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.. En vieillissant les hommes pleurent

Couverture du livre En vieillissant les hommes pleurent

Auteur : Jean-Luc Seigle

Date de saisie : 09/07/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-08-125761-0

GENCOD : 9782081257610

Sorti le : 11/01/2012

Est-il vrai qu'en vieillissant l'Homme apprend à pleurer, à se laisser aller au chagrin.. ? Une question à laquelle Jean-Luc Seigle nous donne une splendide réponse.

Nous sommes le 9 Juillet 1961 et nous le resterons. Le roman se déroule sur une journée, une journée décisive pour cette petite famille du centre de la France. Albert Chassaing travaille chez Michelin, il a deux fils : Gilles qui du haut de son jeune âge se passionne pour Eugénie Grandet de Balzac, et Henri, parti pour la guerre d'Algérie. Suzanne, la femme d'Albert, ne vit que pour les lettres qu'elle reçoit de son fils bien aimé depuis l'Algérie, et va trouver son quotidien bouleversé par l'arrivée de cet appareil qui va sûrement lui amener une image de son fils dont elle rêve chaque nuit : la télévision. La soeur d'Albert et son mari les ont rejoints pour l'événement.

Dans le jardin, la vieille mère d'Albert se fait oublier. Elle demeure au pied du cerisier toute la journée, les pensées déjà trop loin pour avoir conscience de faire partie de cette famille qui s'affaire devant l'écran.

Durant cette journée, le lecteur fera face à la mort, l'adultère, une révélation, un choc... Autant d'émotions qui transpirent derrière le style de Jean-Luc Seigle, nous offrant un roman juste et puissant. Il reste de cette lecture le sentiment de pouvoir s'identifier à chacun des personnages sans aucune exception, l'impression que chacun de nous aurait pu être de cette modeste famille, ce même 9 Juillet 1961. Un livre qui dès qu'il se ferme garde une petite partie de nous en son fort intérieur.


  • Le courrier des auteurs : 06/03/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un homme (et ça ne m'a jamais réjoui) qui a cherché longtemps l'écriture un peu partout. Après il a fallu me rassembler.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le courage de quitter la vie après avoir accompli son travail.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Il y en a au moins deux :
Albert ne pensait pas à mourir, il avait juste le désir d'en finir.
Mourir ne serait que le moyen.
ou
Comme Gilles était le seul des deux fils Chassaing à avoir hérité la grande taille d'Albert, ses yeux bruns, sa chevelure épaisse et noire, il n'eut jamais l'impression d'être sorti des entrailles de sa mère, mais de celles de son père.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Curieusement, je tendrais à penser au Blues ou au Négro Spiritual ou à André Verchuren

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Je ne sais pas, j'aimerais que les lecteurs se mettent à table avec moi et mangent mon livre. Et qu'ils aient l'impression d'avoir fait un bon repas.


  • Les présentations des éditeurs : 06/03/2012

9 juillet 1961. Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d'Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c'est le monde qui bascule. Saura-t-il y trouver sa place ?

Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d'un des plus grands bouleversements du siècle dernier.

Jean-Luc Seigle est romancier, auteur dramatique et scénariste. En vieillissant les hommes pleurent est son troisième roman après La Nuit dépeuplée (Plon, 2000) et Le Sacre de l'enfant mort (Plon, 2007).



  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire,mars 2012

Mieux vaut ignorer le titre sirupeux et plonger dans ce livre bouleversant dont l'écriture volontairement modeste dissimule un monde de révolte, de sacrifices et de renoncements...
Le roman de Jean-Luc Seigle est une tragédie murmurée, l'histoire d'une fin annoncée, d'un héritage impossible. A travers la grand-mère usée par les travaux de la ferme, le père silencieux, la mère à genoux devant la société de consommation, le narrateur recompose un temps soigneusement gommé pour faire place à la production rutilante, à l'électroménager dernier cri, au jambon sous plastique.


  • La revue de presse François Busnel - L'Express, février 2012

Proche de l'univers de Balzac, le dernier roman de Jean-Luc Seigle parle avec pudeur et grâce du silence. Certains livres possèdent une grâce dont on ne sait dire avec exactitude d'où elle vient. C'est le cas du roman de Jean-Luc Seigle, magnifique et bouleversant. Est-ce le titre, "En vieillissant les hommes pleurent" ? Est-ce le ton, confrontation du désespoir d'un homme incapable de continuer à vivre avec son fils habité par les livres ? Est-ce l'histoire, transposition audacieuse d'Eugénie Grandet dans la France des années 1960 ? Tout cela, et bien d'autres choses encore. Car il y a de l'indicible, enfoui au coeur de ce roman gigogne.


  • Les courts extraits de livres : 06/03/2012

Il faisait déjà une chaleur à crever. Nu, écrasé sur son lit, les yeux grands ouverts, Albert Chassaing appuya sur le bouton du ventilo en plastique bleu posé sur la table de nuit. Une impression d'air et de fraîcheur. La sueur se refroidissait sur son visage, sur son torse et sur ses cuisses. Il respirait enfin. Albert travaillait «au noir» chez Michelin, à la gomme des pneus, la gomme en fusion qui venait des hévéas de l'Indochine perdue, qui puait et qui les étouffait les uns après les autres ; l'air brassé par le ventilo venait à son secours, mais, à force de vibrer sur sa peau, il finit par lui rappeler l'existence de son corps. C'était insoutenable. Ce corps que Suzanne ne sollicitait plus depuis longtemps. De toute façon, il n'arrivait même plus à bander. En finir le libérerait de tout ça. Albert ne pensait pas à mourir, il avait juste le désir d'en finir. Mourir ne serait que le moyen.

Ce n'était pas la première fois qu'il se réveillait avec cette idée en tête. Y avait-il plus de raisons de le faire que les autres jours, ou seulement quelque chose de plus apaisant ce matin à se laisser envahir par cette idée ? Quand ça avait-il commencé ? Y avait-il eu un temps dans sa vie où ça n'avait pas été en lui ? Peut-être, après la mort de son père quand il s'était retrouvé seul avec sa mère et sa petite soeur. C'était si loin. Il avait quinze ans. C'était en 1923. Et nous étions en 1961. Des joies, Albert en connaissait encore, des petits bonheurs de rien du tout, des impressions fugaces et impartageables. La rosée qui exhale l'odeur de la terre. Il n'aimait rien plus que cette odeur préhistorique quand il rentrait de l'usine le matin très tôt après une nuit dans l'enfer des pneus. Le chant des oiseaux ressuscites après l'hiver dans le cerisier, ou encore cette façon que le vent a de transformer un champ de blé en houle jaune et sèche. Il aimait tous ces minuscules plaisirs et d'autres encore que Suzanne n'aimait pas, avoir les ongles noirs, transpirer comme un boeuf et sentir l'odeur des vaches et du fumier. C'était la première fois qu'il pensait au bonheur en même temps qu'à l'idée d'en finir. Peut-être parce que ce désir de la fin était ancré en lui depuis très longtemps, comme une balle qui se serait logée dans son corps sans le tuer. Il avait connu un gars, Armand Delpastre, qui avait longtemps vécu avec une balle allemande dans le cerveau et qui disait tout le temps «Moi, le métal, ça me connaît !», puis il partait d'un grand éclat de rire laissant apparaître toutes ses dents en or. Un marrant, ce Delpastre. Tout alla bien jusqu'au jour où la balle, en temps de paix, acheva sa trajectoire ; un seul millimètre suffit pour le tuer dans son sommeil. Chez Albert, la balle imaginaire s'était logée tout près du coeur.


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