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Auteur : Imrtraud Behr | Florence Lefeuvre
Date de saisie : 10/12/2011
Genre : Littérature Etudes et théories
Editeur : Ophrys, Paris, France
Collection : Langues, langage et textes
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-7080-1320-9
GENCOD : 9782708013209
Sorti le : 25/11/2011
Ce recueil interroge les grammaires de l'écrit et de l'oral sur leur conception des unités syntaxiques autonomes, que celles-ci soient appelées phrases, énoncés, clauses. Acceptent elles, outre les unités syntaxiques basées sur le verbe conjugué, d'autres types d'unités, cette fois basées sur un segment averbal tel que Incroyable ? L'objectif de cet ouvrage est d'examiner le lien entre le cadre grammatical adopté et l'analyse en discours de ces unités averbales autonomes. Divers types de discours sont examinés, le discours littéraire, celui de la presse, et également le discours oral qui fait l'objet des recherches les plus récentes. Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs, enseignants, étudiants ainsi qu'à tous ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur la phrase sans verbe considérée en discours.
Florence Lefeuvre et Irmtraud Behr sont respectivement Maître de Conférences habilitée à diriger les recherches et Professeure à l'Université de la Sorbonne Nouvelle. Elles sont membres de deux équipes de recherche de la Sorbonne Nouvelle, l'EA 2290 en linguistique française et l'EA 4223 en linguistique allemande. Elles sont toutes deux auteures de nombreux ouvrages et articles sur la problématique des énoncés averbaux.
Extrait de la préface
Les énoncés averbaux autonomes entre grammaire et discours
Le présent ouvrage recueille une sélection des contributions au colloque «Les énoncés averbaux autonomes entre grammaire et discours», tenu à l'Université Paris 3 en janvier 2008. Chacun des articles ici retenu a bénéficié de la relecture de deux experts scientifiques. Le titre «Les énoncés averbaux autonomes entre grammaire et discours» souligne la difficulté à identifier une unité syntaxique textuelle autonome, aucune des unités proposées («phrase» mais aussi «clause», «période») ne faisant l'unanimité parmi les linguistes (cf. Kleiber 2003). C'est particulièrement le cas lorsqu'il s'agit d'identifier des unités autonomes parmi des segments averbaux.
Il s'agit dans ce recueil d'interroger les grammaires de l'écrit et de l'oral sur leur conception des unités syntaxiques autonomes. Acceptent-elles, outre les unités syntaxiques basées sur le verbe conjugué, d'autres types d'unités, cette fois basées sur un segment averbal ? Et par quels paramètres d'autonomie (syntaxique, énonciatif) se caractérisent ces unités averbales ? L'objectif de cet ouvrage est d'examiner le lien entre le cadre grammatical adopté et l'analyse en discours de ces unités averbales.
L'autonomie des unités textuelles averbales a suscité plusieurs types de réflexion.
L'autonomie peut dépendre du type de langue. Rappelons en effet que les énoncés averbaux autonomes n'ont pas le même statut linguistique d'une langue à l'autre. Dans certaines langues seulement, ils sont d'un usage standard (cf. sur ce point par exemple, Hengeveld 1992 et Nordlinger & Sadler 2006). Ainsi en est-il du hongrois où l'absence de la copule est obligatoire dans les configurations qui correspondraient en français au présent de l'indicatif (cf. ici l'article de Gécseg). En ce qui concerne les autres langues examinées ici, la phrase à verbe être (ainsi que les autres types de structures verbales) est prépondérante par rapport à celles qui se basent sur un prédicat averbal : c'est le cas du français (cf. les articles de Blanche-Benveniste, Corminboeuf, Deulofeu, Guillemin-Flescher, Krazem, Laurens, Lefeuvre, Mignon, Tanguy, Teston-Scapini), de l'anglais (cf. l'article de Chauvin) et de l'allemand (cf. les articles de Behr, Redder). La question de l'autonomie se pose avec acuité pour ce deuxième groupe de langues où normalement c'est le verbe qui fonde l'autonomie de la structure. Qu'en est-il en présence de schémas averbaux ?
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