait trois romans : Climats d'André Maurois, La Promesse de l'aube de Romain Gary et La Mousson de Louis Bromfield. Je les avais lus et relus. À la bibliothèque, j'avais l'embarras du choix. Et une attirance spéciale pour les livres du Seuil. Le cadre rouge et le cadre vert. Rouge, les lettres françaises, vert, les étrangères. Ils clignotaient, nets, lumineux, deux lucarnes qui ouvraient sur le monde.
Des années plus tard, journaliste à Cosmopolitan, le téléphone sonne, je décroche. C'est Robert Laffont. Il lit mes articles dans Cosmo, il veut que je lui écrive un roman. Je lui réponds qu'il n'en est pas question, je n'ai rien à raconter, je suce encore mon pouce, il ne m'est rien arrivé d'épouvantable ni d'époustouflant. Il insiste, rappelle et rappelle. Pendant six mois, chaque semaine.
L'homme est exquis, opiniâtre. Un jour, de guerre lasse, je murmure «oui». Il me dit «Racontez-moi votre vie», je raconte ma vie. Je commence par 15 feuillets... et je me prends au jeu. C'est bien plus enivrant d'écrire un roman qu'un article. On peut tout inventer, tordre les mots, tordre les nez, se tordre de rire ou de larmes. On se raconte des histoires à soi. Ce sera Moi d'abord.
Le titre, ce n'est pas moi qui l'ai trouvé. C'est mon amoureux, Pierre Lescure. Je l'assiège, «Trouve-moi un titre, trouve-moi un titre». Un livre sans titre, c'est un cheval sans jockey, il ne gagnera jamais le tiercé. Un jour, chez le dentiste dans la salle d'attente, il griffonne sur un papier Moi d'abord. Il connaît le roman par coeur. Chaque soir, je lui fais la lecture. Je corrige quand je n'aime pas ce que j'entends. J'écris à l'oreille, je cherche une musique, «ma» musique. C'est mon premier lecteur.
Le deuxième s'appelle Romain Gary. Il habite dans ma rue, on se connaît depuis cinq ans, on s'apprécie beaucoup. Je pose mon manuscrit sur ses genoux et lui demande de me dire si je le jette à la poubelle ou pas. Il l'emporte, le lit. Verdict : «C'est valable. Ça a des couilles. Si tu veux, je te fais un mot de recommandation pour Grasset.»
Laffont, Grasset... et pourquoi pas Le Seuil ?
Un jour du mois d'août, je mets mes manuscrits dans un cabas et pars les déposer d'abord chez Grasset puis au Seuil. Chez Grasset, je livre lettre de Romain Gary et manuscrit à la réceptionniste qui fait la moue. Je n'en ai cure. Si elle savait... je vise le cadre rouge.
Au Seuil, la réceptionniste me reçoit quand un grand monsieur nonchalant au long nez busqué descend de son bureau perché et m'aperçoit. Que faites-vous là, belle enfant ? demande son oeil malicieux. J'explique, vêtue d'un k-way rose et d'un jean vert pomme qui me fait ressembler à une Spice Girl. François-Régis Bastide prend mon manuscrit, amusé, et me dit de ne pas attendre de réponse avant longtemps : il a une telle pile à lire ! Pas grave, je réponds, je sors de chez Grasset et Robert Laffont m'attend. Et demain, j'ajoute pour enfoncer mon clou, je pars en vacances avec mon amoureux. La vie est belle. Avec ou sans réponse. Et je tourne les talons. Il est six heures et demie, je dois faire ma valise.


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