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.. Les derniers jours de nos pères

Couverture du livre Les derniers jours de nos pères

Auteur : Joël Dicker

Date de saisie : 07/01/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France | l'Age d'homme, Lausanne, Suisse

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 9782877067812

GENCOD : 9782877067812

Sorti le : 11/01/2012

  • Les présentations des éditeurs : 08/01/2012

Londres, 1940. Soucieux de pallier l'anéantissement de l'armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre : créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l'intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu'alors.
Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l'espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de coeur et d'armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l'Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d'alerte...

L'existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l'Angleterre de Churchill.

Né à Genève en 1985, Joël Dicker est juriste de formation. Le manuscrit de ce roman a été récompensé par le Prix des Écrivains genevois.



  • La revue de presse Béatrice Vallaeys - Libération du 5 janvier 2012

Le roman de Joël Dicker, car il s'agit d'un roman historique, raconte comment Winston Churchill - effaré par la destruction de l'armée britannique à Dunkerque qui rendait, du coup, l'île anglaise vulnérable - organise, de toute urgence, l'installation de centres d'entraînement destinés à accueillir des jeunes filles et garçons patriotes venus à Londres de tous les pays européens occupés. Patriotes, mais inexpérimentés : on ne naît pas résistant...
En donnant de l'épaisseur à ces «apprentis guerriers», il s'attache aussi à ne pas escamoter toutes leurs faiblesses. Car s'ils sont des Hommes, ce ne sont pas, loin s'en faut, des surhommes. Et si parfois l'on frôle le mélo, c'est tout à l'honneur de l'auteur. Les Derniers Jours de nos pères est un hommage au courage et à la loyauté, sans prétendre pour autant que hors des héros, point de salut.


  • Les courts extraits de livres : 20/12/2011

Que tous les pères du monde, sur le point de nous quitter, sachent combien sans eux notre péril sera grand.
Ils nous ont appris à marcher, nous ne marcherons plus.
Ils nous ont appris à parler, nous ne parlerons plus.
Ils nous ont appris à vivre, nous ne vivrons plus.
Ils nous ont appris à devenir des Hommes, nous ne serons même plus des Hommes. Nous ne serons plus rien.

Assis dans l'aube, ils fumaient, contemplant le ciel noir qui dansait sur l'Angleterre. Et Pal récitait sa poésie. Caché dans la nuit, il se souvenait de son père.
Sur la butte où ils se trouvaient, les mégots rougeoyaient dans l'obscurité : ils avaient pris l'habitude de venir fumer aux premières heures du matin. Ils fumaient pour se tenir compagnie, ils fumaient pour ne pas dépérir, ils fumaient pour ne pas oublier qu'ils étaient des Hommes.
Gros, l'obèse, fouinait dans les buissons à la manière d'un chien vagabond, jappant en levant les mulots dans les herbes trempées, et Pal se fâchait contre le faux chien :
- Arrête, Gros ! Aujourd'hui il faut être triste !
Gros s'interrompit après trois réprimandes, et, boudeur comme un enfant, il tournoya autour du demi-cercle que formaient la dizaine de silhouettes pour aller s'asseoir du côté des taciturnes, entre Grenouille, le dépressif, et Prunier, le bègue malheureux, qui aimait les mots en secret.
- À quoi tu penses, Pal ? demanda Gros.
- Je pense à des choses...
- Pense pas à des choses mauvaises, pense à des choses belles.
Et de sa main grasse et potelée, Gros chercha l'épaule de son camarade.


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