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.. La liste de mes envies

Couverture du livre La liste de mes envies

Auteur : Grégoire Delacourt

Date de saisie : 15/03/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-7096-3818-0

GENCOD : 9782709638180

Sorti le : 01/02/2012

C'est l'histoire d'une femme simple qui vient de gagner une énorme somme d'argent au loto. Elle s'interroge alors sur ses envies, ses besoins, ses désirs... et quelle rôle peut prendre l'argent dans sa vie et celle de son entourage. En cette période de crise, voici un livre qui remet les choses à sa place : le bonheur s'achète ? Ou alors le bonheur, si c'était ce que l'on possède déjà ?


Jo tient une petite mercerie à Arras, et a somme toute une vie ordinaire assez agréable, bien qu'elle ait connu son lot de malheurs. Son blog commence à avoir du succès, son couple est au beau fixe et ses deux enfants prennent leur envol. C'est alors qu'un ticket de loto va semer la pagaille...
Un roman frais et généreux. Enfin, des personnages vrais, auxquels on peut s'identifier. Simple et sincère.


L'histoire de Jocelyne et Jocelyn.

Histoire simple mais combien profonde, sensible, portée par une femme qui est se trouve moche et qui est "belle dans le coeur".
Elle s'occupe de sa mercerie, de son blog pour aider les couturières du dimanche, cherche à faire plaisir à son mari qui travaille chez Haagen Dazs et qui ne rêve que de Porsche Cayenne, mais elle se sent bien seule le soir dans son lit...
Ses copines coiffeuses l'encouragent à prendre un billet de loterie : si l'argent pouvait tout arranger, ce serait parfait !
La perfection étant dans ce monde, Jocelyne se retrouve millionnaire (virtuelle), car elle n'ose pas aller toucher son chèque !
Et là, tout s'enchaîne !
Je vous laisse découvrir la suite qui est un pur bonheur.

Grégoire Delacourt est très prometteur, écriture vive qui nous emporte.

A déguster sans modération.


  • Le courrier des auteurs : 15/03/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Homme 75%, femme 25%.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le bonheur. Collatéralement, la trahison, la perte.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Les femmes pressentent toujours ces choses-là.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Peut-être le Stabat Mater de Vivaldi par Andreas Scholl. (Pas tant pour la Sainte Vierge que pour la grâce musicale absolue).

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leurs rires et leurs larmes.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Plutôt assis (sur une chaise pas trop confortable). Le matin (9-13 heures). Musique, oui, sans paroles françaises pour éviter les télescopages de mots ; un peu guimauve même, vous savez, comme ces musiques dans les films qui rendent n'importe quel dialogue bouleversant.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Allongé. Pendant mes insomnies.

8) Quelle relation avez-vous avec vos personnages ou vos idées, lors de l'écriture de vos livres ?
Une très grande joie. J'aime sincèrement mes personnages. Écrire m'est jubilatoire, excitant, érectile parfois. Il m'arrive de sautiller (hors de mon inconfortable chaise) lorsque j'ai trouvé une façon qui me semble parfaite d'écrire ce que je voulais dire.

9) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Elle est entrée en poussant la porte, d'un coup d'épaule. Les mots sont sortis des livres que j'aimais, ont germé, poussé en moi, se sont greffés sur mon coeur, ma mémoire, mes peurs et un jour, pour ne pas étouffer, je les ai laissés sortir.

10) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
La Trilogie de Pagnol. Le Démon de Selby. Jr. Ne me quitte pas, de Brel.

11) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Je ne sais pas. Mais j'aime bien l'idée qu'ils puissent donner des clés de compréhension du monde.

12) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Elles sont mon bistrot, mon magasin de chaussures, mes meilleures amies.


  • Les présentations des éditeurs : 15/03/2012

Les femmes pressentent ces choses-là.

Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu'elle peut désormais s'offrir ce qu'elle veut, elle se pose la question : n'y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

Après L'Écrivain de la famille, couronné par de nombreux prix (parmi lesquels le prix Pagnol et le prix Carrefour du Premier Roman), Grégoire Delacourt déroule une histoire folle et forte d'amour et de hasard. Une histoire lumineuse aussi, qui nous invite à revisiter la liste de nos envies.
L'auteur

Né en 1960 à Valenciennes, Grégoire Delacourt est publicitaire. Très remarqué pour L'Écrivain de la famille, son premier roman, on lui doit aussi de fameuses campagnes pour Coeur de Lion, EDF, Apple, Lutti («Un Lutti d'offert, c'est un Lutti de perdu»).



  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express, mars 2012

Avec sa gagnante de l'Euro Millions, le roman de Grégoire Delacourt, La liste de mes envies, est la surprise de la rentrée. Et si la concierge de L'Elégance du hérisson était devenue mercière dans le Pas-de-Calais ? L'hypothèse peut sembler farfelue. Il est pourtant difficile de ne pas y songer à la lecture de La Liste de mes envies, roman phénomène de Grégoire Delacourt (51 ans). Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais son deuxième opus caracole en tête des meilleures ventes, avec près de 10 000 exemplaires en quinze jours...
Grégoire Delacourt a produit un joli cocktail d'Ah ! si j'étais riche et de Bienvenue chez les Ch'tis, avec une pincée de Belle du seigneur. Citant à loisir Sauver l'amour, de Daniel Balavoine ("Qui pourra remplacer le besoin par l'envie ?"), l'auteur se défend de tout opportunisme. "J'avais simplement envie de rendre hommage à ces métiers du textile qui ont bercé mon enfance." La Liste de mes envies possède un charme naturel et une évidente efficacité. Si son héroïne a validé le ticket d'Euro Millions, c'est lui qui devrait empocher le pactole.


  • La revue de presse Karine Papillaud - Le Point du 23 février 2012

Avant même sa sortie, le 1er février, on réclamait le livre en Corée, au Japon, en Europe, et même aux États-Unis et en Chine : rarissime pour un roman français. Sans compter qu'on la verra bientôt sur grand écran, mais, chut ! pour l'instant, c'est confidentiel. Pourtant, s'il s'agit d'un phénomène éditorial, La liste de mes envies est avant tout un bijou littéraire....
On se sent incroyablement bien dans ce conte du renoncement, au chaud et en terre connue. Sans doute la grâce de l'écriture de Grégoire Delacourt, qui sait dire le "je" d'une femme avec une délicatesse émouvante, la vérité des êtres réconciliés et l'étrange douleur de la tendresse humaine.


  • La revue de presse Véronique Cassarin-Grand - Le Nouvel Observateur du 1er mars 2012

Grégoire Delacourt s'est toujours joué des mots. On lui doit plusieurs slogans publicitaires, de ceux qui se gravent de manière indélébile dans cette «part de cerveau disponible». La «réclame» (c'est le terme qu'il emploie), même si elle se nourrit de mots, ne mène pas systématiquement à la littérature. Grégoire Delacourt a pris son temps...
«Etre riche, c'est voir tout ce qui est laid puisqu'on a l'arrogance dépenser qu'on peut changer les choses. Qu'il suffit de payer pour ça.» Mais le hasard va réduire à néant l'équilibre qu'elle avait si patiemment construit. Cette fois, elle n'aura d'autre choix que de décider elle-même de sa vie, mais à quel prix ? Grégoire Delacourt applique à la littérature ce qui a fait son succès dans le monde de la publicité : trouver les mots justes pour provoquer le désir.


  • Les courts extraits de livres : 15/03/2012

On se ment toujours.
Je sais bien, par exemple, que je ne suis pas jolie. Je n'ai pas des yeux bleus dans lesquels les hommes se contemplent ; dans lesquels ils ont envie de se noyer pour qu'on plonge les sauver. Je n'ai pas la taille mannequin ; je suis du genre pulpeuse, enrobée même. Du genre qui occupe une place et demie. J'ai un corps dont les bras d'un homme de taille moyenne ne peuvent pas tout à fait faire le tour. Je n'ai pas la grâce de celles à qui l'on murmure de longues phrases, avec des soupirs en guise de ponctuation ; non. J'appelle plutôt la phrase courte. La formule brutale. L'os du désir, sans la couenne ; sans le gras confortable. Je sais tout ça.
Et pourtant, lorsque Jo n'est pas encore rentré, il m'arrive de monter dans notre chambre et de me planter devant le miroir de notre armoire-penderie - il faut que je lui rappelle de la fixer au mur avant qu'un de ces jours, elle ne m'écrabouille pendant ma contemplation.
Je ferme alors les yeux et je me déshabille doucement, comme personne ne m'a jamais déshabillée. J'ai chaque fois un peu froid ; je frissonne. Quand je suis tout à fait nue, j'attends un peu avant d'ouvrir les yeux. Je savoure. Je vagabonde. Je rêve. Je revois les corps émouvants alanguis dans les livres de peinture qui traînaient chez nous ; plus tard, les corps plus crus des magazines.
Puis je relève doucement mes paupières, comme au ralenti.
Je regarde mon corps, mes yeux noirs, mes seins petits, ma bouée de chair, ma forêt de poils sombres et je me trouve belle et je vous jure qu'à cet instant, je suis belle, très belle même.


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