Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Barbara Constantine
Date de saisie : 20/03/2012
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Calmann-Lévy, Paris, France
Collection : Littérature
Prix : 15.50 € / 101.67 F
ISBN : 978-2-7021-4278-3
GENCOD : 9782702142783
Sorti le : 04/01/2012
Depuis que sa femme est morte et que son fils est parti avec femme et enfants, Ferdinand vit seul dans sa grande ferme. Lorsque sa voisine Marceline ne peut plus rester chez elle à cause d'une tempête, il va lui proposer de l'héberger. Et lorsque son ami Guy, qui vient de perdre sa femme, se laisse aller, il lui propose de venir également. Peu à peu, la ferme va accueillir un groupe de personnes âgées. Comment va se passer la vie en communauté ?
Les personnages sont attachants et émouvants, l'histoire, optimiste et tendre. Une vraie réussite.
J'ai envie de vous faire connaître Paulette et Ferdinand.
Une ferme, une maison qui prend l'eau, un restaurant, des embrouilles dans la famille, des enfants qui veulent grandir trop vite...
Quand vous les aurez fréquentés pendant 100 pages, vous ne les abandonnerez plus.
Drôles et tendres.
On les aime et on veut les aider.
C'est tout simple.
Ce roman est une pépite anti-crise ! Une vraie leçon de solidarité inter-générationnelle ! Et le tout écrit d'une grande finesse et avec humour, pour faire passer les propos graves. Enfin un livre qui remonte le moral !
"Et puis, Paulette...", c'est l'histoire toute simple d'une colocation intergénérationnelle, une sorte d'auberge espagnole dans la campagne française.
Il y a Ferdinand qui vit seul dans sa grande ferme, Marceline sa voisine qui n'a pas les moyens de faire réparer son toit, Guy qui a besoin d'être entouré depuis que sa femme est morte, et bien d'autres encore...
Tous ces personnages nous ressemblent, ils sont attachants, blessés par la vie mais toujours debouts.
Ce roman n'est pourtant pas seulement un hymne à la fraternité, Barbara Constantine y aborde des sujets lourds comme la mort, la solitude, la vieillesse, le déni de grossesse ou bien encore le divorce. Mais on referme ce livre plein d'optimisme, en se disant que cette ferme pourrait être une chouette alternative à la maison de retraite !
"Et puis Paulette"... un titre, une chanson de Montand, un livre surtout. Des mots qui s'alignent, qui donnent la vie, l'amour.
Il suffit de l'ouvrir pour dévorer l'envie de vivre des personnages. C'est tellement touchant, tellement bon. La moindre faiblesse, les moments de tristesse peuvent être balayés par cette lecture. C'est un coup de pouce indispensable, une invitation à la joie et au bonheur.
Une bouffée de confiance et d'espoir quand vient l'âge mûr. Tout commence par un violent orage, qui emporte la toiture de Marceline, recroquevillée dans sa solitude. Ferdinand, le voisin d'ordinaire si bourru, se décide à lui proposer l'hébergement. Depuis le départ de ses petits-enfants, installés à plusieurs kilomètres, il vit seul dans sa grande ferme vide. Débarque ensuite Guy, son meilleur ami, devenu veuf. Les soeurs Lumière, terrorisées par un neveu qui tente de s'approprier leur maison, rejoignent rapidement le clan.
Les voilà cinq à la ferme. De 67 à 95 ans. La cohabitation s'organise. Débordés par les soucis de santé de la plus âgée, ils recrutent une élève infirmière, Muriel, à qui ils offrent le gîte et le couvert contre quelques heures de soins par semaine. Et à la sortie du lycée agricole, Kim est engagé en échange de menus travaux au jardin potager. La vie en commun est semée d'inventions saugrenues et de mille et une surprises.
Muriel, dont la taille s'arrondit et les nausées se multiplient, met bientôt au monde une petite fille... dont elle ne veut pas. Mais le club des cinq n'envisage pas les choses ainsi. Bébé Paulette sera très choyée ! Cette étonnante histoire tisse des liens improbables et pourtant évidents entre ceux qui, l'âge venant, ont besoin les uns des autres. Hymne au partage et à la solidarité, un roman sans équivalent qui mêle audacieusement la poésie de la narration à la gravité du propos.
Barbara Constantine est scripte (technicienne cinéma) et romancière. Elle vit en région parisienne, mais descend souvent dans le Berry avec son chat pour y cultiver son potager. Et puis, Paulette...est son quatrième roman, après Allumer le chat (Calmann-Lévy, 2007), À Mélie, sans mélo (Calmann-Lévy, 2008) et Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom (Calmann-Lévy, 2010)
Dans son quatrième roman Et puis, Paulette..., Barbara Constantine propose un charmant conte mêlant générations et bons sentiments...
Lutter contre la solitude, jeter des passerelles entre les générations... tel est le propos de ce quatrième roman de Barbara Constantine, fille d'Eddie, scripte de son état et amoureuse des chats et du Berry dans le civil. Tous les ingrédients ne sont-ils pas réunis pour l'adaptation cinématographique de ce conte antidéprime, aux allures d'Ensemble, c'est tout, d'Anna Gavalda ?
Histoire de gaz
Le ventre bien calé contre le volant et le nez sur le pare-brise, Ferdinand se concentre sur sa conduite. L'aiguille du compteur collée sur le cinquante. Vitesse idéale. Non seulement il économise de l'essence, mais ça lui laisse tout le temps de regarder défiler le paysage, d'admirer le panorama. Et surtout, de s'arrêter à la moindre alerte, sans risquer l'accident.
Justement, un chien court, là, devant lui. Réflexe. Il écrase la pédale de frein. Crissement de pneus. Le gravier vole. Les amortisseurs couinent. La voiture tangue et finit par s'immobiliser au milieu de la route.
Ferdinand se penche à la portière.
- Où tu vas comme ça, mon gars ? Traîner la gueuse, j'parie ?
Le chien fait un écart, dépasse la voiture au galop et va s'aplatir un peu plus loin dans l'herbe du fossé. Ferdinand s'extirpe.
- Mais t'es le chien de la voisine. Qu'est-ce que tu fais là, tout seul ?
Il s'approche, tend la main très doucement, caresse sa tête. Le chien tremble.
Au bout d'un moment, enfin amadoué, il accepte de le suivre.
Ferdinand le fait monter à l'arrière et redémarre.
Arrivé à l'entrée d'un chemin de terre, il ouvre la portière. Le chien descend, mais vient se coller contre ses jambes en geignant, l'air d'avoir peur. Ferdinand pousse la petite barrière en bois, l'incite à entrer. Le chien rampe à ses pieds, geint toujours. Il remonte le chemin entre les deux haies de broussailles, arrive devant une petite maison. La porte est entrouverte. Il crie... Oh... Y a quelqu'un ?... Pas de réponse. Il regarde autour. Personne. Il pousse la porte. Au fond, il distingue dans la pénombre une forme allongée sur le lit. Il appelle. Rien ne bouge. Renifle. Ça pue là-dedans... Il renifle encore. Ouh la ! Ça pue le gaz ! Il court vers la cuisinière, revisse la mollette de la bouteille de butane, s'approche du lit. Madame, madame ! Il se met à tapoter les joues de la dame. Au début, doucement, mais comme elle ne réagit pas, il y va de plus en plus fort. Le chien jappe en faisant des bonds autour du lit. Ferdinand s'affole aussi, se met à la gifler à toute volée. Lui crie de se réveiller. Cris et aboiements mélangés. Madame Marceline ! Ouaf Ouaf ! Ouvrez les yeux, nom de Ouaf ! Réveillez-vous, je vous en pOuaf Ouaf !
Elle finit par pousser un petit gémissement.
Ferdinand et le chien soupirent en même temps.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia