Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Le crime de la renarde

Couverture du livre Le crime de la renarde

Auteur : Michèle Lajoux

Date de saisie : 30/12/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Romans

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 9782749122397

GENCOD : 9782749122397

Sorti le : 12/01/2012

  • Les présentations des éditeurs : 26/01/2012

«À certains moments, je redeviens comme quand j'étais enfant, je ne sais plus que je suis là, c'est ensuite comme un trou dans ma vie. À l'école, je le faisais exprès. On me disait que j'étais toujours dans la lune. En fait, je n'allais jamais dans la lune, je n'ai jamais été tentée. Je rentrais en moi, je trouvais que c'était beaucoup plus intéressant. Je m'imaginais que je circulais dans mon cerveau pour y découvrir de quoi j'étais faite. Certains endroits étaient fermés à clé, jamais je n'ai pu y entrer, j'étais vraiment agacée. Au moment où je sentais que la serrure allait céder, le prof me criait dessus et tout était à recommencer.»

Cendrine, 23 ans, condamnée à vingt-cinq ans de prison pour le meurtre de son fils.
La jeune femme, qui n'aime pas s'exprimer sort progressivement de sa chrysalide. Du cahier bleu au cahier rouge, elle se cherche sans vraiment savoir où elle va. C'est le cahier noir qui lui apportera la révélation.
Michèle Lajoux brosse ici le portrait d'une jeune adulte blessée dans son enfance qui se reconstruit.
Plus qu'un roman sur l'infanticide. Le Crime de la renarde exprime avec sensibilité, audace et pertinence le drame de la banalité et de l'isolement. Une colère vive, introspective, acérée, bousculant les idées reçues. Toute vie est un fait divers...

Michèle Lajoux, historienne, est l'auteur de plusieurs romans dont, au cherche midi. Puisque c'est ça la vie (2009) et Le Guetteur du Midi (2011).


  • Les courts extraits de livres : 26/01/2012

Tu te contorsionnes pour lutter contre la crampe qui rampe le long de ta colonne vertébrale. Ta position n'est pas habituelle. Tu te souviens de l'école.
C'était toujours au moment où arrivaient les contractures que tu cessais d'écouter les phrases du professeur. La voix, tu l'entendais, certes, mais comme l'écho lointain d'une conversation oubliée, des phrases du temps où tu étais petite et où tu ne comprenais pas ce que disaient les adultes. Tu fuyais ainsi souvent la classe, tu te voyais actrice, chanteuse ou présentatrice d'une émission de variétés. Ton rêve secret était de passer à la télé, de ne plus être la fille anonyme et quelconque que personne ne remarquait jamais, à qui aucune ne demandait d'être l'amie, celle que les garçons coinçaient contre un mur ou dans les toilettes pour la tripoter, mais avec qui ils ne se montraient pas.
Finalement tu l'auras eu, ton «vedettariat télévisuel», c'est de cette manière que tes profs appelaient avec mépris la notoriété sur les petits écrans. Cela ne s'est pas passé comme tu l'avais escompté dans tes rêves d'adolescente.
La première fois, tu es apparue affolée, perdue, pleurnichant comme une petite fille à qui on a volé sa poupée. Tu es devant ton immeuble, debout, minuscule, les pieds qui se tordent vers l'extérieur, les mains enfoncées dans les poches de ton blouson. Le rouge et le gris sale, c'est ce que retiendront de toi les téléspectateurs, le gris pour ta vie mélancolique, le rouge pour le crime. Le rouge de la passion, de la mort violente. Pourquoi ce vieux vêtement ? Tu ne le portes plus depuis longtemps. Veux-tu inspirer la pitié ? Ton teint est pâle, ton visage flétri. Tu te tortilles comme quand le professeur t'interrogeait debout devant le tableau et que tu ne savais pas ta leçon.
Pour la deuxième apparition, tu t'es réfugiée chez tes parents. Petite fille sage, tu as tiré tes cheveux en une queue-de-cheval lisse, une coiffure stricte et sérieuse. Les questions des journalistes sont plus incisives, ils évoquent ta culpabilité. Tu ne nies pas, tu confirmes que les gendarmes t'ont interrogée sur ta responsabilité dans la disparition de ton fils. Tu maintiens que la seule explication est celle de l'enlèvement, qu'il n'y en a pas d'autre.
Aujourd'hui, tu as refusé la promenade. Pourtant, depuis ta condamnation, les sévices se sont espacés, les insultes murmurées également. Tu préférais avant.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia