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La République est-elle encore un projet d'avenir ou n'est-elle plus qu'un mot vide de sens ? Qu'est-ce que l'identité nationale ? En quoi peut-on parler aujourd'hui d'un abaissement national ? La laïcité est-elle en danger, et qui la menace ? Que faire pour refonder une école qui ne soit pas inefficace et douloureuse ? Où trouver la force de revendiquer la justice dans un monde dominé par la concurrence et l'utilitarisme ? Comment concilier égalité et liberté, individualisme et solidarité ? L'Europe est-elle condamnée à rester un grand marché, ou peut-elle redevenir un projet politique pour le siècle qui s'ouvre ? La nation est-elle l'horizon indépassable du projet républicain ?
Autant de questions qui sont les nôtres, qui seront au coeur de l'élection présidentielle et auxquelles Vincent Peillon apporte ici ses réponses, dans un dialogue d'une grande liberté avec François Bazin.
Vincent Peillon est philosophe et député européen. Il est depuis quinze ans l'un des principaux dirigeants du PS. En 2011, il a publié Éloge du politique.
François Bazin est rédacteur en chef du service politique du Nouvel Observateur. En 2010, il a reçu le prix du Livre politique pour Le Sorcier de l'Élysée.
La revue de presse Michel Noblecourt - Le Monde du 1er décembre 2011
Vincent Peillon a la République chevillée à la raison. Philosophe, député européen, ce socialiste est d'abord républicain. Et il puise ses réflexions parmi les pères fondateurs, au XIXe et au XXe siècles, du socialisme républicain pour appeler en 2012 à une "régénération" de la République...
Avec une plume incisive et un style brillant, M. Peillon exerce son "droit d'inventaire" - refusant de croire que "l'avenir de la gauche et la réussite du pays se trouveront dans la répétition de la geste mitterrandienne, pas même dans son inspiration" - sur la laïcité, la question sociale - abordée trop brièvement -, l'Europe et la démocratie. Il nourrit son plaidoyer pour la "République réelle" de constantes références aux anciens, préférant évoquer Léon Bourgeois que Dominique Strauss-Kahn sur le "socialisme de production" ou rappelant que Louis Blanc parlait déjà d'"Etat régulateur" et qu'Edgar Quinet faisait de l'écolier "le messager de l'avenir".