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.. Le marquis d'Orgèves : l'intégrale

Couverture du livre Le marquis d'Orgèves : l'intégrale

Auteur : Philippe Cavalier

Date de saisie : 08/12/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Anne Carrière, Paris, France

Prix : 19.90 €

ISBN : 978-2-84337-616-0

GENCOD : 9782843376160

Sorti le : 01/06/2011

  • Le courrier des auteurs : 08/12/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Sait-on jamais vraiment qui l'on est et cela a-t-il d'ailleurs une quelconque importance ? Cela me semble particulièrement vrai dans le cas précis d'un auteur où seuls ses textes devraient compter. Décider de leur qualité, les apprécier ou non, est bien plus intéressant que de chercher à savoir quoi que ce soit de celui qui les imagine.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La saga «Marquis d'Orgèves» est une série de romans d'aventures associant les grands thèmes du picaresque classique (poursuites, trésor caché, complots, vengeances, sociétés secrètes, etc...) à ceux du conte philosophique et libertin. Rédigée à la première personne et se déroulant entre 1760 et 1815, elle se présente comme les mémoires d'un homme confronté aux multiples turbulences de son temps. Parcours initiatique, roman d'apprentissage, récit d'aventures et de distraction, leur thème majeur pourrait être : «Comment survivre avec joie et simplicité au coeur d'un monde compliqué».

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Les femmes ne valent pas les émois qu'elles provoquent». Gauthier d'Orgèves aime les femmes et celles-ci le lui rendent bien. Souvent galant mais aussi parfois un peu rude avec elles il est, en fin de compte, leur victime plus que leur bourreau. Ce constat légèrement désabusé comme quoi les femmes causent, au final, plus d'ennuis que de satisfactions est la conclusion logique de ses multiples expériences. Par ailleurs, c'est une phrase pédagogique utile à tout homme au long de sa vie. Même s'il n'est pas un héros de cape et d'épée...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Certainement une sorte de mélange sans étiquette, un cru canaille loin des convenances et des habitudes. Une harmonique à la vielle, au fifre, à la cornemuse, au diatonique et au clavecin ; un composé de rock, de punk et de celto-gothique à vocalises baroques très en vogue dans les pays anglo-saxons et injustement méconnu sur le continent. Je pense à des groupes comme «Tiger Lillies» ou «Blood or Whiskey»ou encore «Flogging Molly» dont des fragments de texte inaugurent d'ailleurs chacune des aventures du marquis d'Orgèves. En bref : quelque chose de poivré, ancestral et sanguin, à la ligne mélodique un peu rugueuse mais terriblement réconfortante et énergique au final.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Les aventures du Marquis d'Orgèves ont été écrites (et le sont encore puisqu'un quatrième et dernier volume est prévu) avec d'imposantes références en tête : les ouvrages de Paul Féval, Michel Zévaco, Alexandre Dumas bien sûr mais aussi Wilkie Collins, Walter Scott ou James McDonald Fraser. Il s'agit pour moi avant tout de divertir et de faire revenir le lecteur à son adolescence, à l'âge où l'on brûle d'agir et où l'on s'enflamme pour des modèles d'exubérance et de témérité. Ni les multiples trahisons que va subir Gauthier d'Orgèves ni les innombrables dangers qu'il va affronter ne vont jamais entamer sa bonne humeur, sa désinvolture et son sens extrême de la dérision (qu'il a, bien sûr, l'élégance d'appliquer tout d'abord à lui-même). Sa grande leçon : «Non, décidément et quoi qu'il arrive, la vie n'est pas une chose sérieuse !». Une devise toute contraire en somme à celle que voudrait nous imposer notre terne modernité...


  • Les présentations des éditeurs : 08/12/2011

«On a colporté mille légendes à mon propos et l'on m'a dit pire que le diable. J'ai menti et volé bien souvent, c'est vrai. Et je ne compte plus les femmes dont j'ai brisé le coeur. Dans les batailles, je n'ai jamais baissé ma garde et beaucoup ont vu en moi le dernier justicier du royaume de France. Mais voyez plutôt par vous-même comment, au temps des libertins, des philosophes et des révolutionnaires, vécut, combattit et aima Gauthier, marquis d'Orgèves».

Trahisons, complots, séductions, amitiés, batailles épiques et voyages au long cours... Découvrez le plus turbulent des héros de cape et d'épée, dans cette fresque enivrante, où Histoire et romanesque dessinent un XVIIIe siècle féroce et sensuel ! Des vallons d'Écosse aux déserts d'Afrique orientale, des jardins de Versailles aux forêts d'Amérique, Gauthier relève insolemment tous les défis. Vif comme d'Artagnan, désinvolte comme Fanfan, galant comme Casanova, le marquis d'Orgèves est une comète dont le panache n'a pas fini de miroiter au firmament des fines lames.

Philippe Cavalier est l'auteur du Siècle des chimères (4 tomes, Anne Carrière, 2005-2008), d'Une promenade magique dans Paris (Anne Carrière, 2010) et du Marquis d'Orgèves (3 tomes parus, Anne Carrière, 2008-2011) dont le présent ouvrage est la compilation.


  • Les courts extraits de livres : 14/12/2011

Les croix d'Écosse

Où je dessine de quelques traits le lieu qui m'a vu naître, les personnes à qui je dois ma prime éducation, dis un peu de ma silhouette et de mon caractère, mais où, surtout, s'entame le volumineux répertoire de mes infortunes et miroite déjà l'étrange singularité de ma destinée...

Une dague italienne glissée dans sa botte et son épée d'ancien capitaine des armées de France ceinte à son côté, mon père descendit en silence le grand escalier du château. C'était en octobre de l'année 1760, le jour de la Saint-Crépin, et l'aube poignait à peine. Dans les cuisines où il rallumait les braises, un commis le vit prendre un fromage sec, peser la moitié d'une once de sel dans un sac de jute, choisir un flacon de vin d'Anjou, puis s'en aller aux écuries seller son cheval. Ses pistolets d'arçon soigneusement protégés d'un tulle goudronné et les épaules couvertes d'un long manteau de voyage, il partit sans escorte sous la pluie drue qui détrempait la lande. Encore endormi dans ma chambre du profond sommeil de mes treize ans, je n'entendis rien...
De ce jour et jusqu'à la Saint-Jean d'hiver, son absence ne m'inquiéta guère. Plusieurs fois déjà, au cours de ma petite enfance, mon père s'était ainsi éclipsé sans annonce, me laissant seul de notre sang au domaine. Ma compagnie était alors celle des domestiques, de Monsieur Février, mon précepteur, et celle de l'intendant, Paddy Dorell, un Écossais d'âge fait, maigre, plus en nerfs qu'en muscles, venu autrefois de Calédonie au côté de Mara MacAmbroise, ma mère. Celle-ci nous avait été enlevée l'année de mes six ans, alors qu'elle mettait au monde celui promis à devenir mon frère, qui expira au même instant qu'elle. Mon père en fut bouleversé. De toute son âme, il avait aimé son épouse. La mort de celle-ci lui fut une épreuve terrible. Moi, Gauthier Ysènes, restais sa seule descendance. Par fidélité à la défunte, il n'en voulut point d'autre et n'accorda plus aucun regard aux femmes.
Peut-être s'est-il parfois secrètement repenti de cette décision car, à compter de la mort de ma mère, je changeai de caractère pour devenir un enfant difficile et turbulent. En moi aussi quelque chose s'était brisé. Auprès d'elle, j'avais été un garçonnet placide, docile et aimant. Son corps mis en tombe, quelque démon s'empara de moi pour m'enseigner l'agressivité et l'impatience. Mes colères se firent promptes et terribles. Je brisais des objets sans raison et, à la moindre contrariété, me roulais à terre en hurlant, bavant, crachant et tressautant d'ondulations nerveuses. Mon père n'était pas un homme brutal. Il ne voulut utiliser ni la ceinture ni les menaces pour me faire revenir à une conduite acceptable, préférant croire un temps à des symptômes d'épilepsie. Je tirai la barbe au médecin accouru à mon chevet, piétinai ses clystères et renversai sur lui le bocal de sangsues dont il voulait me couvrir pour drainer mes humeurs corrompues. Des domestiques que je martyrisais requirent qu'on appelle un prêtre exorciste mais mon père s'y refusa net. Il ne portait que peu de crédit aux choses de l'Église et évitait tant qu'il pouvait la fréquentation de ses ministres.


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