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.. L'aventure des Jeux olympiques : un siècle de passion olympique

Couverture du livre L'aventure des Jeux olympiques : un siècle de passion olympique

Auteur : Guy Benamou

Date de saisie : 19/12/2011

Genre : Sports

Editeur : Jacob-Duvernet, Paris, France

Prix : 22.30 € / 146.28 F

ISBN : 9782847243796

GENCOD : 9782847243796

Sorti le : 01/12/2011

  • Les présentations des éditeurs : 18/02/2012

Voici enfin racontée la grande aventure des Jeux olympiques : 141 209 athlètes dont 32 124 femmes qui ont eu le bonheur de faire de leur rêve une réalité en participant à cet événement hors du commun. Ces immortels qui, heureux souvent, déçus parfois, ont donné aux Olympiades leur dimension universelle et ont écrit la légende des jeux. Entre ces athlètes de 1896 partis à l'aventure comme Spyridon Louis le marathonien, Eugène Gravelotte l'escrimeur, Paul Masson le cycliste et la nouvelle génération de professionnels tels Usain Boit, Michael Phelps, Laure Manaudou, Julien Absalon ou Tony Estanguet, il existe un point commun : tous ont connu la gloire... en participant à ces jeux que Pierre de Coubertin voulut placer dès le début sous le signe de l'engagement.

Dans l'histoire, l'or n'a pas toujours échu aux plus méritants. Jeff Owen, Paavo Nurmi, Emile Zatopek, Abebe Bikila, Guy Drut, Cari Lewis, Wilma Rudolph, Micheline Ostermeyer, Marie-José Pérec, Marie-Claire Restoux, Mohamed Ali, Nadia Comaneci et combien d'autres ont acquis la célébrité en montant sur la plus haute marche du podium. Cette marche sur laquelle peut-être Jean Bouin, Jules Ladoumègue, Alex Jany, Michel Jazy, Jean Taris, Christine Caron auraient mérité de monter... Et que les malheureux Jim Thorpe ou Boughéra El Ouafi auraient mieux fait d'éviter. L'histoire des Jeux olympiques a souvent été entachée de drames, de scandales et... parfois de sang !

C'est un véritable voyage à travers le temps, les pays et l'histoire auquel nous invite, dans ce livre de référence, le célèbre journaliste de sport Guy Benamou.

Guy Benamou, ancien journaliste à France Soir et France 2, a couvert un grand nombre de Jeux olympiques.


  • Les courts extraits de livres : 18/02/2012

1896 - ATHÈNES...
2386 ANS APRÈS PHIDIPPIDÈS,
UN PÂTRE GREC

«Je proclame l'ouverture des premiers Jeux olympiques internationaux d'Athènes.»
En uniforme d'amiral, le roi Georges Ier de Grèce, solennel, prononce ces mots repris à quelques variantes près durant les XXe et XXIe siècle par d'autres rois ou chefs d'États, Premiers ministres ou sous-secrétaires d'État contraints de lire le discours le plus court de leur vie. Nous sommes le 6 avril 1896, un lundi de Pâques. La chaleur est torride mais le roi jubile. Âgé de 51 ans, souverain de Grèce depuis 33 ans, il bénéficie encore d'une grande popularité.
Dans la tribune officielle de l'antique stade Panathenean, la reine Olga, le roi de Serbie, l'archiduc d'Autriche ont pris place autour de Sa Majesté. Légèrement en retrait, un homme à la moustache guillerette savoure son triomphe. Sans lui, ces premiers Jeux de l'ère moderne n'auraient pas lieu. Georges Ier le sait. Il demande au baron Pierre de Coubertin de venir à ses côtés. Hommage on ne peut plus mérité. En France, des dizaines de stades, de gymnases, de rues portent son nom. Sa vie, faite de bonheurs et de déceptions, fut celle d'un homme obstiné et tenace, qui aurait pu se contenter de couler des jours heureux en profitant de sa fortune.
Pierre de Coubertin naît le 1er janvier 1863, à Paris, dans l'hôtel particulier de ses parents. Un cadre cossu situé 20, rue Oudinot, près du Champ-de-Mars et des Invalides. Son père, Charles-Louis, est un peintre peu apprécié de ses contemporains, dont les oeuvres religieuses sont exposées au musée du Vatican ; sa mère, Marie-Marcelle, une descendante (dit-on) du roi de France Louis VI, est très pieuse et dirige des associations de bienfaisance. Elle souhaiterait que son fils Pierre se tourne vers la religion ; son père préférerait qu'il choisisse l'armée ou la politique. L'intéressé n'est attiré ni par l'un ni par l'autre. Son souhait, sa vocation plutôt, c'est l'éducation des jeunes. Très marqué par la défaite de 1870 mais aussi par la misère et la pauvreté, pourtant bien éloignées de sa vie quotidienne, il s'irrite de savoir que, dans le Nord de la France, des enfants de 8 ans sont obligés de descendre travailler à la mine. Il a l'ambition, encore démesurée, et qui lui attire bien des quolibets, de faire connaître et faire pratiquer le sport - mot tiré de l'ancien français de sport, jeu, amusement - aux enfants des écoles. On connaît certes depuis longtemps les exercices physiques, mais ils ne concernent qu'une très faible minorité de la population. Lui-même est un sportif accompli : il pratique l'aviron, qu'il affectionne particulièrement, l'équitation et l'escrime à l'occasion de ses séjours dans les châteaux de ses parents à Bolbec, en Normandie, et à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, près de Paris.
Brillant élève du collège des Jésuites de la rue de Madrid, à Paris, il est passionné de mythologie et s'intéresse alors aux Jeux olympiques de l'Antiquité. La lecture d'un traité, écrit un demi-siècle plus tôt par Thomas Arnold, professeur au collège de Rugby (Angleterre), va provoquer le déclic. Le jeune Coubertin est impressionné par un texte où il découvre les vertus de la pratique sportive. En France, celle-ci se résume à quelques mouvements dans la cour ou le préau des écoles et collèges. De l'autre côté de la Manche, tout semble différent. Après son bac obtenu à 17 ans, le baron se rend en Grande-Bretagne pour étudier sur place les véritables bases de l'éducation physique et sportive. Il regarde, écoute, retient, prend beaucoup de notes et laissera un testament de 15 000 pages. En 1886, à 23 ans, Coubertin publie des articles dans la revue Réforme sociale dans lesquels il explique et vante l'organisation sportive anglaise. Il reçoit les encouragements et les félicitations de Sadi Carnot, président de la République.


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