Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Keigo Higashino
Traducteur : Sophie Refle
Date de saisie : 25/11/2011
Genre : Policiers
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Collection : Actes noirs
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 9782330001391
GENCOD : 9782330001391
Sorti le : 31/10/2011
Après La maison où je suis mort autrefois, voici le deuxième livre de Keigo Higashino. Ce roman a remporté le prix Naoki en 2005, récompensant le meilleur roman policier.
Yasuko est divorcée et mère célibataire. Lorsque son ancien mari vient pour la harceler, elle n'a qu'une envie, qu'il s'en aille. Alors quand celui-ci se permet de rentrer dans la chambre de sa fille, elle s'inquiète et quand sa fille s'en prend à lui, elle n'a qu'une idée en tête, la protéger. A deux, elles le tuent.
Que faire après un tel acte ? Se livrer à la police. Quand Ishigami, leur voisin, qui a tout entendu, leur propose de les aider, elles ne peuvent qu'accepter.
Ishigami est professeur de mathématiques et chaque matin il va acheter son repas du midi au restaurant où travaille Yasuko. Peut-être est-il amoureux d'elle... En attendant il les débarrasse du corps et leur permet d'avoir un alibi qui tient suffisamment la route pour faire face aux policiers.
D'ailleurs l'enquête des policiers va piétiner un moment. L'un des policiers a un ami, Yukawa, un brillant scientifique qui était de la même promotion qu'Ishigami et qui se rappelle de lui.
Excellent roman policier qui jusqu'au bout nous tient en haleine. On croit tous savoir et pourtant...
LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS
Ishigami, un professeur de mathématiques, est amoureux de sa voisine, Yasuko Hanaoka, une divorcée qui élève seule sa fille. Mais son ex-mari a retrouvé sa trace et la harcèle. Elle le tue en cherchant à protéger sa fille, qu'il a attaquée. Ishigami, qui a tout entendu, y voit l'occasion de se rapprocher d'elle et lui propose son aide. Il entreprend alors de maquiller le crime avec une rigueur toute scientifique.
Un corps nu, la tête éclatée et le bout des doigts brûlés, est bientôt retrouvé au bord du fleuve. L'inspecteur Kusanagi est chargé de l'enquête. Il consulte souvent son ami Yukawa, un brillant physicien qui, grâce à ses facultés de déduction logique, l'aide sur certaines affaires. Or Yukawa se souvient d'Ishigami, un ancien camarade d'université. Il se souvient de sa remarquable intelligence, de ses intuitions fulgurantes, de sa personnalité énigmatique. Il se souvient aussi de la fameuse aporie mathématique qui les captivait tous deux : est-il plus difficile de chercher la solution d'un problème que de vérifier sa solution ? Guidé par un sinistre pressentiment, le physicien engage alors avec le mathématicien une joute fascinante pour la vérité. Au sommet de son ait. Keigo Higashino compose un roman policier implacable où la froide ivresse de la déduction le dispute à la folle logique de la passion.
Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Il est une des figures majeures du policier Japonais. Le Dévouement du suspect X. qui a remporté le prestigieux prix Xaoki en 2005, est le deuxième roman à paraître dans la collection "Actes noirs" après La Maison où je suis mort autrefois (2010 : Babel noir n° 50).
Bras de fer psychologique, le Dévouement du suspect X ferre le lecteur en toute limpidité. Et Higashino déploie un linceul de mélancolie malaisante qui rappelle la Maison où je suis mort autrefois, son précédent roman.
Comme à son habitude, Ishigami sortit de chez lui à sept heures trente-cinq. Le vent était plutôt froid pour un mois de mars. Il se mit en route, le menton enfoncé dans son cache-nez, et jeta un coup d'oeil sur l'abri à vélos avant de quitter son immeuble. La bicyclette verte qui l'intéressait n'y était pas garée.
Au bout d'une vingtaine de mètres, il arriva sur l'avenue Shin-Ohashi. A gauche, c'est-à-dire en allant vers l'est, elle menait à l'arrondissement d'Edogawa, et à droite, au quartier de Nihonbashi, après avoir franchi la Sumida sur le pont Shin-Ohashi qui lui donnait son nom.
L'itinéraire le plus direct pour se rendre à son travail était de continuer vers le sud en restant dans la même rue. Quelques centaines de mètres plus loin, elle aboutissait au parc de Kiyosumi. Le lycée privé où il enseignait les mathématiques était situé juste avant.
Ishigami attendit que le feu passe au rouge pour tourner à droite, vers le pont. Le vent qui soufflait dans sa direction soulevait son manteau. Il enfonça ses mains dans ses poches et rentra la tête dans ses épaules.
D'épais nuages recouvraient le ciel. Ils se reflétaient dans le fleuve dont ils assombrissaient la surface. Ishigami traversa le pont en regardant les petits bateaux qui remontaient vers l'amont.
Arrivé sur l'autre rive, il descendit l'escalier qui menait à la berge, passa sous le tablier et continua sur l'allée qui longeait la rive de ce côté-ci comme de l'autre. Elles avaient été créées pour servir de promenades aux familles et aux jeunes mais la section située entre les ponts Kiyosu et Shin-Ohashi était peu fréquentée, même en fin de semaine. Là où il se trouvait, on comprenait pourquoi : des sdf y avaient érigé des logements de fortune recouverts de bâches en plastique bleu. De ce côté-ci du fleuve, les voies surélevées de l'autoroute urbaine les protégeaient de la pluie et du vent, ce qui constituait certainement un avantage aux yeux des occupants. L'absence de cabanes sur l'autre rive confirmait cette hypothèse. La préférence des sans-abri pour la vie en groupe était probablement un autre facteur expliquant leur concentration.
Ishigami passa d'un pas égal devant les cahutes bleues. La plus haute atteignait tout juste la taille d'un adulte, d'autres avaient à peine un mètre de haut. Celles-là étaient moins des cabanes que des boîtes. Elles offraient néanmoins une protection adéquate à qui voulait y dormir. A côté des abris, des cintres étaient accrochés dans ce qui faisait visiblement office d'espaces de vie.
Appuyé à la rambarde du talus, un homme se brossait les dents. Ishigami le connaissait de vue. Âgé d'une soixantaine d'années, il avait de longs cheveux presque blancs noués en queue de cheval. Il avait renoncé à retrouver du travail. S'il avait été à la recherche d'une tâche de manoeuvre à la journée, il aurait déjà quitté les lieux. Les recruteurs font leur sélection de bon matin. Sa coiffure montrait qu'il ne fréquentait pas non plus l'agence d'aide au retour à l'emploi, car elle ne recevrait pas un homme ayant son apparence. La possibilité de trouver du travail à son âge était d'ailleurs proche de zéro.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia