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.. La vie poétique. Volume 2, Une façon de chanter

Couverture du livre La vie poétique. Volume 2, Une façon de chanter

Auteur : Jean Rouaud

Date de saisie : 24/05/2012

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.90 €

ISBN : 978-2-07-013729-9

GENCOD : 9782070137299

Sorti le : 01/03/2012

  • Le courrier des auteurs : 12/05/2012

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis quelqu'un qui écrit

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La chanson comme marqueur de son temps et instrument d'un changement d'époque.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Si on me proposait aujourd'hui sa jeunesse, je dirais non merci, sans façons."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Turn turn turn des Byrds

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'air du temps

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
M'asseoir à mon bureau et ouvrir mon ordinateur

7) Comment vous vient l'inspiration ?
En écrivant

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Il semble qu'à douze ans la chose était bien engagée.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
L'enfant élu de Ernst Wiechert

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Ce que je sais c'est qu'un créateur, ça crée.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
C'est là que je découvre ce que je ne connais pas. On ne peut pas commander sans connaître.


  • Les présentations des éditeurs : 24/05/2012

Il aura fallu sa disparition pour que me revienne que c'est à Joseph, le compagnon de ma jeunesse, que je devais ma première guitare. Un présent inestimable pour affronter la modernité quand déferlait sur nos têtes rurales la folle exubérance des groupes anglais qui nous forçaient à bouger nos corps empruntés. A quoi nous n'avions pas été préparés. La bande-son de notre enfance était rudimentaire : les cloches de l'église, le chant des coqs, et derrière le mur du jardin les seules notes d'un piano sous les doigts d'Émile. Cette pauvreté musicale était d'autant plus étonnante que nous venions d'une famille de musiciens. Ma mère qui dans le souvenir de sa soeur jouait si bien, pourquoi nous avait-elle privés de musique quand on apprenait qu'un naufragé volontaire avait dû son salut aux partitions de Bach embarquées dans son canot ? C'est ainsi que je mis les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu, jouant mal de plusieurs instruments, courant les routes, une guitare en bandoulière, sommant une charmante vieille dame de me donner des cours de piano, reprenant dans un anglais approximatif les hymnes du temps, demandant au jeune homme sombre derrière l'écran de ses cheveux de mettre en refrain sa mélancolie. «Si je me plains c'est une espèce de façon de chanter», écrivait Rimbaud à sa mère, du rocher brûlé d'Aden. Voilà très précisément ce qu'il faut entendre : une espèce de façon de chanter.

J.R.

Romancier et essayiste, Jean Rouaud est né en 1952. Il a obtenu le prix Goncourt en 1990 pour son roman Les champs d'honneur. Il a récemment publié aux Éditions Gallimard L'imitation du bonheur (collection blanche, 2006, Folio n° 4590), Préhistoires (collection blanche, 2007), La fiancée juive (collection blanche, 2008), La femme promise (collection blanche, 2009, Folio n° 5056), Comment gagner sa vie honnêtement (collection blanche, 2011).



  • La revue de presse Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 19 avril 2012

«Si je me plains, c'est une espèce de façon de chanter», écrit-il plus tard à sa mère. C'est cette espèce de chant-là, étranger aux écoles et aux académies, qui a inspiré le nouveau récit de Jean Rouaud dont l'entreprise autobiographique, dirigée d'abord vers père, mère, grands-parents, oncles et tantes, s'élargit ici au cousin Joseph puisque c'est lui, Joseph, qui fut le tuteur fatal et, par son dangereux prosélytisme, le responsable de cette carrière manquée. L'humeur moqueuse avec laquelle l'écrivain en rapporte ici le détail agrandit son sujet au format d'un monde englouti, à la façon dont cet exilé argentin, qu'on y croise subrepticement, respirait l'odeur de la pampa tout entière dans un petit pot d'herbe aux ânes chaque fois qu'il avait le mal du pays. Et mon Dieu, c'est superbement chanté.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, avril 2012

Dans un bourg avec une église dont le clocher sonnait tous les quarts d'heure. C'est dans cette maison de famille avec une cuisine, dont la table était recouverte d'une toile cirée à carreaux vieux rose et blancs, où trônait une volumineuse radio, qu'a grandi d'un garçon né à la poésie "par la pluie". Plus friand de Rimbaud que de Cocteau, le petit Rouaud allait ensuite succomber à la prose de Céline, le "proscrit de Meudon".. Revoici une époque où le futur écrivain faisait volontiers siens les mots d'Henri Calet : "Ne me secouez pas, je suis plein de larmes." Comment oublier le jour où son père le déposa en fin d'après-midi dans la cour d'un collège, l'obligeant à se replier dans la rêverie pour parer un chagrin phénoménal ? Comment oublier les sanglots, les larmes de feu qui l'emplirent alors ?


  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 25 avril 2012

Suite de Comment gagner sa vie honnêtement, qui allait de l'enfance jusqu'aux confins de la grande adolescence, en ce qu'on appelait alors la Loire-Inférieure, ce deuxième épisode est toujours aussi musical qu'historique. Car il y a une musique Rouaud, qui séduit immédiatement le lecteur, faite de longues phrases où les croches des souvenirs suivent un tempo à la fois grave, nostalgique et plein d'humour.


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 29 mars 2012

Depuis Sur la scène comme au ciel (1999), l'oeuvre de Jean Rouaud se construit en un fascinant entremêlement d'autobiographie et de réflexion. En ce qui ressemble de plus en plus à un art poétique...
Une façon de chanter s'inscrit à son tour dans cette démarche. L'on y retrouve en même temps l'univers familier de Jean Rouaud et l'état le plus récent de sa réflexion sur le travail de transfiguration par l'écriture...
Si Jean Rouaud poursuit le récit entamé il y a vingt-deux ans, il garde également ouverte la porte de son atelier d'écriture. Non sans malice. Ni peut-être nouvelles ruses narratives. Mais avec une formidable alacrité. S'affirmant de nouveau comme un écrivain majeur.


  • Les courts extraits de livres : 24/05/2012

Sans lui je n'aurais rien retenu de mai 68, qu'un condensé de jours fériés se déroulant à l'identique, le temps, comme à sa première seconde, ayant cette faculté de compresser dans le souvenir la répétition des heures semblables, ce que l'on vérifie dans tous les récits d'internement où la recension d'un jour de prison au rituel immuable vaut pour de longs mois d'incarcération, de sorte que, sans le cousin Joseph, ce surplus de congés offert par un soubresaut de l'histoire se serait fondu en une seule pensée confuse, comme un point de grisaille de notre univers sans joie. A quoi nous étions accoutumés. Pendant les vacances nous restions à la maison à étirer les heures, nous demandant ce que nous pourrions bien faire, ce qui constituait notre principale occupation, nous lamentant des semaines à l'avance de la reprise prochaine des cours. C'était lui déjà, notre cousin, qui après déjeuner remontait la rue principale et venait apporter un remède provisoire à notre ennui. Nous l'attendions comme on guette une éclaircie. Et le trajet se faisait toujours dans ce sens, jamais dans l'autre, nous descendant le bourg, ce qui, cet interdit, tenait à notre mère qui pensait que nous étions davantage en sécurité entre les murs de notre jardin, et qu'il y avait un risque à traverser la rue. Ce qui tombait bien, cette distribution des rôles. De Joseph, sa mère, notre tante Claire, disait qu'il ne tenait pas en place. Nous si. Il lui était donc facile de nous trouver, toujours au même endroit, dans la cuisine, même par beau temps, attablés par défaut devant un jeu de société, une réussite ou un puzzle de mille pièces que nous envoyait la correspondante anglaise, ou le plus souvent devant rien, occupés principalement à regarder tomber le jour par la verrière. Joseph ayant franchi la centaine de mètres qui séparait nos deux maisons, il n'était pas question de lui proposer de se joindre à notre emploi du temps immobile, sauf si au-dehors la pluie battait trop fort. Il lui fallait des activités de plein air, et nous filions alors dans le jardin qui à nous ne servait à rien. Avec Joseph du moins nous en profitions.

Il existe une photo en noir et blanc, prise devant le grand portique installé par notre père, avec balançoire, anneaux et corde à noeuds, de deux petits garçons en blouse d'écolier, de quatre ou cinq ans, jouant à remplir de sable la benne d'un camion en bois. Ce camion, je l'avais découvert au pied de la crèche un matin de Noël, et en dépit d'une facture assez rudimentaire avec sa cabine bleu cubiste, sa benne jaune, son absence de portières et un disque argenté en guise de volant, pas une seconde je n'avais douté qu'il pût ne pas être le fruit d'une intervention divine. (...)


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