Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. La dernière séance

Couverture du livre La dernière séance

Auteur : Larry McMurtry

Traducteur : Simone Hilling

Date de saisie : 15/12/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Totem, n° 13

Prix : 9.50 € / 62.32 F

ISBN : 978-2-35178-513-3

GENCOD : 9782351785133

Sorti le : 06/10/2011

En 1951, dans une petite bourgade américaine, située en bordure du désert et du Mexique, deux jeunes hommes, au sortir du lycée, alternent parties de billards, boulots sur les plates-formes pétrolières, sorties au cinéma avec leurs amies, virées au Mexique.
Beaucoup de désenchantement et d'amertume dans ce portrait d'une Amérique soumise aux ambitions sociales, aux frustrations sexuelles et aux refoulements puritains, au désir de dominer ou de devenir une vedette adulée et admirée. Quelques moments d'humanité, d'amitié, de tendresse éclairent le récit, mais ces rares rencontres entre êtres solitaires sont toujours sous la menace d'être brisées par la guerre de Corée qui menace, la maladie, l'accident ou la pression sociale.


  • Les présentations des éditeurs : 21/01/2012

En 1951, la petite ville texane de Thalia, aux confins du désert, hésite entre un puritanisme de bon ton et la quête de plaisirs encore tabous Livrés à eux-mêmes, Duane et Sonny gagnent après le lycée de quoi animer leurs samedis soir grâce à de petits jobs sur la plateforme pétrolière. Du cinéma à la salle de billard, ils s'ennuient sec et attendent l'aventure en rêvant de filles belles comme le jour. Ils découvriront peu à peu que la vie n'a finalement rien d'un scénario hollywoodien.

La dernière séance trace avec humour et tendresse le portrait universel d'une jeunesse qui se heurte pour la première fois à la vie. Ce classique de l'Ouest américain a été porté à l'écran par Peter Bogdanovich.

LARRY McMURTRY est né en 1936, au Texas. Il publie son premier roman à l'âge de 25 ans. Suivront plusieurs best-sellers dont six ont été adaptés à l'écran - notamment La dernière séance réalisé par Peter Bogdanovich et Tendres passions de James L. Brooks. Auteur de nombreux scénarios, il a reçu un Oscar pour Brokeback Mountain. Son roman Lonesome Dove a obtenu le prix Pulitzer en 1986 avant d'être adapté pour la télévision. Larry McMurtry vit à Archer City, au Texas, où il a ouvert une des plus grandes librairies indépendantes des États-Unis.

Larry McMurtry est un alchimiste qui parvient à transformer les matériaux les plus vulgaires en or.
THE NEW YORK TIMES

Larry McMurtry sait donner aux mots ordinaires une dimension lyrique et créer des passages poétiques. Il expose les drames humains avec une sensibilité et une compassion qui nous rendent ses personnages attachants comme peu de romanciers savent le faire.
LOS ANGELES TIMES



  • La revue de presse Claire Castillon - Paris-Match du 3 novembre 2011

Frappé d'emblée par le contraste entre la luminosité des coeurs et la poussière des trottoirs, on vient de faire halte à Thalia. Larry McMurtry nous ouvre à grands battants les portes de cette ville du Texas, située entre un désert et une plate-forme pétrolière. Capitale de l'ennui, fresque de désoeuvrement, portraits de sales types et de femmes frustrées, tout concourt dès le début du roman à un enchantement...
Après «Lonesome Dove», le western de Larry McMurtry, récompensé par le prix Pulitzer, voici «La dernière séance», un roman franchement hilarant, sensible, et dont on ressort désemparé. Ni parce qu'on a trop ri ni parce qu'on a trop aimé, mais parce qu'on s'est installé dans la ville et qu'on n'a plus ­aucune envie de la quitter. Happé par les voix, les images, on a bu le cocktail clair-obscur d'une Amérique en terre et en bosses et on en veut un deuxième verre : ça tombe assez bien parce que le deuxième volet, «Texasville», arrive en janvier chez Gallmeister.


  • Les courts extraits de livres : 21/01/2012

Sonny avait l'impression d'être parfois la seule créature vivante de la ville. C'était une sensation désagréable qu'il ressentait généralement le matin de bonne heure, quand les rues sont complètement vides, comme c'était le cas par un certain samedi vers la fin du mois de novembre. La veille au soir, Sonny avait participé au dernier match de football en date du lycée de Thalia, mais ce n'était pas pour cela qu'il se sentait si bizarre et si seul. Ça venait seulement de l'atmosphère de la ville.
Une seule voiture était garée sur la place du tribunal - la vieille Nash blanche du veilleur de nuit. Venu des plaines, un vent froid du nord sifflait, soulevant en tourbillons de longs rubans de poussière dans Main Street, la seule rue de Thalia où l'on trouvait des boutiques. La camionnette de Sonny était une Chevrolet 41 à laquelle les froids matins d'hiver ne réussissaient pas. Devant le cinéma, elle se mit brusquement à tousser et il dut mettre le starter, puis elle redémarra et parvint à cahoter jusqu'au feu rouge, crachant des nuages de fumée blanche que le vent dispersait.
Au feu rouge, il amorça un virage à gauche en direction du café qui restait ouvert toute la nuit, mais auparavant, il regarda vers le nord pour vérifier que personne n'arrivait et tourna finalement de ce côté. Personne ne venait, sinon son jeune copain Billy qui se dirigeait vers lui. Il avait son balai et nettoyait énergiquement le milieu de la route, parmi les bourrasques glacées. Billy habitait à la salle de billard avec Sam le Lion, et balayer était vraiment la seule chose qu'il savait faire. L'embêtant, c'était qu'il en faisait trop. Il balayait le billard le matin, le café l'après-midi et le cinéma le soir, et chaque fois, si personne ne lui disait expressément d'arrêter, il continuait à balayer dans la ville en suivant les trottoirs parfois dans un sens, parfois dans l'autre, balayant joyeusement jusqu'à ce que quelqu'un le remarque et le ramène au billard.
Sonny arriva à sa hauteur et klaxonna. Billy cessa immédiatement de balayer et monta dans la camionnette. Il était costaud, pas très intelligent, mais très gentil; maintenant qu'il l'avait avec lui, Sonny se sentait moins seul. Si Billy était dehors, ça voulait dire que le billard était ouvert, et quand le billard était ouvert, il ne se sentait jamais seul. L'un des avantages de la vie à Thalia, c'était que le billard y ouvrait souvent à 6 h 30 ou 7 heures du matin, parce que Sam le Lion, son propriétaire, dormait très mal.
Sonny alla jusqu'au billard, se gara et enleva le balai des mains de Billy pour que celui-ci ne reparte pas en balayant. L'air était si sec et si poussiéreux qu'il leur piquait les narines, aussi les deux jeunes gens s'engouffrèrent-ils à l'intérieur. Sam le Lion était bel et bien levé, et il brossait une table de billard. Il était âgé, mais grand et costaud, avec une épaisse crinière de cheveux blancs ; le froid lui faisait enfler les pieds et, en hiver, il portait toute la journée ses vieilles pantoufles en peau de mouton. Il s'attendait à l'arrivée des garçons et c'est tout juste s'il leur accorda un regard.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia