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.. L'avocat du diable : le procès de la télé-réalité

Couverture du livre L'avocat du diable : le procès de la télé-réalité

Auteur : Philippe Bartherotte

Date de saisie : 26/01/2012

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Jacob-Duvernet, Paris, France

Prix : 18.90 € / 123.98 F

ISBN : 9782847243819

GENCOD : 9782847243819

Sorti le : 18/01/2012

  • Les présentations des éditeurs : 26/01/2012

«C'est un beau jour de septembre. Maître Assous est vêtu d'un joli costume de marque. Il est de bonne humeur et il y a de quoi. À 32 ans, il vient de s'installer dans un cabinet de 300 m2 avec vue sur l'Arc de Triomphe. Le jeune banlieusard issu de famille modeste que rien ne prédestinait à un destin glorieux est devenu en cinq ans à peine, un avocat avec pignon sur rue. A-t-il négocié sa capacité de nuire avec une industrie ultra-lucrative qu'il mettait en péril ?»

Après avoir révélé la gigantesque supercherie des programmes de télé-réalité dans un livre qui fait aujourd'hui référence, La tentation d'une île, Philippe Bartherotte récidive avec un volume 2.

Au fil d'un récit surprenant, plein de nouvelles révélations, l'auteur nous plonge cette fois au coeur d'un procès, face à une industrie organisée comme un système mafieux.

Le volume 2 de La tentation d'une île !

Philippe Bartherotte, 33 ans, a été journaliste de télé-réalité de 2001 à 2008. Il a mis fin à cette expérience en révélant dans la presse les méthodes de production de l'émission Pékin Express.


  • Les courts extraits de livres : 26/01/2012

Extrait de l'introduction

Derrière chaque émission de télé-réalité, imaginez une armée de petits soldats qui travaillent. Je me suis engagé dans cette armée en 2001, l'année où Loft Story est arrivé sur les écrans de télévision en France. Je ne voulais pas faire un «métier» et ce n'était pas un métier, mais un amusement lucratif. Du moins c'est comme ça que je voyais les choses à l'époque. Mettre en scène des jolies filles sur des plages tropicales m'excitait davantage qu'une carrière dans l'administration. De Saint-Pétersbourg à Pékin, de Pékin à Bombay en passant par Katmandou... J'ai parcouru des dizaines de milliers de kilomètres et arpenté la terre en petit soldat de la télé-réalité. Intermittent du spectacle, lorsque je ne travaillais pas - la plus grande partie de l'année - je repartais en voyage, ou plutôt vivre ailleurs - essentiellement au Brésil, là où la vie coûtait moins cher, là où le climat était meilleur, pourvu que l'endroit dispose d'une connexion wifi et me permette de faire ma déclaration Assedic afin que mes allocations chômage soient bien versées sur mon compte et puissent être converties en monnaie locale. Cette vie aurait pu continuer longtemps... Je venais de prendre du galon. Promu rédacteur en chef, j'aurais certainement terminé producteur. Mais voilà, tout s'est arrêté en Amérique du Sud. Plus précisément à Uyuni, ce petit village du Far West bolivien au bord du plus grand désert de sel du monde. Depuis longtemps je n'étais plus d'accord avec ce que je faisais. Le prix à payer était devenu trop lourd. Je méprisais les gens qui me donnaient des ordres et j'avais honte de ce que je faisais. Notre mission était d'exhiber ce qu'il y avait de plus vil et de plus obscène chez l'être humain. Je pensais pouvoir «faire mon travail» sans trop me compromettre, c'était une erreur. Je pensais pouvoir me soustraire au monde professionnel et à ses 5 semaines de congés payés, aux responsabilités du petit chef d'entreprise, et finalement au monde des adultes, et je me retrouvais à présent emprisonné dans un système. Un système dont la valeur primordiale est le mensonge et le credo l'utilisation de l'autre comme un sous-homme. Il fallait maintenant que je sorte de là. Mais comment ? Le destin est bien fait, il met toujours ce qu'il faut sur la route de ceux qui y croient. J'avais rencontré Jannet quelques jours plus tôt à Santa Cruz. Elle venait d'avoir 20 ans et elle était interprète. Ils l'ont virée. (...)


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