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Alexander Hoffmann, patron d'un fonds d'investissement à Genève et génie de la finance, a trouvé un algorithme qui permet de multiplier les gains à l'infini : l'indice de la peur. Mais le scénario idéal bascule, Alexander est espionné. Ou paranoïaque ?
La folie le guette et pendant ce temps l'indice de la peur s'emballe, le système devient incontrôlable, est sur le point de provoquer un krach boursier sans précédent. La panique s'empare des marchés et l'étau se referme : Alexander ne pourra peut-être plus détruire le monstre qu'il a créé, un monstre numérique et immortel.
Thriller psychologique de haute voltige, trépidant et terrifiant, L'Indice de la peur prouve une fois encore l'incroyable talent de Robert Harris, son goût de l'intrigue et du complot, sa fascinante maîtrise du suspens.
Robert Harris est l'auteur de L'Homme de l'ombre (Plon, 2010, disponible en Pocket), adapté au cinéma par Roman Polanski sous le titre The Ghost Writer et pour lequel Polanski et Harris ont reçu le César du meilleur scénario. Paul Greengrass, réalisateur de La Vengeance dans la peau, adaptera L'Indice de la peur en 2012.
Les courts extraits de livres : 27/01/2012
«Apprenez, sinon par mes conseils du moins par mon exemple, combien il est dangereux d'acquérir le savoir, et combien l'homme qui croit que sa ville natale est le centre de l'univers est plus heureux que celui qui aspire à dépasser ses limites naturelles.»
Mary Shelley, Frankenstein, 1818.
Le docteur Alexander Hoffmann était installé au coin du feu, dans son bureau de Genève. Un cigare à demi consumé éteint dans le cendrier près de lui, une lampe d'architecte abaissée juste au-dessus de son épaule, il feuilletait une première édition de L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux de Charles Darwin. La comtoise de l'entrée sonnait minuit, mais Hoffmann ne l'entendait pas. Il ne remarquait pas non plus que le feu était presque éteint. Toute sa formidable capacité d'attention était concentrée sur le livre.
Il savait que l'ouvrage avait été publié en 1872, à Londres, chez John Murray & Cie, et qu'il avait été imprimé à sept mille exemplaires en deux tirages. Il savait aussi que le second tirage contenait une faute d'impression - «htat» - page 208. Comme l'exemplaire qu'il tenait entre les mains ne présentait pas cette coquille, il en déduisait qu'il devait s'agir d'un premier tirage et qu'il avait donc beaucoup plus de valeur. Il le retourna pour en examiner le dos. C'était bien la reliure originale en toile verte et lettres dorées, à peine usée en haut et en bas. C'était ce (...)