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.. Russia blues

Couverture du livre Russia blues

Auteur : Hélène Blanc | Renata Lesnik

Date de saisie : 28/02/2012

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Ginkgo, Boulogne-Billancourt, France

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782846792011

GENCOD : 9782846792011

Sorti le : 23/02/2012

  • Le courrier des auteurs : 07/04/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Renata LESNIK, cette Moldave russophone, diplômée de la prestigieuse université Lomonossov de Moscou en langues et philologie, est réfugiée politique en France depuis 1981.

Ancienne journaliste à Radio Moscou Internationale, aujourd'hui auteur, documentaliste et traductrice de russe-roumain, elle a notamment traduit Mikhaïl Boulgakov.

En France, elle fut la première à traduire en français un numéro intégral de «La Pravda» soviétique (1986), puis de «L'Etoile Rouge», le journal de l'Armée (1987).

1986-1989 : elle fonde la toute première revue de presse mensuelle à partir de la presse soviétique, intitulées «Ici Moscou» puis «L'Autre Pravda».

Initiatrice de multiples projets, collaboratrice de nombreux journaux et de Radio Liberty, régulièrement invitée par les médias français ou étrangers comme analyste politique, Renata Lesnik s'est affirmée, depuis les années 1980, comme l'un des meilleurs spécialistes du soviétisme et du post-soviétisme.

Hélène BLANC :
Docteur ès-Etudes slaves des Langues Orientales (ENLOV), parlant couramment le russe, Hélène Blanc fait l'essentiel de sa carrière au C.N.R.S

Médiatique, reconnue de longue date comme l'un des grands experts des mondes slave et est-européen, ses travaux de politologue-criminologue et ses ouvrages politiques sur l'Est, la criminalité organisée (mafias, oligarchies) et les services secrets soviéto-russes, font autorité en Europe.

Elle dirige en outre la revue européenne Transitions & Sociétés.

Hélène Blanc collaborant depuis vingt-cinq ans avec la politologue Renata Lesnik, c'est ensemble qu'elles ont initié la «recherche d'investigation» en révèlant, dès 1987, l'existence de mafias soviétiques protégées par le pouvoir politique et les services secrets, ouvrant ainsi de nouveaux champs de recherche.
Après avoir pronostiqué les deux putschs de 1991 et 1993 à Moscou, décelé l'émergence des oligarques sous Eltsine, elles annonçaient l'apparition des nouveaux oligarques des années 2000 et la mutation sociopolitique de la Russie sous la présidence de Vladimir Poutine. À partir des faits, elles ont également décrypté le système KGB en place et annoncé, dès 2004,la passation des pouvoirs présidentiels entre Poutine et Medvédev en 2008 et 2012. (Voir «T comme Tchétchénie»)

Consultantes de grands magazines d'enquêtes tels "Résistance" : première émission sur «Les droits de l'Homme en URSS» (Antenne 2, 1987), «52 minutes» (Antenne 2, 1988-89), Envoyé Spécial : notamment «Mafias et décharges de Moscou» (France 2, 2000), Capital ou encore "Secrets d'actualité" : «Qui a voulu tuer le président ukrainien Youchtchenko ?» (M6, 2006), etc. Elles ont, par ailleurs, conseillé le cinéaste J-M Carré pour le film «Koursk, un sous-marin en eaux troubles», 90', 2004. Elles ont signé une quinzaine d'ouvrages, dont
quelques best-sellers.

Ouvrages :
. Renata Lesnik, «Ici Moscou», Hachette, 1982.
. Renata Lesnik, Hélène Blanc, «L'Empire corrompu», Robert Laffont, 1990.
. Hélène Blanc, «Les auteurs du Printemps russe», Noir-sur-Blanc, 1991.
. Renata Lesnik, Hélène Blanc, «Qui abattra Eltsine ?», Le Rocher, 1992.
. Renata Lesnik, Hélène Blanc, «Pouvoir et mafias», in Version Originale : CEI géopolitique eurasienne, N°2, pp. 93-100, 1993.
. Renata Lesnik, «Ma vie en rouge», Michel Lafon, 1995.
. Renata Lesnik, Hélène Blanc, «L'Empire de toutes les mafias», Les Presses de la Cité, 1996.
. Hélène Blanc, Renata Lesnik, «Saveurs de Russie», Livre de Poche, Hachette, 1998.
. Hélène Blanc, «Le Dossier noir des mafias russes», Le Griot-Balzac, 1998.
. Hélène Blanc, Renata Lesnik, «Le Mal russe», l'Archipel, 2000.
. Hélène Blanc, «KGB connexion, le système Poutine», chez Hors Commerce, 2005.
. Renata Lesnik, «La Rebelle aux pieds nus», chez Hors Commerce, 2005.
. Hélène Blanc, «T comme Tchéchénie», chez Ginkgo éditions, 2005.
. Renata Lesnik, «La Locomotive ivre», nouvelles de Boulgakov traduites du russe, chez Ginkgo, 2005.
. Hélène Blanc, Renata Lesnik, «Les Prédateurs du Kremlin», (1917-2009), Le Seuil, 2009.
. Hélène Blanc, Renata Lesnik, «Staline, Béria, le grand retour», in Revue Diplomatie, N°39, pp.75-80, 2009.
. Renata Lesnik, «La princesse Orange, le mystère Timochenko», traduction du russe pour Noir-sur-Blanc-Buchet-Chastel (sous presse).

Filmographie :

«Ainsi parlait Pliouchtch...», d'Hélène Blanc & Renata Lesnik, réalisé par Serge Gauthier-Pavlov, 60', pour l'Autre film, 2010.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
En s'appuyant sur les témoignages de Russes éminents et les enquêtes courageuses menées par la Novaya Gazeta, ce livre donne les clés pour comprendre le personnage de Vladimir Poutine et la situation réelle de la Russie. On va de surprise en révélation.
En dépit de la propagande et de la désinformation ambiantes, désormais les «Indignés» russes se font entendre et dénoncent le cynisme d'un pouvoir autiste face à leurs aspirations légitimes...
Le bilan qu'ils font d'un système prédateur est sans complaisance.
Pour la première fois, «Russia Blues» leur a largement donné la parole...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Avant de s'éteindre, en juin 2011, le dernières phrases de la dissidente Eléna Bonner traduisaient ses inquiétudes concernant la société russe :
«La Russie est dirigée par de véritables ourki !»
Cet argot quasi intraduisible fait référence aux pires produits de la jungle carcérale : des êtres cruels, brutaux, sadiques. Des «robocops» qui n'ont plus rien d'humain...»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Le concerto N°2 pour piano de Tchaïkovski.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La passion de la Russie éternelle et l'amour du peuple russe qui possède des dons, des talents multiples et de nombreuses qualités - dont l'humour du désespoir - et que l'on connaît assez mal en Europe. Un peuple immense, coura-geux, plein d'abnégation, qui sait se sacrifier pour de grandes causes. Et qui, en dépit de tout, veut croire en un avenir meilleur pour ses enfants... Un peuple formidablement attachant, chaleureux, hospitalier, sentimental. Un peuple exceptionnel.
Le bilan hallucinant des années Poutine fait mieux comprendre la vie quotidienne de la population. Les raisons de son réveil ainsi que ses aspirations légitimes.


  • Les présentations des éditeurs : 07/04/2012

Vingt ans après l'implosion de l'URSS, le bilan des années Poutine s'avère hallucinant.

L'État ne survit que grâce aux rentes pétrolière, gazière et à la vente de matières premières. Le pays est la proie d'une corruption colossale et les élites ont pactisé avec «le milieu».

Mais la société a changé : elle refuse les violations systématiques de ses droits, l'absence totale de contre-pouvoirs, un régime où le FSB, héritier du KGB, règne en maître absolu, reléguant parfois les citoyens au rang de serfs modernes.
Les Russes ne supportent plus cet État pillard, la fraude, le racket généralisés, l'arbitraire total d'une «justice» aux ordres. Ils rejettent les simulacres d'élections.

Et le pacte Medvédev-Poutine pour la présidence, qui aurait dû rester secret, a mis le feu aux poudres.

Après les «révolutions de couleur» en Géorgie, en Ukraine, au Kirghizstan, après le Printemps arabe, les «Indignés» russes se font entendre et dénoncent le cynisme d'un pouvoir autiste face à leurs aspirations légitimes...

Le bilan qu'ils font d'un système prédateur est sans complaisance. Pour la première fois, Russia Blues leur a largement donné la parole...

Les auteurs

On ne présente plus les politologues Renata Lesnik et Hélène Blanc auxquelles on doit la découverte des mafias soviétiques, des oligarques Eltsine, puis Poutine, l'annonce des putschs de 1991 et 1993 à Moscou, et le décryptage du système KGB en place. Depuis trente ans, à travers leurs nombreux ouvrages dont L'Empire corrompu, L'Empire de toutes les mafias, Le Mal russe, KGB connexion ou encore Les prédateurs du Kremlin, elles nous livrent, en partant des faits, des analyses lucides et pertinentes.


  • Les courts extraits de livres : 16/04/2012

LOGIQUE D'UNE DÉCADENCE

Carla Del Ponte est une vieille connaissance. Au milieu des années 1990, ce procureur général de la Confédération helvétique traquait les mafias italiennes et russes sévissant en Suisse, en instruisant des affaires sensibles que nous avons largement exposées dans de précédents ouvrages.
Cette femme de caractère, dont chacun constatait la détermination et le mérite, connaît bien la corruption russe pour y avoir été souvent confrontée. Son zèle a-t-il dérangé quelques puissants ?
A-t-il gêné le business international de blanchiment d'argent sale ? Toujours est-il qu'elle fut nommée à la Cour pénale internationale de La Haye où elle enquêta notamment sur le cas Milosevic.
Aujourd'hui ambassadeur de Suisse en Argentine, l'ancien magistrat constate sans ambages :
«Le Tribunal international est obligé de combattre la corruption russe !»
En effet, d'après le Corruption Perception Index, la Russie tombe de plus en plus bas, se transformant en un État totalement pillard.
Dans le Daily Mail, la plume d'Edward Lucas livre le sombre bilan des officiels américains. Ceux-ci, lucides, affirment que la Russie «dirigée par des escrocs, des voyous et des espions, (...) est la proie d'une corruption colossale et d'une anarchie brutale». Ils la considèrent désormais comme «un État mafieux, où le redoutable successeur du KGB soviétique, le FSB, jouissant d'un vaste pouvoir, opère dans un État sans État dans lequel les abîmes de corruption ont dépassé les 200 billions de livres annuels.»
La situation est-elle désespérée pour autant ?
Carla Del Ponte veut espérer le contraire à la condition que le monde refuse de se laisser contaminer :
«Mais seulement si les États civilisés, aux économies beaucoup plus transparentes, unissaient leurs efforts en dressant un barrage destiné à endiguer les flots de cette corruption. (...) En un mot, il serait opportun de décréter "crimes contre l'humanité" les vols massifs des biens du peuple. Au bas mot. De leur attribuer le statut "d'affaires internationales" et de les placer sous la juridiction du Tribunal de l'ONU. Comme c'est déjà le cas pour des criminels de guerre du type Milosevic, Mladic, Karadjic, par exemple.»


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