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.. Les enfers virtuels. Volume 2

Couverture du livre Les enfers virtuels. Volume 2

Auteur : Iain Banks

Traducteur : Patrick Dusoulier

Date de saisie : 30/11/2011

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Robert Laffont, Paris, France

Collection : Ailleurs et demain

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 9782221127919

GENCOD : 9782221127919

Sorti le : 10/11/2011

  • Les présentations des éditeurs : 30/11/2011

Les tenants et les opposants des Enfers Virtuels, géhennes informatiques où souffrent sans fin les avatars de ceux qui ont transgressé les règles de certaines civilisations, se sont livré une guerre sans merci.
Jusque-là dans le Virtuel. Sans morts ni blessés physiques.
Mais cette guerre menace de se déplacer dans le Réel au mépris de tous les accords. Car les opposants aux Enfers, en train de perdre, sont prêts à faire monter les enchères.
Lededje n'a pas renoncé à se venger de Veppers. Elle a convaincu le navire En dehors des contraintes morales habituelles, dont la réputation est pire encore que son nom ne le laisse supposer, de l'emmener dans le système sichultien. Demeisen, l'avatar du vaisseau, a ses propres projets et apparemment quelques moyens tactiques.
Veppers, de son côté, se prépare à trahir ses ennemis comme ses amis.

Tout cela risque de mal finir à l'échelle galactique. Même si la Culture y ajoute son grain de sel. Car elle n'est pas seule dans la Galaxie.

Voici la seconde partie du nouveau roman du cycle de la Culture.

Né en 1954, Écossais pur malt et partisan farouche de l'indépendance de l'Écosse, également réputé pour ses opinions de gauche, Iain Banks a étudié l'anglais et la philosophie à l'université Stirling.
Il publie ses romans de littérature générale sous son nom et ses romans de science-fiction sous le pseudonyme de Iain M. Banks. Il est certainement le plus grand et le plus original des écrivains de science-fiction vivants.


  • Les courts extraits de livres : 30/11/2011

Pour Veppers, il n'y avait rien de pire que les losers qui réussissaient. Cela semblait lié à l'ordre des choses - sans doute à la complexité même de la vie - que parfois, quelqu'un qui ne méritait absolument rien d'autre que de faire partie des opprimés, des piétines, de la lie de la société, se retrouve par hasard dans une position de richesse, de pouvoir et d'admiration.
Au moins, les gagnants naturels savaient comment tenir leur rang, que leur pouvoir résulte de la chance d'être nés riches et puissants, ou qu'ils soient dotés d'ambition et de talents. Les losers qui réussissaient n'étaient jamais à la hauteur. Veppers n'avait rien contre l'arrogance, bien au contraire - c'était une qualité qu'il possédait lui-même en abondance, comme on l'en avait souvent informé -, mais elle devait se mériter. Il fallait avoir travaillé pour ça. Ou du moins, qu'un ancêtre l'ait fait.
L'arrogance sans cause, l'arrogance sans accomplissement - ou celle qui prenait la chance pour un accomplissement -, était une abomination. Les losers donnaient une mauvaise image à tout le monde. Pire encore, à cause d'eux, toute cette affaire - le grand jeu qu'était la vie -semblait arbitraire et presque dénuée de sens. Veppers avait depuis longtemps conclu que leur seule utilité était de servir d'exemples à ceux qui se plaignaient de leur manque de statut social, d'argent ou de maîtrise de leur vie. Regardez, si cet imbécile a réussi, n'importe qui peut y arriver, et vous aussi. Alors, arrêtez de pleurnicher et de dire qu'on vous exploite, et mettez-vous au boulot.
Mais au moins, ces losers individuels étaient à l'évidence des anomalies statistiques. C'était une chose qu'on pouvait comprendre, qu'on pouvait tolérer, même si c'était en grinçant des dents. Ce qui dépassait l'entendement de Veppers, c'était qu'il puisse exister toute une société - une civilisation entière - de losers qui avaient réussi. Et la Culture, c'était exactement ça.
Veppers haïssait la Culture. Il la haïssait pour le fait d'exister, et pour avoir fixé la norme - adoptée par trop d'imbéciles crédules - de ce que devrait être une société convenable, le modèle auquel les autres peuples devraient aspirer. Ce n'était pas ce à quoi les autres peuples devraient aspirer... C'était ce à quoi des machines aspiraient, et qu'elles avaient créé à leurs propres fins inhumaines.
Une des convictions personnelles profondes de Veppers était que, lorsqu'on était assiégé ou qu'on se sentait acculé, il fallait contre-attaquer.
Il entra dans le bureau de l'ambassadrice de la Culture, à Ubruater, et lui jeta presque les restes du lacis neural à la tête.
- Qu'est-ce que c'est que ce foutu machin ? dit-il d'une voix impérieuse.


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