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Un conte philosophique qui amène le lecteur à réfléchir sur le monde d'aujourd'hui et sur sa diversité. Son format et ses illustrations tout en couleurs, comme le perroquet de l'histoire, en font un album original et profond, à mettre entre toutes les mains.
Benoit Morel est chanteur, parolier et graphiste français. Étudiant à l'école Estienne, il fonde avec Lionel Le Néouanic, Youri Molotov et Christian Olivier le collectif Les Chats Pelés. Après quelques collaborations avec le groupe Têtes Raides, il fonde en 1989 son propre groupe, La Tordue, dont il sera le chanteur et le parolier jusqu'en 2003. Après la séparation de La Tordue, il joue sous le nom de Le B du chat, pseudonyme qu'il utilise aussi pour signer ses créations graphiques.
Les courts extraits de livres : 09/12/2011
Note aux lecteurs adultes
En 1996, le «sub» Marcos publia sa transcription de ce conte des Indiens du Mexique. J'ai mis longtemps à trouver un éditeur français acceptant de publier la traduction que j'avais demandée de cet album à la journaliste Françoise Escarpit. Ce fut Syros qui, avec l'accord du comité zapatiste concerné, fit paraître en 2006 La Grande Histoire des Couleurs, illustré par l'artiste indienne Domi. L'album est épuisé ; mais afin que la parole des Indiens et celle de Marcos continuent leur chemin, Syros nous a autorisés à publier la version française du texte dans la collection Trimestre, un projet auquel Oskar fut tout de suite acquis. Que ces deux éditeurs soient remerciés pour leur engagement et leur transmission de la culture indienne et zapatiste.
Pour cette édition, je me suis permis d'apporter quelques petites modifications au texte (que Marcos me pardonne !), et nous avons choisi de l'accompagner d'autres images répondant davantage à l'esprit «texte illustré» de la collection.
Ce titre constitue le premier de nos Hors-Série (il y en aura un par an). Celui-ci présente la particularité d'être «de toutes les couleurs». Mais, on l'aura compris, son propos va bien au-delà.
Thierry Lenain
Je rompis le silence et demandai au vieil Antonio comment il avait trouvé le chemin du retour. «Je ne l'ai pas trouvé, répondit-il. Il n'était pas là ; je ne l'ai pas trouvé. Je l'ai fait. C'est comme ça que se font les chemins. En marchant. Tu croyais que le chemin était là quelque part, et que tes boussoles et tes appareils allaient nous dire où. Mais non. Et après tu t'es dit que je savais où il était, et tu m'as suivi. Mais non. Je ne savais pas où était le chemin. Mais par contre ce que je savais, c'est que nous devions le faire ensemble. Comme nous l'avons fait. Et c'est comme ça que nous sommes arrivés là où nous voulions. C'est nous qui avons fait le chemin. Il n'y en avait pas.»
Depuis les montagnes du Sud-Est mexicain,
Sub Marcos, 6 juillet 1996.