Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Le grand basculement : la question sociale à l'échelle mondiale

Couverture du livre Le grand basculement : la question sociale à l'échelle mondiale

Auteur : Olivier Ray | Jean-Michel Sévérino

Date de saisie : 04/01/2012

Genre : Economie

Editeur : Odile Jacob, Paris, France

Collection : Sciences humaines

Prix : 25.90 € / 169.89 F

ISBN : 978-2-7381-2685-6

GENCOD : 9782738126856

Sorti le : 06/10/2011

  • Les présentations des éditeurs : 04/01/2012

De toutes parts, des forces profondes entraînent l'humanité sur des pentes dangereuses. Notre nombre. Les inégalités qui nous minent. La nature qui nous trahit. Les rapports de classe, évanouis dans le brouillard d'intérêts aveugles.

Les déséquilibres d'une mondialisation génératrice d'exclusions nouent chaque jour les fils d'une question sociale globale, où les pauvres sont mis en concurrence entre eux. Faute d'enclencher des mécanismes d'enrichissement durable pour tous, la planète ne pourra pas supporter la charge humaine et écologique de l'humanité, qui dérivera inexorablement dans un monde de conflits et de violence. Qui gagnera dans la guerre, ouverte ou latente, qui se fait jour ? Peut-elle encore trouver une issue coopérative ?

Cette brillante synthèse montre l'imbrication des problèmes économiques, environnementaux et sociaux auxquels les pays riches et les pays pauvres sont confrontés de manière solidaire. Elle trace les directions que pourrait suivre une véritable politique sociale mondiale pour résoudre les contradictions dans lesquelles nos sociétés se sont enfoncées.

JEAN-MICHEL SEVERINO
OLIVIER RAY

Jean-Michel Severino est directeur de recherches à la Fondation pour la recherche sur le développement international (FERDI). Ancien vice-président de la Banque mondiale et ancien directeur général de l'Agence française de développement (AFD), il dirige aujourd'hui un fonds d'investissement destiné aux PME africaines.
Olivier Ray est économiste, spécialiste des questions internationales. Tous deux sont les auteurs du Temps de l'Afrique.



  • La revue de presse Alain Faujas - Le Monde du 1er décembre 2011

Dans ces temps où les populismes se font bruyants, Le Grand Basculement, de Jean-Michel Severino, ex-directeur général de l'Agence française de développement, et d'Olivier Ray, économiste, tranche par son humanisme...
Il est légitime de s'interroger sur la croissance, tout comme sur la capacité des peuples à supporter les "trente soucieuses" auxquelles nous sommes promis jusqu'à ce que les salaires asiatiques aient rejoint les nôtres. Pas question pour les auteurs de succomber au repli ou au protectionnisme. Si nous voulons "cohabiter de manière heureuse", il nous faut bâtir une "remondialisation vertueuse", c'est-à-dire que le Nord et le Sud, les riches et les pauvres, doivent faire converger leurs politiques. Le local ne doit plus s'opposer au global.


  • Les courts extraits de livres : 04/01/2012

Extrait de l'introduction

La scène se passe dans le monde réel.
Nous sommes au début de notre siècle, dans la salle cossue du conseil d'administration d'une importante banque, lambrissée de bois clair et pourvue de tous ces aménagements qui donnent le sentiment vertigineux du pouvoir, du savoir et de la richesse : écrans de vidéoconférence, traduction simultanée, ordinateurs personnels et smart-phones manipulés durant les réunions - sans guère de discrétion.
Quinze hommes et femmes - surtout des hommes, à vrai dire, blancs -, aux apparences professionnelles impeccables, sont assis autour d'une grande table plantée de micros : le comité des engagements débat des investissements du mois.
L'ordre du jour de cette institution spécialisée dans le financement de projets économiques dans les pays en développement comprend une prise de participation dans un important projet industriel situé au Maghreb. L'affaire est intéressante, claire, bien structurée. A la clé, de nombreux emplois dans ce pays au chômage élevé. Ils seront raisonnablement payés au regard des salaires locaux. Ils renforceront les capacités technologiques du pays d'accueil, pauvre, et de son tissu industriel. L'impact sur les finances publiques du pays sera important en termes de revenus, ce qui permettra de contribuer à financer le vaste programme de dépenses sociales que le gouvernement a engagé, dans un contexte où une part de la population n'a toujours pas accès à l'eau, à la santé primaire et à l'éducation secondaire.
Un administrateur s'oppose à cette opération : il estime qu'il s'agit d'une délocalisation rampante. Non que le promoteur, lequel s'associe en l'occurrence avec un important industriel local, démantèle une quelconque usine en France. Toutefois, il apparaît au fil de la discussion qu'une fraction significative de la production sera exportée en Europe, remplaçant les lignes de production d'une unité située dans une région sinistrée du Nord. Le sort de cette dernière est très incertain : on imagine un ralentissement progressif sur plusieurs années, puis, à moins que de nouveaux développements n'interviennent, une fermeture. Une discussion confuse s'installe, sur la nature des emplois créés à l'étranger, et sur le risque indirect de destruction d'emplois en France.
C'est alors qu'un autre administrateur indépendant, muet depuis le début du débat, prend la parole : «Collègues, les Arabes, vous les voulez où ? Chez eux ou à Marseille ?»
Un long moment de silence glacé suit cette intervention. Il est à l'origine de ce livre.
Nous connaissions tous les protagonistes. Au sud de la Méditerranée, dans le pays en question, des interlocuteurs sérieux, un industriel compétent et un peuple désespérément en recherche de mieux-être, frustré par l'ampleur des inégalités dont il est victime. L'écart des revenus entre les deux rives de ce que l'on nomme improprement notre «mer commune», alors qu'elle l'est si peu, est le plus élevé au monde entre deux territoires voisins, de l'ordre de 1 à 4 en moyenne. Les tensions sociales sont fortes, les crispations politiques vives. La croissance économique et la redistribution sociale y sont impératives pour éviter la montée des antagonismes et, peut-être, le conflit et le terrorisme.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia