Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Jean-Gabriel Greslé
Date de saisie : 29/12/2011
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Dervy, Paris, France
Collection : Dervy poche
Prix : 10.00 € / 65.60 F
ISBN : 9782844546913
GENCOD : 9782844546913
Sorti le : 06/01/2012
Sommes-nous seuls dans l'univers ?
Probablement pas puisque l'apparition fréquente d'engins inconnus dans les espaces aériens terrestres est désormais amplement prouvée. Cette situation n'est pas nouvelle et de nombreux documents présentés dans ce livre en témoignent. Ils montrent que des incursions incontrôlables d'aéronefs exotiques, utilisant une technologie très supérieure à celle des intercepteurs terrestres lancés à leur poursuite, constituent depuis la fin de la seconde guerre mondiale un problème majeur pour la Défense nationale de toutes les nations concernées.
La création de la Commission SIGMA en 2008, un groupe civil d'étude dédié à ce problème, constitue une grande première. Elle a reçu depuis tous les éléments nécessaires à la poursuite de sa tâche, ce qui implique un changement d'orientation de la politique actuelle vis-à-vis de ce dossier sensible. L'auteur, membre de cette commission, est ainsi en mesure de dévoiler au public l'implication de la défense aérienne, de la recherche militaire et du renseignement de notre pays dans l'étude de ces mystérieux engins.
Devenu pilote professionnel après avoir été formé comme pilote de chasse dans l'US Air Force, Jean Gabriel Greslé a occupé pendant vingt ans la fonction de commandant de bord dans une grande compagnie aérienne. Il nous offre ici une analyse rigoureuse des documents présentés et donne un éclairage inattendu à une passionnante énigme.
ÉNIGMES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Le premier et le plus ancien document utilisé est daté du 26 février 1942, soit moins de trois mois après Pearl Harbor. Son titre, Mémorandum pour le Président, et la signature du rédacteur, général C. Marshall, attestent de son importance. Le tampon «Secret» est barré et remplacé par la mention manuscrite «Original dispatch to the President».
Ce rapport a donc été remis en main propre au président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt. Il s'agit d'un document historique appartenant aux archives officielles. Déclassifié le 2 mai 1972, le texte est assez court :
Ce qui suit est l'information que nous venons de recevoir du Quartier Général, concernant l'alerte aérienne d'hier matin au-dessus de Los Angeles. En utilisant des détails disponibles à cette heure :
1. Des avions non identifiés, n'appartenant ni à l'Armée, ni à la Marine américaine, se sont probablement trouvés au-dessus de Los Angeles, et des éléments de la 37e brigade (AA) ont ouvert le feu sur eux entre 3 h 12 et 4 h 15. Ces unités ont utilisé mille quatre cent trente obus.
2. Il se peut qu'un maximum de quinze avions ait été impliqué, volant à des vitesses variables qui sont officiellement rapportées comme allant de «très lente» à un maximum de 200 noeuds (370 km/h) et à des altitudes allant de 3 000 à 5 000 mètres.
3. Aucune bombe n'a été lâchée.
4. Aucune perte n'est à signaler dans nos rangs.
5. Aucun avion n'a été abattu.
6. Aucun avion de l'Armée ou de la Marine américaine n'a été engagé.
L'enquête continue. Il semble raisonnable de conclure que, si des avions non identifiés ont été impliqués, il se peut qu'ils proviennent de sources civiles, utilisés par l'ennemi dans le but de provoquer une alarme, de dévoiler la position de nos batteries antiaériennes, et de ralentir notre production grâce au black-out. De telles conclusions sont renforcées par les vitesses variables de cette opération et par le fait qu'aucune bombe n'ait été lâchée.
Une note annexe précise qu'une enquête approfondie n'a pas réussi à identifier les avions impliqués dans ce survol.
Dépouillé de ses suppositions, la seule information concrète que nous livre ce document est simple :
Une quinzaine d'avions non identifiés a survolé Los Angeles, en pleine nuit, le 25 février 1942, pendant plus d'une heure. Plus de 1400 obus de la DCA ont été tirés sans réussir à en abattre un seul, en dépit de vitesses qualifiées parfois de «très lentes».
À cette époque, l'aviation nipponne ne possédait pas le moindre bombardier à long rayon d'action. Aucun porte-avion ennemi ne croisait à proximité de la côte californienne et les personnes d'origine japonaise étaient rassemblées dans des camps où elles allaient passer la guerre.
L'hypothèse d'une cinquième colonne japonaise, louant des avions civils pour faire peur aux Américains ou pour dévoiler la position de leurs défenses aériennes, ralentissant de surcroît leur effort de guerre apparaît, avec le recul du temps, comme particulièrement improbable.
Alors quoi ? De toute évidence, quels qu'en soient les auteurs, cet incroyable survol d'une zone, qui n'avait rien de stratégique, ressemble à une mise en scène destinée à être vue. Cet incident attire l'attention sur le signataire de la note remise au Président.
Le général Marshall est surtout connu pour le plan d'aide aux pays d'Europe, durement touchés par cinq ans de guerre. Chef d'état-major pendant la Seconde Guerre mondiale, secrétaire d'État aux Affaires étrangères de janvier 1947 à janvier 1949, il allait devenir secrétaire à la Défense de septembre 1950 à septembre 1951.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia