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.. Corvis Rebaine. Volume 1, L'ombre du conquérant

Couverture du livre Corvis Rebaine. Volume 1, L'ombre du conquérant

Auteur : Ari Marmell

Traducteur : Nolwenn Guilloud

Date de saisie : 01/12/2011

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Bragelonne, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 9782352945284

GENCOD : 9782352945284

Sorti le : 18/11/2011

  • Les présentations des éditeurs : 04/02/2012

«Corvis est délicieusement fourbe.»

Publishers Weekly *****

Ils l'appelaient la Terreur de l'Est. Dans son armure noire ensorcelée, Corvis Rebaine s'était taillé un passage sanglant à travers le royaume. Mais, alors que la victoire était proche, il s'était volatilisé, emmenant avec lui une jeune noble du nom de Tyannon.
Dix-sept ans plus tard, Rebaine et Tyannon sont mariés et élèvent leurs enfants. Rien ne pourrait inciter Rebaine à sortir de sa retraite... Jusqu'au jour où sa fille est agressée par les sbires d'un nouveau chef de guerre, Audriss, dont les rêves de conquête ressemblent étrangement à ceux que lui-même nourrissait auparavant.
Pour sauver le royaume qu'il avait autrefois tenté de conquérir, Rebaine doit endosser sa vieille armure. Mais osera-t-il réveiller la part de lui qui se délectait jadis de la destruction ?

Ari Marmell vit à Austin (Texas) dans un appartement presque aussi encombré que son inconscient, qu'il partage (l'appartement, pas l'inconscient) avec sa femme et deux chats, qui auraient fortement besoin d'un contrôle de volume intégré.


  • Les courts extraits de livres : 04/02/2012

Extrait du prologue

Le jour se leva à l'est, s'insinuant dans le ciel qui surplombait la vénérable cité de Denathere, Joyau d'Imphallion. Dans l'aube naissante, la ville apparut, brisée.
D'épais panaches de fumée grasse s'élevaient en volutes et obscurcissaient l'air, tels des serpents grisâtres et hypnotiques mordant les cieux. Même les nuages s'étaient assombris, contaminés, salis ; et les rayons du soleil ne parvenaient pas jusqu'à Denathere, repoussés par les ténèbres d'une nuit sans fin.
L'aube sombre, défaite, ne réussit pas non plus à rassurer les citoyens terrifiés car, ce matin-là, leurs cauchemars étaient bien réels.
Personne ne tentait de maîtriser les incendies qui faisaient rage un peu partout, et le feu dévorait les habitations, les biens, les vies. Des cadavres brisés et ensanglantés jonchaient les rues. Les corbeaux s'agglutinaient dessus comme des mouches. Les chiens grondaient et montraient les dents ; rendus fous par l'odeur omniprésente du sang, ils tuaient pour un morceau de la main qui les aurait autrefois nourris.
Du haut des remparts de Denathere - toujours impressionnants, bien que lézardés, éventrés, pulvérisés -, les nouveaux maîtres de la cité observaient leur prise. La plupart étaient des mercenaires arborant une expression dénuée de toute pitié face à la souffrance qu'ils avaient semée dans leur sillage ; ils tenaient négligemment leurs lames repues de sang. Eux, au moins, étaient humains. Car il y avait aussi des ogres cyclopes qui promenaient leur regard sur les soldats comme sur les citoyens ; à leurs pieds s'élevaient les gloussements aigus de gnomes vicieux et sanguinaires - créatures difformes qui se délectaient du carnage qu'elles avaient engendré.
Une mer humaine s'étendait dans les champs qui entouraient Denathere. Les tentes étaient autant d'îlots battus par les vagues de troupes mobilisées. Ici et là flottait une bannière colorée, l'étendard d'un seigneur ou d'une guilde dont les soldats étaient venus grossir l'armée rassemblée en ce lieu.
La rumeur sourde de milliers de voix noyait tout autre bruit alentour. A des kilomètres à la ronde, les animaux fuyaient, terrorisés, se réfugiant au plus profond de leur terrier ou s'envolant haut dans le ciel avec des cris rauques. L'incessante clameur parvenait aux oreilles de la population meurtrie jusqu'au coeur même de la cité occupée. «La délivrance !» murmuraient les habitants. Mais s'il s'agissait bien de la délivrance, elle arrivait trop tard pour les milliers de personnes qui gisaient mortes ou mourantes dans les rues inondées de sang.


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