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Auteur : Léo Pitte
Préface : Jacques Séguéla
Date de saisie : 09/12/2011
Genre : Littérature, essais
Editeur : Fortuna, Tournai, Belgique
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 9782930424613
GENCOD : 9782930424613
Sorti le : 15/12/2011
Les dessous de la Ve République...
Les élections Présidentielles approchent, bientôt un nouveau roi, ou le même d'ailleurs...
La campagne s'annonce d'ores et déjà sous le signe d'une violence inouïe qui ne déroge pas à la règle immuable «républicaine» où tous les coups sont permis pour s'emparer du pouvoir.
Depuis 1958, beaucoup de choses se sont produites, ont été dites aussi ; cependant le mystère demeure sur de nombreux événements marquant l'Histoire de notre pays.
Dans cet essai, c'est la Ve République qui se révèle.
Elle parle de tout, de de Gaulle à Chirac en éclairant le lecteur sur des périodes, des faits, des manigances et des jeux de pouvoir jusqu'ici inexpliqués.
Découvrez la Ve République comme vous ne l'avez jamais connue !
Léo Pitte
Il est Diplômé de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et enseigne l'histoire et la géographie. C'est son second essai après celui sur François Mitterrand.
Extrait de la préface de Jacques Séguéla
Mon dépucelage républicain
J'ai découvert la République par sa Com. On ne se refait pas. Avant de fréquenter ses grands prêtres et ses temples, j'ai vibré à leurs oraisons. Ils ont été mes premiers maîtres publicitaires. Je sais, ils détestent cet amalgame. Ils font de la politique, nous, Fils de Pub de la communication qui, pour eux, souvent rime avec manipulation.
Désolé, que font-ils d'autres que nous envoûter par leur verbe avant de nous désespérer par leurs actes. Toute lessive qui se vante de laver plus blanc et lave plus noir disparaît du marché en quelques mois. Eux restent. Comment en serait-il autrement ? La France est un pays ingérable, les Français étant un peuple ingouvernable. Aussi ai-je respect et admiration pour ces femmes et ces hommes qui consacrent leurs vies à tenter de créer un avenir à un peuple qui ne s'intéresse qu'à son présent.
Qu'importe nos permanents reproches, de crises en crises, de peurs en peurs, de pleurs en pleurs, ils font notre bonheur : 82 % des Français se disent heureux, à l'heure même où les pisse-froid de service nous prédisent la fin du monde.
Et si ce bonheur nous le devions à notre bonne vieille République ? Liberté, égalité, félicité n'est-il pas sa réelle devise ? Marianne est le gérant de notre quotidien et le garant de notre morale, notre garde du corps et notre garde du coeur, notre excitant et notre exécutoire, notre tableau d'honneur et notre souffre-douleur, notre éclatant besoin de critiquer mais tout autant notre secrète envie d'avancer. Force est de reconnaître qu'entre nous, de gré ou de force, c'est fusionnel depuis 1789.
A chacun son dépucelage républicain, le mien date du 20 septembre 1962, et je lui dois 3 mercis :
Merci mon Général,
J'avais 28 ans, l'âge où tout commence et justement s'achevait mon apprentissage. Mon tour du monde en 2 CV, le premier du genre, m'avait ouvert les portes de la Com. par l'entrée des artistes, celle de Paris Match. Quelle chance, j'entrai en communication comme on entre en religion. Le magazine était alors le temple de l'actu, j'ai vécu cette initiation en séminariste.
La salle de rédaction du journal connaissait, ce jour-là, l'effervescence des grandes news. Dans une allocution radiotélévisée, dont il n'avait pas encore le secret, le Général de Gaulle, un mois à peine après l'attentat du Petit-Clamart, allait proposer aux Français une révolution de palais républicaine. Était-ce le souci de donner à son successeur les moyens d'une vraie légitimité ou celui, plus plausible, de marquer une fois de plus l'histoire de France de son sceau par ce référendum : les deux mon général.
Les Français allaient décider d'élire leur prochain président de la République au suffrage universel direct. La vie politique asphyxiée par les institutions caduques changeait d'ère. Cent quatorze ans après l'élection de Louis Napoléon Bonaparte, la désignation du président de la République redevenait le pivot de la vie démocratique. Au feu les sombres tractations des parlementaires, place au vote, en pleine lumière, des citoyens. Ce bouleversement des moeurs politiques reléguait au Musée des Souvenirs les campagnes référendaires, si rares et si impersonnelles.
Merci, mon Général, grâce à vous, la publicité entrait dans l'Histoire.
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