Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Elections : de la démophobie

Couverture du livre Elections : de la démophobie

Auteur : Marc Crépon

Date de saisie : 29/01/2012

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Hermann, Paris, France

Collection : Le Bel aujourd'hui

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 9782705682279

GENCOD : 9782705682279

Sorti le : 18/01/2012

  • Les présentations des éditeurs : 29/01/2012

On appellera «démophobie» toute méthode de contournement ou de rejet de la «parole» du peuple qui procède de l'allergie, de l'appréhension ou de la défiance que ce même peuple suscite, qu'on l'estime «ignorant», victime de ses affects - suraffecté ou désaffecté. Elle est le propre des gouvernements, chaque fois que confrontés à une contestation ou des revendications «populaires» qui les dérangent, ils commencent par minimiser cette parole ou la discréditer. Mais elle constitue aussi le point commun aveugle des théoriciens qui fustigent les «dérives» de la démocratie et se méfient des élections et de leur résultat, quand ils ne lui refusent pas toute légitimité. En interrogeant les présupposés de ces pratiques et de ces théories «démophobes», le présent essai entreprend de redonner son sens au suffrage «populaire» et d'en rétablir les enjeux.

Marc Crépon est directeur de recherches au CNRS (Archives Husserl) et l'actuel directeur du département de philosophie de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est l'auteur de nombreux livres, dont "Vivre avec" aux Éditions Hermann.


  • Les courts extraits de livres : 29/01/2012

Extrait de l'introduction

La réponse des gouvernements, à tout le moins du gouvernement français, aux mouvements de protestation populaire (grèves, manifestations, pétitions) est chaque fois du même ordre, immanquablement, comme si elle se pliait à un rituel immuable. Elle consiste d'abord à en minimiser le nombre. Les chiffres avancés par la préfecture de police sont toujours - et dans des proportions variables, mais chaque fois importantes - très en deçà de ceux qu'annoncent les organisateurs (syndicats, coordinations ou autres) - comme s'il fallait en déjouer la force en en faussant la publicité, conjurer l'impression négative de «discrédit» ou de «désaveu» et, du même coup, l'effet d'entraînement qui pourraient en résulter. Le nombre fait la puissance des voix - et c'est cette puissance qu'il lui faut (au prix d'un mensonge répété qui a tout d'une farce) faire passer pour autre qu'elle n'est. De la part des responsables concernés, cela ressemble aux discours complaisants que jadis les conseillers tenaient au prince pour le conforter dans l'idée qu'il se faisait de sa propre popularité, sous peine de lui déplaire et de tomber en disgrâce. (...)


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia