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.. L'entretemps : conversations sur l'histoire

Couverture du livre L'entretemps : conversations sur l'histoire

Auteur : Patrick Boucheron

Date de saisie : 14/06/2012

Genre : Philosophie

Editeur : Verdier, Lagrasse, France

Collection : Sciences humaines

Prix : 13.00 €

ISBN : 9782864326724

GENCOD : 9782864326724

Sorti le : 01/03/2012

  • Le courrier des auteurs : 14/06/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Un historien qui aime s'adresser à ceux qui ne croient pas à l'histoire

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La frise du temps, et le plaisir qu'on trouve parfois à la froisser

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Ils sont trois, autant dire plusieurs. Ni une foule, ni un seul : quelques-uns. Ils sont venus nommer le temps, calmer l'affolement des noms, reconnaître ce qu'il y a de cassant dans le temps"

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Pas une musique qui marche au pas. Nécessairement du jazz : un thème, des variations sur ce thème, un peu d'improvisation, quelques bons vieux standards.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un certain goût pour la lenteur, le désir d'espacer le temps, de rendre aux mots leur étrangeté, ce que le personnage d'âge moyen qui s'intercale entre deux grandeurs (l'entretemps, donc, dans le pli de l'histoire) aurait appelé : le commentaire


  • Les présentations des éditeurs : 06/04/2012

Quel est le problème ? On le dira ici simplement, tant est criante son actualité. Il s'agit de trouver les lieux où peut se dire le politique.
Non pas la parole instituée et instituante de la grande émotion révolutionnaire, mais celle, vibrante, efficace pour chacun, qui cheminera librement dans nos vies. Car elle s'énonce partout, sauf là où elle s'annonce comme politique.

Face aux textes, devant l'image, il faut pour la saisir s'adonner à quelques exercices de lenteur. Faire comme eux, les trois philosophes. Trois hommes d'âge différent, qui méditent, qui commentent et qui espèrent. Ils prennent la mesure de la diversité du monde, tandis que le jour faiblit. Mais qui sont-ils ?
Giorgione a peint la succession des âges comme une énigme. Alors tentons de les faire converser, depuis le pli du temps qu'ils occupent, arrêtés là, désoeuvrant le cours glorieux des siècles - dans l'entretemps.



  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 7 juin 2012

Dans un rapport à la longue durée qui peut évoquer Braudel mais ne résume pas la profonde réflexion méthodologique de l'auteur du décapant Léonard et Machiavel, Boucheron interroge le besoin de morcellement, de fracture temporelle qui fausse le regard en le cloisonnant. Œillères dangereuses au coeur du tumulte du monde. Rappelant le double cri du dramaturge Wajdi Mouawad " Nous sommes en guerre/nous sommes en manque ", l'historien revient à Machiavel, ce penseur par gros temps quand le péril imminent est encore innommable. " L'histoire n'est rien d'autre que cela : un moyen de dévisager cette hantise, avec la froide exactitude qu'exige l'urgence des temps cassants. " Dans une langue splendide qui conjugue malice et gravité, Boucheron, avant de citer Mon siècle d'Ossip Mandelstam pour prendre congé, rappelle la maxime de Benjamin qu'il a adoptée comme boussole : " Faire oeuvre d'historien ne signifie pas savoir "comment les choses se sont réellement passées". Cela signifie s'emparer d'un souvenir, tel qu'il surgit à l'instant du danger. "


  • La revue de presse Marc Semo - Libération du 5 avril 2012

Le médiéviste Patrick Boucheron s'interroge sur l'effritement et les découpages du temps. Son temps est toujours celui d'un entre-deux. «L'historien est le fils d'au moins deux époques, la sienne et celle qu'il étudie», notait le philosophe allemand Siegfried Kracauer, soulignant que «son esprit n'est pas localisable et il déambule sans domicile fixe». C'est là aussi d'un «entre-temps» qu'il s'agit, tout comme l'est autrement le Moyen Age, défini comme tel par les humanistes en même temps qu'ils inventaient la Renaissance. D'où le titre de ce nouvel essai du médiéviste Patrick Boucheron que l'on pourrait comparer à un divertimento - genre musical brillant dont la légèreté n'est qu'apparente...
Mais au-delà de brillantes digressions sur le temps, ce livre s'interroge aussi sur les tragédies qui viennent. Il fait sienne la maxime de Walter Benjamin : «Faire oeuvre d'historien ne signifie pas savoir comment les choses se sont réellement passées ; cela signifie s'emparer d'un souvenir tel qu'il surgit à l'heure du danger.» L'historien écrit écartelé, mais toujours au présent.


  • Les courts extraits de livres : 27/02/2012

I. Ce que voit Giorgione

Un jeune garçon, un homme mûr, un vieillard : trois âges, c'est entendu. Mais pour le reste, qui sont-ils et que font-ils ? On croit les reconnaître, on est sur le point de deviner : cet air, l'ébauche d'un geste, l'objet qu'ils brandissent, la couleur de ce vêtement, ne serait-ce pas... ? Et puis non, ce n'est pas lui, pas ça, enfin pas exactement. Eux-mêmes semblent égarés, perplexes et isolés - ils ne se parlent pas, ne se touchent pas, se regardent à peine. Ils ont grimpé des rochers en forme de gradins et sont sous les feuillages, face à l'antre. Ils espèrent, ils mesurent, ils méditent - mais quoi ? On n'y comprend rien. Le temps presse pourtant : nous qui les regardons sommes face à l'Occident. Le soleil couchant y jette entre deux collines ses dernières clartés. Sa lumière infuse fait encore crier les couleurs. Mais bientôt, l'obscurité va tout envahir et faire sombrer le monde, l'arbre au centre du tableau est déjà mort, squelette calciné, comme ceux que dessinent les enfants dans les pays en guerre. Avez-vous vu Melancholia de Lars von Trier ?

Arrêtés par l'image, face aux découpes du temps, devant l'histoire qu'elles cisaillent, orphelins de ses certitudes. Nous en sommes là. A Venise, entre 1504 et 1506 sans doute, Giorgione a peint cette inquiétude, dans un tableau que nous appelons aujourd'hui Les trois philosophes. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : la peinture résiste de prime abord au déchiffrement parce qu'elle ne figure rien d'autre que l'énigme de la connaissance. Une seule question, béante comme la bouche d'ombre qui aspire le regard vers la gauche : qu'est-ce que comprendre le monde ? Bien entendu, dès lors qu'on se sent désemparés, on n'a plus le choix. On fait comme on a toujours fait, comme le vieil homme on tire de sa poche des pages griffonnées d'écritures anciennes et, agrippés à nos livres tel un rescapé aux planches pourries d'un naufrage, on dit : il doit bien y avoir une solution, et où se peut-elle trouver ailleurs que dans la lecture des auteurs anciens ?
Alors reprenons. Une grotte et une forêt profonde, les lueurs au lointain qui se fraient un chemin entre deux pans du rideau de la nuit : l'oeuvre invite d'emblée à une lecture allégorique, à la manière de Dante, qui doit extraire la vérité de sa gangue d'obscuritas. Pour le spectateur cultivé de l'Italie du début du XVIe siècle en tout cas, point de doute : de même que la caverne ne peut être que celle de la République de Platon, de même la tension entre la selva oscura des péchés et les monts des vertus aux couleurs tendres évoque immanquablement le faticoso viaggio du poète de la Comédie.


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