Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Michel Roger Augeard
Date de saisie : 18/04/2012
Genre : Histoire
Editeur : Lattès, Paris, France
Prix : 18.50 € / 121.35 F
ISBN : 978-2-7096-3573-8
GENCOD : 9782709635738
Sorti le : 08/02/2012
L'oreille collée à leur poste de TSF, les Français ont, tout au long de la Seconde Guerre mondiale, bravé le diktat allemand pour suivre les messages de Radio Londres. Mais seuls les membres des services secrets ou de la Résistance étaient en mesure de décrypter les phrases mystérieuses et parfois poétiques, chacune annonçant une opération spécifique.
Près de cinquante mille messages passèrent ainsi de l'hiver 1941 à l'automne 1944 sur les ondes de la BBC. Ils évoquent des événements oubliés, des icônes de la France combattante et des personnalités aussi diverses que François Mitterrand, René Char ou Jean Gabin.
Exceptionnelle, la collection de deux mille cinq cents messages patiemment réunis par Michel Roger Augeard puise tant dans la mémoire des témoins que dans les archives municipales ou dans la réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale. Elle éclaire de façon inédite le quotidien dramatique et parfois inattendu de la Résistance.
Proviseur du lycée Pierre-Bourdan de Guéret dans les années 1990, Michel Roger Augeard s'est d'abord intéressé à la personnalité de ce journaliste qui fut l'une des grandes voix de la BBC de 1940 à 1944. Se prenant au jeu, il a collecté et décrypté plus de deux mille cinq cents messages diffusés pendant cette période.
Par le truchement de centaines de messages cryptés qu'il a patiemment rassemblés, Michel Roger Augeard, proviseur de lycée et président de l'Association des amis de Radio Londres, raconte l'histoire de la Résistance. Au rythme de ces drôles de phrases, souvent poétiques ou surréalistes, énoncées dans le cadre de l'émission de la BBC «Les Français parlent aux Français», le lecteur saisit le quotidien héroïque des résistants. Notamment des plus grands, de Jean Moulin à Pierre Brossolette, en passant, entre autres, par Lucie et Raymond Aubrac.
Extrait de l'avant-propos
QUELQUES REPÈRES GÉNÉRAUX POUR S'Y RETROUVER SI NÉCESSAIRE
Les partis politiques
Discrédités aux yeux de l'opinion publique, qui les juge responsables de la déroute, les parus politiques de gouvernement connaissent des jours difficiles à la signature de l'armistice. À droite, certains de leurs membres ont rallié Vichy et la collaboration. Ils n'hésiteront pas à traîner les responsables du Front populaire et de la Troisième République devant les tribunaux. À gauche, ils se désintègrent et leurs membres rejoignent les divers mouvements et réseaux de la Résistance, où ils retrouvent ceux qui, à droite, n'acceptent pas non plus la résignation de Vichy. Les chefs de la Résistance sont plutôt méfiants vis-à-vis des politiciens et aspirent à construire une classe politique renouvelée pour prendre en main les destinées du pays après la Libération. Cependant, dès lors que la Résistance eut résolument choisi la république et la démocratie, leur retour en grâce s'imposera, et ce d'autant plus facilement qu'on ne pouvait laisser au seul parti communiste, reconstitué clandestinement, le monopole de la représentation nationale. Ils réapparaîtront dans le CNR, puis dans les assemblées consultatives et les comités de libération. Ainsi les hommes politiques, dispersés dans les mouvements de Résistance, retrouvent-ils, dans des partis tout de même profondément rénovés et animés d'un esprit nouveau, une étiquette traditionnelle, gauche, droite et centre.
On comprend pourquoi les messages personnels concernent moins les politiciens d'avant-guerre que ceux, inconnus jusque-là, qui se forgent une conscience politique dans la Résistance et se feront un nom sous la Quatrième République, ou, plus nombreux encore, sous la Cinquième après le retour du général de Gaulle.
Les syndicats
Le gouvernement de Vichy commença par supprimer les confédérations syndicales avant de promulguer la Charte du travail, qui visait à la création d'un syndicat unique et obligatoire. Au début, et même si certains syndicalistes travaillent sur son élaboration, l'action propre des syndicats sera centrée sur la lutte contre cette charte honnie, puis contre le STO, avec quelques actions revendicatrices sur les salaires. L'action des syndicats se manifestera bien davantage à travers celle de leurs militants au sein des réseaux et des mouvements, mais aussi dans les entreprises où le manque de zèle et de précision dans le travail constituait des outils de lutte non dénués d'efficacité. On verra au fil des messages apparaître le nom de quelques militants actifs dans la clandestinité ou au sein de leur administration. Certains continueront à jouer un rôle de premier plan après la Libération, notamment dans le domaine politique.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia