Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Paul Edwin Cole vient de sortir du coma. Il ne se souvient que d'une chose : un homme se jette sur lui pour lui fracasser le crâne avec une chaise.
Acteur en tournée dans l'Amérique profonde, Cole a commis l'erreur de s'intéresser à une femme mariée. Séquelle du coup sur la tête, sa mémoire lui joue des tours. Une catastrophe pour un acteur. Le mieux pour Cole serait de regagner New York où il réside, mais comment faire quand on n'a pas de famille sur qui compter, quasiment pas de bagages et surtout, en lieu et place de souvenirs, un grand vide ?
Mémoire morte raconte l'odyssée bouleversante et désespérée d'un homme à la recherche de son passé et dont le présent ne cesse de se dérober. Un homme qui devient à la fois enquêteur et sujet de son enquête.
Resté inédit à ce jour, ce fascinant roman existentiel fait partie de «l'oeuvre au noir» de Donald Westlake, dans la lignée du Couperet et du Contrat.
Donald Westlake (1933-2008) est l'un des grands maîtres du roman policier américain. Ses héros, Dortmunder et Parker, lui ont assuré une réputation mythique et ses livres ont été portés de nombreuses fois à l'écran.
La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 9 février 2012
L'errance d'un homme à la recherche de son passé dans l'Amérique ordinaire. Roman posthume et radical de Donald Westlake...
L'histoire de Paul Cole est une expérience concrète, radicale, existentielle, comme celles de Grégoire Samsa ou de Robinson Crusoé. Elle a lieu dans ce purgatoire de solitude qu'est l'Amérique ordinaire. Qu'on soit ou non américain, elle devient vite la nôtre. Plus il perd ses souvenirs, ses amis, son métier, son talent, plus son existence devient une possibilité de la nôtre : «Et si ça m'arrivait ? Et si je perdais tout ce qui a fait de moi l'homme que je suis ?» Dans la vraie vie, sans doute aurions-nous pour béquilles une famille, des amis, des institutions. Mais la vraie vie, la plus cruelle, c'est quand l'identité disparaît. «Je» n'est plus rien, sinon un autre. Paul enquête sur sa propre disparition...
Paul Cole a oublié sa vie, la littérature s'en souvient.