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1) Qui êtes-vous ? !
Une observatrice qui remue beaucoup. En somme quelqu'un de violemment agité par le mouvement intérieur des autres.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ce pourrait être la confiance.
C'est le pardon, ou comment ne pas sombrer dans la haine.
C'est la confiance et le pardon. Liés. Forcément.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Je t'ai offert de moi, en somme, et tu te détournes comme si j'étais lépreux. Tandis que les autres, là, les bien-pensants qui ne t'ont pas adressé la parole, tu ne les crains pas. C'est paradoxal. Parce qu'ils ne te veulent rien, pas même t'aider ou simplement te sourire, tu ne les crains pas.»
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La Ballade n° 4 de Chopin.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La certitude que tout peut changer, que la chance passe deux fois. La découverte de beautés cachées dans des nuits épaisses.
J'aimerais qu'ils croient à l'inconfortable possibilité d'aimer ceux que l'on ne veut pas aimer.
Les présentations des éditeurs : 06/03/2012
Hélène a tout perdu. Son fiancé, Armel, est mort et elle vient d'être expulsée de son appartement.
Il ne lui reste plus que son emploi à mi-temps dans un hypermarché.
La rue est froide, sinistre, effrayante.
La rue est peuplée d'ombres.
Et puis, il y a cet homme qui semble attendre Hélène...
Mais que peut-il pour elle ? Qui est-il ?
Une étoile brille dans la nuit, aussi. Mais n'est-ce pas l'une des lumières de la ville ?
Les courts extraits de livres : 06/03/2012
ELLE sort du local des restos du coeur, passe sa main dans ses cheveux décoiffés. Il fait froid. Le père Marcel l'a fichue dehors il y a trois jours. Enfin, il l'a fait expulser... Des mois de procédure et la voici dans la rue.
Si sa mère savait, elle aurait des remords, peut-être.
Hélène croise un chien avec une dame au bout de la laisse. Une dame maigre mais qui ne meurt certainement pas de faim. Le manteau qu'elle a sur le dos ressemble à du vison.
Il n'en est peut-être pas, cependant. Hélène ressemble bien à une fille perdue...
Perdu, c'est les autres.
Elle s'est baissée, pour caresser le chien, comme elle le faisait avant. Dans le temps. Un temps ailleurs, autre. C'est agréable de caresser un chien. Elle le fait parce qu'elle ne peut pas caresser les gens, comme ça, dans la rue, brusquement, sous prétexte qu'ils ont une bonne tête et qu'elle a besoin d'aimer.
L'animal lève sa truffe vers elle, accepte la main sans broncher. Hélène rit doucement, dans sa crasse, dans sa tristesse, dans son indifférence. Elle rit d'un coup, car elle vient d'imaginer la tête d'une personne qu'elle se mettrait à caresser dans la rue.
La dame ne l'aime pas. C'est manifeste. Elle tire sur la laisse. De loin, n'importe qui croirait qu'elle veut protéger l'inconnue d'une éventuelle morsure. Mais non. Elle protège son chien d'une folle qui le caresse en riant.
La vie, c'est fou de pauvreté et de malentendus...
La rue devant. Longue. Longue à pleurer. Aussi longue qu'une existence ; ce n'est pas peu dire ! Pas celle d'Armel, en revanche...