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Une série de meurtres étranges frappe les laboratoires de l'Inserm à Paris. Les victimes, de brillants hématologues et cancérologues, ont toutes été vidées de leur sang...
Le capitaine Christine Deroche est chargée de l'affaire et pense tout d'abord mener une enquête de routine, mais elle reçoit bientôt des bouquets de fleurs et des messages mystérieux qui font le lien entre son passé et celui de l'assassin. Puis ses proches disparaissent un à un et la mission tourne au cauchemar.
Commence alors, pour Christine et son équipe, un voyage dangereux et palpitant, à Paris, Bordeaux et le long de la Garonne, sur la piste d'un meurtrier à la fois victime et bourreau, inquiétant et flamboyant.
Lauréate du grand prix de l'Imaginaire, JEANNE FAIVRE D'ARCIER, que l'on a surnommée à ses débuts "la Anne Rice française", a écrit une douzaine de romans noirs et fantastiques. Elle partage sa vie entre Paris, Bordeaux et le Cap-Ferret, où elle trouve son inspiration face à l'océan. Avec Le Dernier Vampire, elle signe un roman où se nouent les fils du polar, de l'histoire et du roman fantastique.
Les courts extraits de livres : 11/02/2012
Vissée devant l'écran de son Macintosh, Christine s'attarde dans le bureau biscornu qu'elle partage avec deux autres officiers de police judiciaire sous les combles du 36, quai des Orfèvres. Il est près de 20 heures. L'un des membres de son groupe, un grand échalas voûté d'une quarantaine d'années, habillé d'un costume tire-bouchonné, se glisse d'un pas traînant à travers un capharnaüm de bureaux métalliques, d'armoires boiteuses et de chaises en skaï délavé :
- Encore là ? Tu vas me faire le plaisir de filer !
La jeune femme relisait ses conclusions sur le meurtre d'un banquier maquillé en suicide par la veuve et son gigolo. Elle se frotte les paupières et pose un regard flou sur la chevelure blond filasse et la longue barbe grisonnante de son collègue :
- Où veux-tu que j'aille ?
- Mais au théâtre, Kris !
Pestant qu'elle allait oublier, elle se rue vers le corridor. Et se ravise :
- Je t'emmène avec moi à Pantin, voir la pièce ?
Les yeux délavés du lieutenant Dumont s'attardent sur le blouson de cuir élimé, le jean et les chaussures de tennis éculées que la jeune femme arbore de janvier à décembre. Il persifle qu'il vendrait père et mère pour la voir toute de lin et de mousseline vêtue, la frimousse poudrée, de longs cheveux d'or jusqu'aux reins, mais qu'une urgence l'oblige à décliner cette proposition alléchante.
- Tu ne sais pas ce que tu rates ! plaisante Christine avec un clin d'oeil.
- Oh si, la consécration d'une nouvelle reine des planches ! Malheureusement, on vient de retrouver le cadavre d'un gosse au 22, à cent mètres d'ici...
- Au 22, quai des Orfèvres ? C'est un gag ? coupe Christine, éberluée.