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.. Les ravages de la passion

Couverture du livre Les ravages de la passion

Auteur : Marie-Bernadette Dupuy

Date de saisie : 03/02/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Presses de la Cité, Paris, France

Collection : Romans Terres de France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-258-08860-3

GENCOD : 9782258088603

Sorti le : 02/02/2012

  • Le courrier des auteurs : 08/02/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Marie-Bernadette Dupuy, souvent surnommée MBD, écrivaine depuis des années, passionnée par l'histoire, le patrimoine, la nature ! Née à Angoulême il y a quelques dizaines d'années et toujours amoureuse de sa région

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ce n'est pas très facile de répondre, ce roman étant le cinquième de la saga "Le moulin du Loup". On y retrouve donc les personnages des ouvrages précédents, cependant je dirai que le moteur de l'action est une passion entre un homme mûr et l'orpheline qu'il allait adopter, un amour interdit, sur un laps de temps très bref, mais qui va tout dévaster au sein d'une famille dont je dépeins les joies et les peines depuis le premier volume.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Là aussi, comment choisir parmi tant de pages ? Je vous livrerai celle-ci, pour sa douceur, sa simplicité et son importance dans le fil du récit, car il s'agit de la réconciliation inespérée de mes deux héros, Claire et Jean, après bien des mois de souffrance, de chagrin : "Leurs lèvres jointes se reconnurent, s'unirent avec une passion adolescente. Ils eurent l'impression de communier, de redécouvrir la saveur de l'amour, de leur amour."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Je crois qu'il faudrait plusieurs morceaux de musique, du piano, du violon surtout qui reproduirait les murmures d'une eau vive, mais aussi des passages aux accents tristes, voire tragiques, avec en fond, des vieux airs traditionnels de ma région.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Sincèrement, j'apprécie toujours de recevoir des lettres ou des courriels qui me font part des émotions qu'ont ressenties mes lecteurs ! J'ai reçu des messages vraiment touchants et cela me pousse à écrire sans cesse, afin de leur offrir du rêve, une autre vie au fil des pages. J'aimerais leur dire aussi combien je les aime.


  • Les présentations des éditeurs : 08/02/2012

Charente, 1925. Lorsque la foudre frappe les étendoirs du Moulin du Loup, provoquant un incendie qui ravage la majeure partie des bâtiments, Claire est seule dans le logis miraculeusement épargné par les flammes. Elle attend Jean, son mari, parti pour le Canada avec Angela, leur fille adoptive. Quand enfin ces derniers arrivent, elle retrouve un homme changé semblant porter un trop lourd secret.
Angela, enceinte, fait éclater la tempête qui brise les coeurs et les âmes en clamant son amour pour Jean, lequel avoue l'aimer en retour. Trahie et humiliée, Claire chasse les amants du moulin. Elle doit se battre et renaître, mais trouvera-t-elle la force de pardonner à l'ancien bagnard qui, exilé dans le sud de la France, est rongé par la honte et le chagrin ?

Après Le Moulin du Loup, Le Chemin des Falaises, Les Tristes Noces et La Grotte aux fées, Marie-Bernadette Dupuy achève sa grande saga avec Les Ravages de la passion.

Traduite jusqu'en Russie, Marie-Bernadette Dupuy dépeint sa région natale de Charente dans L'Orpheline du bois des Loups, Les Enfants du Pas du Loup et La Demoiselle des Bories, tous parus aux Presses de la Cité et couronnés de succès.


  • Les courts extraits de livres : 08/02/2012

Trahison

26 août 1925

Les flammes s'élevaient vers un ciel d'encre ; des flammes démesurées, furieuses, pareilles à des démons gesticulants. Une clarté sanglante, digne des enfers, balayait les hauts murs gris et léchait les fenêtres dont les carreaux volaient en éclats. Le bruit était assourdissant ; on entendait des grondements, des sifflements, des déflagrations. Malgré ce vacarme de fin du monde, on percevait les cris stridents et affolés d'une femme. Le feu envahissait la belle et ancienne maison, rampait dans une pièce aux murs ocre rose, attaquait les buffets ventrus cirés pendant des années. Le visage de la femme se précisa, défiguré par une violente expression d'effroi, d'incrédulité. Ses vêtements se changeaient en torche vive, tandis qu'elle tentait de sortir du brasier.
- Le Moulin brûle ! Claire, ma chérie ! Claire ! hurla Jean Dumont en se réveillant.
Il regarda autour de lui d'un air angoissé. Il était dans le train qui reliait Paris à Angoulême. Un homme le fixait d'un air interloqué. C'était l'autre passager du compartiment.
- Excusez-moi, monsieur ! dit Jean.
Le convoi approchait de Poitiers. De chaque côté de la voie ferrée s'étalaient des prairies jaunies par un été sec et brûlant.
- Vous dormiez bien, pourtant ! Je suppose que vous avez fait un mauvais rêve, répliqua avec bienveillance Pierre-Gaspard Fondrat, professeur d'histoire.
- Oui, en vérité, c'était un cauchemar, expliqua Jean d'un air gêné.
Pierre-Gaspard Fondrat observa mieux le voyageur. Il le jugea très séduisant avec ses traits réguliers et ses cheveux bruns et ondulés, à peine semés d'argent. Il paraissait très distingué dans son costume trois pièces en toile beige, assorti d'une cravate de la même couleur. Il avait de grands yeux d'un bleu soutenu, ourlés de cils noirs si longs qu'ils paraissaient fardés.
- Un cauchemar hélas bien trop réel ! ajouta-t-il. Le Moulin du Loup a vraiment brûlé !
Le professeur, intrigué, approuva poliment d'un signe de tête.
- Il s'agit d'une propriété qui vous appartenait ? demanda-t-il, visiblement satisfait de pouvoir bavarder un peu.
Jean lança un coup d'oeil par la vitre et adressa un sourire tendu à son interlocuteur.
- Oui, enfin, pour être exact, le Moulin du Loup était l'héritage de mon épouse.
Il n'avait guère envie d'en dire davantage et il alluma une cigarette d'un air accablé.


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