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.. La mise à mort du matador

Couverture du livre La mise à mort du matador

Auteur : Bernard Hautecloque

Date de saisie : 06/01/2012

Genre : Policiers

Editeur : Max Milo, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 9782315003112

GENCOD : 9782315003112

Sorti le : 26/01/2012

  • Les présentations des éditeurs : 14/01/2012

1er janvier 1936. Le corps d'un petit garçon au crâne fracassé est retrouvé en région parisienne, au carrefour de la Belle-Épine. Qui est-il ? Que lui est-il arrivé ? L'enquête s'amorce et hystérise la France entière.

Il faudra attendre plus de huit mois pour qu'un indice sérieux apparaisse au milieu des délations, des soupçons, des fausses pistes : Marie-Louise Tanneau n'a pas vu son fils depuis plus de deux ans. Il a été confié à son ancien amant, le père de l'enfant, Frédéric Moyse, un ancien matador devenu concierge. Le personnage est fantasque et fier. Mais est-il coupable ? Si oui, l'homme sera condamné à mort.

Un récit inspiré d'un fait réel qui défraya la chronique entre 1936 et 1938.

Historien spécialisé dans l'étude de faits divers, Bernard Hautecloque est l'auteur de Épices et poisons. La vie d'Antoine-François Dérues, l'empoisonneur du XVIIIe (Éditions des Équateurs, 2009) et Violette Nozière. La célèbre empoisonneuse des années trente (Éditions Normant, 2010).


  • Les courts extraits de livres : 14/01/2012

«Décidément, 1936 s'annonçait une année faste. Posant sa première trouvaille sur le côté de la route, Jérésaldée descendit le talus d'un pas mal assuré, s'approcha du pantin, empoigna un bras et une jambe... Et, au contact, recula horrifié : la poupée était, en fait, un cadavre humain, celui d'un petit garçon, entièrement nu.»

«A ces fausses identifications s'ajoutèrent, comme dans toutes les affaires largement médiatisées, des centaines de fantaisistes, de corbeaux soucieux de régler de vielles rancunes, des mythomanes. Quatre de ces détraqués vinrent même s'accuser d'avoir assassiné l'enfant, bien embarrassés quant à expliquer de qui il s'agissait. Après ces deux faux départs, l'identité de l'Enfant de la Belle Épine restait un mystère. Un petit étranger alors, fils d'un couple d'immigrés ou de réfugiés, arrivés clandestinement en France, et peut-être, entre temps déjà repartis ?»

«L'exécution avait lieu à l'heure, à la minute précise où le jour se levait. L'avocat, obligatoirement présent, n'était prévenu que la veille au soir, et il lui était sévèrement ordonné de garder la nouvelle pour lui. Le condamné lui-même, à qui on avait, la veille administré un sédatif dans son dîner, se voyait tiré de son sommeil, vers la fin de la nuit, par une délégation d'une demi douzaine de personnes qui entraient dans sa cellule pour lui annoncer rituellement «Votre pourvoi en grâce a été rejeté. C'est l'heure de payer votre dette. Ayez du courage.» Il restait alors au condamné un peu moins d'une heure à vivre.»


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