Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Thierry Roland | Jean-Paul Vespini
Préface : Michel Hidalgo
Date de saisie : 30/11/2011
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Jacob-Duvernet, Paris, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 978-2-84724-361-1
GENCOD : 9782847243611
Sorti le : 28/10/2011
1) Qui êtes-vous ? !
Jean-Paul Vespini, journaliste, co-auteur avec Thierry Roland du livre "Les grandes années du football, les années 80", dont je suis directeur de collection.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les années 80 en football, avec les belles performances françaises notamment la victoire dans l'Euro 1984, et aux Jeux Olympiques, et la triste défaite contre les Allemands en demi-finale de la Coupe du monde à Séville, en 1982, lors d'un match qui restera historique pour sa charge émotionnelle et les injustices qui y ont été enregistrées.
On parcourt le livre et les saisons : les trois ballons d'or de Michel Platini, mais aussi le drame du Heysel (39 morts) en 1985, la 10e Coupe de France de l'OM et l'on voit défiler des personnages fabuleux comme Tapie, Van Basten, Cantona, et Maradona auteur d'une main légendaire, etc...
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Cette remarque de Thierry Roland, parmi tant d'autres : "Entre Claude Bez, qui montrait le chemin et Bernard Tapie qui s'affirmait comme le Boss du foot c'était une vraie guéguerre et nous, on s'amusait à le voir se mesurer à longueur d'années. Lorsqu'il venait à Marseille avec son équipe, Claude Bez louait une Cadillac blindée et pour provoquer Tapie il se déplaçait comme un caïd en costume rayé façon Al Capone !"
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Les quatre saisons de Vivaldi, parce qu'on y trouve toutes les ambiances : la joie, la crainte la peur, l'euphorie, la tristesse et les espoirs...
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leur meilleur souvenir footballistique au cours de cette décade des années 80 : c'est intéressant de comparer les avis de chacun !
Dans la collection, Les Grandes années du football, Thierry Roland, avec la collaboration de Jean-Paul Vespini, raconte l'histoire du football des années 80.
Celle de la "bande à Michel Platini" et ses glorieux équipiers Amoros, Giresse, Rocheteau, Bats qui vont marquer les esprits en Coupe du monde. D'abord à Séville en 1982 où la France obtient une quatrième place inattendue malgré une demi-finale d'anthologie contre la RFA - personne n'a oublié l'agression du gardien allemand sur Patrick Battiston ! - ensuite en 1986 à Mexico où l'équipe emmenée par le sélectionneur Henri Michel gagnera contre le Brésil en quart de finale dans un match mythique pour terminer à la troisième place de la compétition.
Sans oublier l'Euro 1984 et le premier sacre international ! Ce livre riche en documents d'archive et photos d'époque est l'ouvrage tant attendu du foot des eighties écrit par le commentateur sportif de ces années de légende !
Thierry Roland est journaliste de sport pour la radio et la télévision.
Il a suivi sa première Coupe du monde de football en 1962.
Jean-Paul Vespini est journaliste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de sport. Il a obtenu le prix Pierre Chany qui récompense le meilleur article de cyclisme en langue française.
Cet Euro 1980, disputé en Italie, au mois de juin, a été pour moi un peu synonyme de vacances. Bien sûr je travaillais, mais sillonner l'Italie pour rejoindre les stades du Nord ou du Sud, depuis Rome où nous étions installés avec Jean-Michel Larqué, c'était vraiment un immense plaisir. J'adore l'Italie, sa langue, nuancée, chantante, sa cuisine méditerranéenne, et sa façon de vivre, une certaine «dolce vita» qui me convient parfaitement avec cette joie de vivre qui caractérise les Italiens ! C'était aussi la première grande compétition que nous couvrions ensemble, Jean-Mimi et moi, autant dire que nous officialisions là nos débuts au commentaire, après quelques essais dont le premier eut lieu lors d'un quart de finale aller de la Coupe de l'UEEA entre St-Étienne et Mönchengladbach. (1 à 4). Très vite nous avons compris que l'on se complétait parfaitement et que notre duo fonctionnait à merveille. Comme on dit dans le jargon la «mayonnaise avait pris». Nos commentaires ne se chevauchaient pas trop, à la télé c'est important, il faut absolument que les téléspectateurs aient l'impression qu'il y a un effet de balancier, surtout il ne faut pas parler en même temps sinon plus personne ne comprend, cela devient inaudible ! Jean-Michel l'a très vite pigé ! Ce mariage avec Larqué, c'est mon chef et mon ami Robert Chapatte qui l'avait orchestré, auparavant je faisais équipe avec le journaliste Bernard Père. Au début je commentais un match avec Bernard Père, puis le suivant avec Larqué, selon une alternance équilibrée. Mais très vite la direction a préféré le duo avec Jean-Michel et écarté Bernard qui m'en a voulu. Cela m'a énormément peiné, il aurait souhaité que j'intervienne pour le défendre et empêcher Larqué de réaliser sa reconversion, mais je n'avais pas le droit de favoriser ou défavoriser l'un ou l'autre. Nous avons fonctionné avec Jean-Michel pendant plus de vingt-cinq ans et, avec le recul, je me dis que les téléspectateurs nous ont plébiscités, je ne connais pas un couple de journalistes qui ait duré si longtemps, quelque part cela me rend fier et heureux, d'autant que l'on remet ça, depuis quelque temps, sur M6 !
«Dans la voiture je chante Luis Mariano !»
Depuis Rome, la «ville éternelle», très agréable, au passé inscrit dans chaque rue et quartier, nous rejoignions les terrains du Nord (stade Giuseppe Meazza à Milan, stadio communale à Turin) en avion, mais nous avions décidé de prendre la voiture pour se rendre au stade San Paolo à Naples. Faire Rome-Naples en «macchina» sur «l'autostrada dei sud» est un pur bonheur et j'étais tellement heureux que j'abreuvais Jean-Michel de chansons de mon répertoire. À l'aller il eut droit à un récital de Luis Mariano {L'amour est un bouquet de violettes, Mexico, La belle de Cadix, Rossignol de mes amours...) et au retour à un de Tino Rossi (La cucaracha, O Ciuciarella, O Corse île d'amour, Petit papa Noël...). Je les connais toutes par coeur. Lui il ne pouvait pas se boucher les oreilles parce qu'il conduisait, mais on a bien rigolé. Heureusement parce que cet Euro disputé par huit nations (RFA, qui va s'imposer au final, Tchécoslovaquie, Pays-Bas, Grèce, Belgique, Italie, Angleterre et Espagne) dans lequel la France n'était pas qualifiée, (ce qui nous libérait d'un poids !) ne m'a pas laissé un souvenir inoubliable, loin de là. Cette année-là, l'UEFA avait établi un calendrier bizarre, dans lequel il n'y avait pas de demi-finales. Sur les deux groupes de 4 pays, le premier de chaque groupe se qualifiait directement pour la finale et les deuxièmes jouaient pour la troisième place. Ce système, par la suite, a été totalement abandonné. L'Allemagne qui avait perdu l'Euro précédent, disputé en 1976 en Yougoslavie, éliminée par la Tchécoslovaquie (2 à 2 puis 5 à 3 après les tirs au but dont le fameux penalty d'Antonin Panenka) prenait sa revanche en battant la Tchécoslovaquie (1 à 0) et en sortant première de son groupe. De son côté, l'étonnante équipe belge entraînée par Guy Thys s'imposait en tête de son groupe en battant l'Espagne (2 à 1) à Milan grâce au but d'Éric Gerets (17e minute) et Julien Cools (65e minute), soulier d'or belge en 1977, et elle faisait match nul (1 à 1) contre l'Angleterre, à Turin. La finale opposa donc la RFA à la Belgique (2 à 1), les Allemands avaient une équipe très forte avec l'attaquant Karl-Heinz Rummenigge, sacré deux fois meilleur joueur européen en 1980, justement, et en 81, il avait déjà remporté la Coupe d'Europe des clubs champions avec le Bayern Munich en 1975 et 76. Dans cette formation allemande, qui annonce la grande équipe que les Français affronteront en demi-finale de la Coupe du monde, à Séville en 1982, il y avait également Bernd Schuster, un milieu offensif, Manfred Kaltz, efficace défenseur, le grand Horst Hrubesch, qui marquera les deux buts de la finale (à la 10e et 88e minute), et Klaus Allofs qui rejoindra l'OM de Tapie dans les années 80, avec Jean-Pierre Papin, et fut le meilleur buteur de cet Euro avec 3 buts seulement, tous les trois inscrits dans le même match contre les Pays-Bas (victoire allemande 3 à 2). Il avait déjà été le meilleur buteur de l'Allemagne en 1979 et le sera encore en 1985.
(...)
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia