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Auteur : Arthur Phillips
Traducteur : Edith Ochs
Date de saisie : 09/02/2012
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : le Cherche Midi, Paris, France
Collection : Ailleurs
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 9782749115078
GENCOD : 9782749115078
Sorti le : 16/02/2012
Le premier grand roman d'amour de la génération iPod
Élu meilleur roman de l'année par le New York Times
«Arthur Phillips est l'un des meilleurs écrivains d'aujourd'hui.» Washington Post
Julien Donahue a toujours aimé la musique. Il est pourtant aujourd'hui à cet âge ou l'on commence à ne plus connaître le nom des nouveaux groupes, où l'on se sent vieux, très vieux même, dans une boîte de nuit, où l'on réalise que la jeune fille que l'on dévisage n'était pas encore née lorsque sont sortis nos albums préférés. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un véritable coup de coeur pour une jeune chanteuse irlandaise, Cait O'Dwyer, entendue par hasard un soir dans un petit club de Brooklyn. Une relation virtuelle étrange se noue alors, nourrie d'e-mails et de SMS. Cait, dont la carrière est en train de décoller, est vite séduite par cet étrange inconnu qui semble la comprendre mieux que personne, mais qui refuse obstinément de la rencontrer. Après des débuts enthousiastes, cette liaison pas comme les autres ne va pas tarder à se transformer en jeu dangereux.
Arthur Phillips fait partie, avec Zadie Smith, Nick Hornby, Jonathan Coe, de ces quelques grands écrivains du siècle nouveau qui écrivent sur le monde d'aujourd'hui et ses problématiques avec des références et un style très actuels. Sur une «bande son» où se croisent The Smiths, Billie Holiday ou encore les Rolling Stones, il nous donne le premier grand roman d'amour de la génération Ipod, un roman de l'amour courtois, à l'âge des identités virtuelles. Salué par une critique unanime, il trouve ici, entre comédie, suspense et tragédie, un rythme parfait, d'une rare élégance.
Découvert avec L'Égyptologue, élu meilleur livre de l'année par le Washington Post et le New York Times, Arthur Phillips vit à New York avec sa femme et ses deux enfants. Après Angelica, Une simple mélodie est son troisième roman publié en France.
Arthur Phillips est né à Minneapolis en 1969 et fit ses études à Harvard. Il fut un jeune acteur, un musicien de jazz, un auteur de discours, un mauvais entrepreneur et un triple champion du jeu télévisé américain Jeopardy.
Son premier roman, Prague, un best seller national, fut salué par le New York Times et reçut le prix Art Seidenbaum du Los Angeles Times pour le Meilleur premier roman. Le second, L'Égyptologue, un best seller national et international, figura sur plus d'une douzaine de liste regroupant les meilleurs livres de 2004. Ses romans sont traduits dans vingt-cinq langues différentes.
Il vit à New-York avec sa femme et ses deux enfants.
C'est d'une délicatesse inouïe...
Le roman est bourré de surprises, de tendresse, de souvenirs qui sautent à la gorge. Phillips réhabilite l'amour courtois au son du rock. Le mélange donne quelque chose de tendre et de déchirant comme les films américains des années soixante-dix, du Nick Hornby version Brooklyn. On se roule là-dedans comme dans une couette un week-end de neige. Il y a des chiens, de la discrétion, des malentendus, un vieux pianiste de jazz, un soldat qu'on a amputé d'une jambe, des antidépresseurs. Et de la musique, des tonnes de musique. Une autre, Mr Phillips.
La génération de Julian Donahue était celle des pionniers de la musique nomade sur casque audio, et dès l'âge de quinze ans il se mit à trimballer partout sur lui sa bande-son. Quand, à vingt-trois ans, il débarqua dans la grande ville, il erra sur Brooklyn Heights Promenade, prétendit que c'était grâce à lui que le lieu avait été découvert, colonisa l'endroit pour y passer son temps libre avec son walkman. Il tomba amoureux du panorama que Manhattan lui offrait comme le nouveau client d'un bordel qui s'entiche d'une professionnelle endurcie. Il médita devant l'East River dans lequel il se reflétait au crépuscule, à l'aube ou au coeur de la nuit, et chaque halo de lumière - dans une tour ou dans les travées du Brooklyn Bridge aux grandes jambes ciselées - prenait un sens particulier au son de la musique et des paroles. Joue, walkman, joue, rembobine et lâche-toi à fond.
Tard le soir, après sa journée sur son premier spot publicitaire pour la télévision, assis dans l'air automnal, Julian écoutait Dean Villerman dans ses écouteurs, contemplait Manhattan en respirant comme s'il revenait juste à la surface après un plongeon en eaux profondes, (...)
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