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L'écologie est aussi florissante que la Nature qu'elle cherche à défendre. Aucun média n'échappe à la mode du bio ou de l'éco, de la revue savante au magazine grand public, de la radio au cinéma. Les entreprises et les pouvoirs publics s'en mêlent aussi à grands coups de «gestes» médiatiques pour la planète ou de fiches pratiques pour le grand public. Chacun est alors sommé de se faire le «sauveur» de la planète. Mais à quoi bon trier ses déchets, alors que le recyclage entraîne une hausse de la consommation («effet-rebond») ? A quoi bon réduire son empreinte écologique, alors que les États ne parviennent pas à s'imposer des mesures contraignantes ?
Peut-on faire de l'écologie sans être «écolo» ? Transformer le nouvel air du politiquement correct en utopie concrète ?
La collection Antidote
Halte aux consensus mous, aux fausses évidences, à l'opposition stérile des experts !
"Bienvenue à tous ceux qui veulent se construire un avis, par eux-mêmes et pour eux-mêmes.
Impertinents et critiques, ces petits antidotes au prêt-à-penser leur sont dédiés.
Samuel Pelras, 30 ans, agrégé de philosophie, enseigne à Troyes. Il a publié La Démocratie libérale en procès (L'Harmattan, 2006) et participe à la revue itinérante de critique sociale Z.
Les courts extraits de livres : 26/04/2012
Introduction
Veut-on ne pas être «écolo» ? La question peut paraître saugrenue dans la «patrie des droits de l'homme». Tout démocrate digne de ce nom répondra bien évidemment oui. La politique n'étant qu'affaire d'opinions, aucune ne peut prétendre s'imposer à tous, sous peine de faire ressurgir le spectre totalitaire. Si la démocratie libérale repose sur le principe de la majorité, elle n'enjoint pas pour autant à chaque sujet de penser au diapason de ladite majorité. Au nom de la sacro-sainte «liberté de penser», toutes les opinions ont droit de cité, méritent a minima d'être tolérées, tant qu'elles ne remettent pas en question les fondements de l'ordre social. Nous avons ainsi le droit d'être ou de ne pas être «écolo», «gauchiste», «souverainiste», «européiste», «royaliste», «populiste», etc.
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