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.. Prendre soin de nos aînés, c'est déjà prendre soin de nous

Couverture du livre Prendre soin de nos aînés, c'est déjà prendre soin de nous

Auteur : Pascal Champvert

Date de saisie : 27/01/2012

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Carnets nord, Paris, France

Prix : 12.00 € / 78.71 F

ISBN : 978-2-35536-056-5

GENCOD : 9782355360565

Sorti le : 02/02/2012

  • Les présentations des éditeurs : 27/01/2012

La question du quatrième âge est au coeur des débats politiques français. Mais au-delà de son financement, quel est l'enjeu de l'aide à l'autonomie ? Pascal Champvert, en spécialiste de ce secteur, a souhaité apporter sa pierre à l'édifice. Il casse les idées reçues et décortique le système existant et les alternatives à disposition des particuliers. Économie du quatrième âge, bienfaits et méfaits du maintien à domicile, choix d'une maison de retraite... L'auteur rappelle surtout qu'il s'agit de respecter la personne âgée, avec ses besoins et ses envies. Un véritable plaidoyer pour qu'évoluent les valeurs de notre société et que les «vieux» soient enfin considérés comme des personnes à part entière.

«Chaque Français aime ses vieux, mais la France n'aime pas ses vieux.» Pascal Champvert interviewé par LeMonde.fr

Un plaidoyer pour nos «vieux» : ces citoyens à part entière ! Le témoignage humain et pragmatique d'un professionnel du secteur depuis 25 ans dans le milieu de l'aide aux personnes âgées.

La place de nos aînés dans la société est un enjeu éthique et économique crucial qui devrait être au coeur des débats actuels. Pascal Champvert décortique le système existant et les améliorations nécessaires, dénonçant le retard français dans l'aide à nos aînés : trop peu de moyens et trop peu de personnel.

Petit guide entre traité de vie et livre pratique, pour avoir les bons réflexes et se poser les bonnes questions, il apporte des solutions concrètes : bienfaits et méfaits du maintien à domicile, anticiper la vieillesse pour bien la vivre, savoir choisir un établissement adapté, améliorer l'accompagnement, se renseigner sur les «formules intermédiaires», éviter la crise avec ses aidants, et entretenir le lien social, entre autres.

Prendre soin de nos aînés... combat «l'âgisme» et les idées reçues : être vieux ne signifie pas naufrage ! Si l'enjeu de l'aide à l'autonomie de nos aînés est trop souvent centré sur l'aspect financier, sans proposition éthique suffisante, Pascal Champvert rappelle la nécessité de respecter la personne âgée, avec ses besoins et ses envies, car c'est de chacun de nous dont il s'agit.

Pascal Champvert est directeur de services d'aide à domicile et d'établissements pour personnes âgées. Grâce à son rôle de président de l'AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), il est au coeur des réflexions nationales sur la prise en charge de nos aînés. Prendre soin de nos aînés... est son premier ouvrage.


  • Les courts extraits de livres : 27/01/2012

La France n'aime pas ses vieux

Ces vieux qu'on ne respecte plus

Un jour, une étudiante africaine m'a expliqué que, dans son pays, lorsqu'un vieux souffre de troubles cognitifs, on dit qu'il est «tellement haut qu'il parle aux esprits, et c'est pourquoi nous ne le comprenons pas». Bien sûr, cela ne change rien à la réalité de la pathologie du vieil Africain. La différence, essentielle, se situe dans la manière dont les uns et les autres considèrent ce vieil homme. En France, on dira : «Il a perdu la tête, il est dépendant !» Ainsi, dans un cas il est «très haut» et parle avec les esprits, dans l'autre, il s'agit d'un sous-homme.
En France, pourquoi un jeune handicapé est-il davantage respecté dans ses droits, mais aussi à travers le regard que nous posons sur lui, qu'un vieil handicapé ? Parce que notre société considère que la vie d'un vieux ne vaut pas celle d'un jeune ! Certains pensent en effet que la vie d'un enfant, parce qu'elle serait devant lui, vaudrait davantage que celle d'un vieux dont les années se trouvent derrière lui. A suivre ce type de raisonnement, la vie d'un homme de quarante ans vaudrait-elle moins que celle d'une femme de trente ans ? C'est absurde. Que la vie d'une femme de ménage ne vaille ni plus ni moins que celle d'un ministre, voilà un des fondements du pacte social et cela vaut pour tout le monde aujourd'hui. Personne ne se risquerait même à le contester. Alors, au nom de quoi la variable de l'âge changerait-elle la dorme ? La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ne précise-t-elle pas dans son article premier que «les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits» ?
Cette idée selon laquelle la vie du vieux ne vaudrait pas grand-chose semble être née en Occident avec le développement économique et scientifique de la fin du XIXe siècle, du fait de la montée en puissance des valeurs de jeunesse et de rapidité dans notre société, qui s'est prodigieusement amplifiée depuis les Trente Glorieuses.


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