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Auteur : Martin Monestier
Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Sociologie, Société
Editeur : le Cherche Midi, Paris, France
Collection : Documents
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-7491-0364-8
GENCOD : 9782749103648
Le crachat fait un retour irrésistible dans le monde occidental. Près de 60 des jeunes générations crachent. Population à laquelle il convient d'ajouter les phtisiques, les emphysémateux, les tuberculeux, les fumeurs, les sportifs et beaucoup d'autres déficients de la tuyauterie respiratoire. II n'existait à ce jour aucun texte sociologique, ethnographique ou d'une autre science sociale propre à disséquer ce comportement individuel aux racines culturelles profondes et qui matérialise toute la gamme des passions humaines, l'angoisse, la rébellion, l'agressivité, mais aussi l'imaginaire érotique, la satisfaction, la préparation à l'effort, une preuve de sincérité, etc. Qu'est-ce que cracher, sinon l'art de lancer des projectiles ? On en référence de nombreux types qui se différencient par leur formation, leur consistance, leur couleur, leur volume, leur poids, leur forme, leur vitesse d'expulsion, leur écrasement, etc. Les cracheurs eux-mêmes entrent dans des catégories très distinctes : les " négligents ", les " obsessionnels ", les " convaincus ", les " automatiques ", les " saisonniers ", etc. Certains analystes donnent le crachat comme la conséquence d'une éducation douteuse. D'autres comme une réaction aux progrès techniques. Pour la première fois, une étude dégagée de tout a priori religieux ou philosophique répond à l'ensemble des questions afférentes à cette phénoménologie récurrente. Pourquoi, par exemple, un footballeur glaviotte-t-il quatre fois moins qu'un ouvrier du bâtiment et onze fois plus qu'un notaire ?
Martin Monestier a déjà publié, au cherche midi, Peines de mort, histoire et techniques des exécutions capitales des origines à nos jours ; Suicides, histoire, techniques et bizarreries de la mort volontaire des origines à nos jours ; Les Animaux-Soldats, histoire militaire des animaux des origines à nos jours ; Les Enfants esclaves, l'enfer quotidien de 300 millions d'enfants ; Les Mouches, le pire ennemi de l'homme ; Cannibales, histoire et bizarreries de l'anthropophagie, hier et aujourd'hui ; Histoire et bizarreries sociales des excréments des origines à nos jours ; Les Seins, encyclopédie historique et bizarre des gorges, mamelles, poitrines, pis et autres tétons des origines à nos jours ; Les Poils, histoire et bizarreries des toisons, des chevelus, des barbus, des moustachus, des chauves, des rasés, des hirsutes, et autres trichosés et Faits-divers, encyclopédie contemporaine cocasse et insolite.
Le diable a créé l'homme à son image. Sur ce funeste constat, Martin Monestier, journaliste et ethnologue, bâtit une oeuvre singulière. Dans des livres aussi documentés que repoussants, il décrit, dissèque, dénonce l'insondable cruauté humaine, les mille et une peines de mort inventées au cours des siècles, les animaux-soldats dressés pour la guerre, la banalité du cannibalisme et l'esclavage des enfants, plus nombreux que jamais dans les mines et les bordels du monde. Mais pourquoi sonder sans relâche les bas-fonds de l'humanité ? «Pour me conforter dans l'idée que l'homme est foncièrement mauvais», dit Martin Monestier... Le cerveau de l'Homo sapiens travaille à oublier misères et tourments, celui de Martin Monestier tourne sans fin en sens inverse... Il parle sans affectation de sa fascination pour le pire : «Le mal est fascinant, la monstruosité des comportements aussi. C'est l'imagination au pouvoir. Pour faire le bien il y a un chemin, pour faire le mal et parvenir à un même résultat il y en a quinze» ou de sa suicidaire tabagie : une cigarette allumée toutes les vingt minutes... D'ailleurs, entre deux enquêtes sur la barbarie, Martin Monestier pioche un sujet plus récréatif, cette fois dans le registre de l'insolite, et le tord dans tous les sens, de la sociologie au burlesque. Il y a eu les nains, les monstres humains, les seins, les poils, les excréments, les mouches, le duel. Aujourd'hui paraît une très sérieuse et tout aussi répugnante histoire du crachat, sous-titrée «Beautés, techniques et bizarreries des mollards, glaviots et autres gluaux», qui ajoutera encore à sa réputation de «spécialiste du bizarre»...
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