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.. Pour seul cortège

Couverture du livre Pour seul cortège

Auteur : Laurent Gaudé

Date de saisie : 01/11/2012

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Domaine Francais

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782330012601

GENCOD : 9782330012601

Sorti le : 19/08/2012

Beau roman de Laurent Gaudé qui y développe les thèmes qui lui sont chers : la mort, l'héritage et la place que l'on veut occuper dans le monde. A lire pour se laisser bercer par la poésie des mondes antiques.


Belle écriture et souffle épique pour ce récit de la fin d'Alexandre le Grand. Après sa mort, la fille de Darius, roi perse vaincu, qui avait choisi de se retirer du monde, de ses dangers, de ses intrigues mortelles, accepte pourtant de ramener le corps d'Alexandre sur sa terre d'origine.

Laurent a su se glisser dans le style superbe des épopées classiques, mais cela reste un peu compliqué à lire, on se sent bien ignorant de tout ça !

A conseiller et réserver sans doute aux passionnés d'histoire ancienne et amateurs de tragédies grecques.


Alexandre le Grand va mourir. Tout le monde se presse à son chevet. Tout le monde a la même question en tête : qui va lui succéder ? Qui saura perpétuer la grandeur de son royaume.
Pendant que ses disciples se déchirent une jeune femme tente d'échapper à son destin...
Laurent Gaudé renoue avec le roman épique qui a fait le succès de "la mort du roi Tsongor". Une très belle réussite, comme toujours ! un roman mythique, poignant et poétique !


  • Les présentations des éditeurs : 27/08/2012

Le point de vue des éditeurs

En plein banquet, à Babylone, au milieu de la musique et des rires, soudain Alexandre s'écroule, terrassé par la fièvre.
Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant la suite, se disputant déjà l'héritage - et le privilège d'emporter sa dépouille.
Des confins de l'Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et d'un temple éloigné où elle s'est réfugiée pour se cacher du monde, on tire une jeune femme de sang royal : le destin l'appelle à nouveau auprès de l'homme qui a vaincu son père...
Le devoir et l'ambition, l'amour et la fidélité, le deuil et l'errance mènent les personnages vers l'ivresse d'une dernière chevauchée.
Porté par une écriture au souffle épique, Pour seul cortège les accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l'Histoire, leur ouvrant l'infini de la légende.

Romancier, nouvelliste et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé publie son oeuvre, traduite dans le monde entier, chez Actes Sud. Il est notamment l'auteur de La mort du roi Tsongor (2002, prix Goncourt des lycéens, prix des Libraires) et du Soleil des Scorta (2004, prix Goncourt, prix Jean-Giono).



  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 27 septembre 2012

Sous la plume du romancier, les derniers jours d'Alexandre le Grand deviennent une épopée...
Laurent Gaudé orchestre des chevauchées héroïques (celle de Dryptréis galopant vers Babylone) et des défilés somptueux (l'armée d'Alexandre s'égrenant à son chevet, le contingent de pleureuses accompagnant sa dépouille à sa mère). Il mêle le grandiose à l'intime et la prose aux incantations. L'écrivain excelle dans cette sorte de poème épique qu'il cisèle et travaille à l'os, remodelant la matière sans paraître le moins du monde impressionné par son sujet. Il traite d'un personnage de l'Histoire mais se permet de réécrire la légende pour y insuffler ce qui fait souvent défaut au roman historique. Son aisance étonne toujours. Alors si l'on ne dédaigne pas le genre, on ne peut que souscrire à ce récit qui tisse le lien avec la tragédie antique.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2012

Et le voici face à Alexandre le Grand, l'insatiable conquérant. L'extirper de l'Histoire pour en faire un homme de chair et de sang est un pari dément, peut-être même un sacrilège. Mais Laurent Gaudé n'a peur de rien, attrapant le héros mythique pour en faire un être possédé par une vision, une poupée fragile qui se laisse chahuter...
Telle une fable, un rituel, ces deux voix disent la fin d'un monde entièrement lié à la conquête. Laurent Gaudé plonge dans l'épopée, fait surgir les cris des victimes sur la route, les hurlements des pleureuses quand Alexandre meurt. Il veut offrir au lecteur le souffle de l'Histoire sans se préoccuper de dire la vérité. Alexandre est son fantôme protégé par une troupe qui a tout des cavaliers de l'Apocalypse.


  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 29 août 2012

À ce moment de nos lectures (on n'a jamais fini...), le plus beau roman de la rentrée. Laurent Gaudé, dans son style toujours limpide, parfois jusqu'à la sécheresse feinte, nous entraîne dans un moment tragique de l'histoire universelle : la mort d'Alexandre le Grand. Il en fait une épopée, une sorte de course par étapes non seulement contre la mort, mais contre l'histoire...
Pourquoi s'intéresser à tout cela ? Parce que Laurent Gaudé a trouvé le ton juste pour le raconter. Pas d'emphase. Des émotions contenues, toujours à fleur de peau, à fleur de sable. Une densité et une rapidité dans les épisodes qui excluent le pathos et l'étalage de peintures criardes. C'est le fait d'un grand écrivain que de faire aujourd'hui, d'un roman-poème sur Alexandre le Grand, un livre prenant, vertigineux, d'un contemporain évident. Car il concerne les drames de notre temps en remettant au centre du langage des mots comme loyauté, paix, silence, esprit, rêve et le dernier du livre : éternité.


  • Les courts extraits de livres : 27/08/2012

Au premier spasme, personne ne remarque rien et ceux qui l'entourent rient encore. Il a un mouvement des épaules, à peine, comme pour se protéger d'un coup invisible, un geste infime qui se perd dans la cohue du banquet, il se plie légèrement en deux et porte la main à son ventre. La douleur est si aiguë qu'elle le tétanise pendant quelques secondes mais avant qu'il ne crie, avant qu'il n'ait même le temps d'avoir peur, elle disparaît. La musique autour de lui est de plus en plus forte, capharnaüm de rires, de flûtes et de tambours. Il reprend son souffle. Il a senti, dans ses entrailles, cette chose naissante - comme un affaissement du corps, mais la douleur est passée si vite qu'il en reste étonné. Il relève la tête, constate qu'autour de lui tous les convives continuent à rire sans que personne n'ait rien remarqué, et demande alors à ce qu'on le resserve.

Elle vient de se lever et l'air du matin, face aux hautes montagnes d'Arie, s'est vidé des sons du monde : vol d'oiseaux, souffle de vent, clameur lointaine... Tout est froid et immobile. Elle est loin de Babylone, sur la terrasse de ce temple suspendu qu'elle a choisi pour refuge. Les prêtres se lèvent, eux aussi, les uns après les autres, comme chaque matin, pour vaquer en silence à leurs tâches. Et puis, d'un coup, un d'entre eux s'immobilise sur les remparts en pointant du doigt la plaine. "Regardez !" Elle fait comme les autres, s'avance avec célérité vers le muret, impatiente de voir ce qu'il indique, mais au moment où elle pose la main sur le rebord, elle sent autour d'elle l'air se charger de menaces.

Il a repris son verre et boit à la macédonienne, comme le faisait son père, à grandes gorgées, sans couper le vin, jusqu'à être saoul et vaciller. Lorsqu'il repose sa coupe sur la table, il essaie de se lever mais n'y parvient pas et retombe lourdement sur sa chaise. L'alcool lui fait tourner la tête. Il sent les regards sur lui. Personne n'a remarqué qu'il a été traversé de douleur mais tout le monde s'aperçoit qu'il est saoul. Les visages qui l'entourent changent. Il leur fait peur lorsqu'il est ivre. Depuis le banquet de Samarkand où il a tué de ses propres mains son frère de sang Cleithos, ils blêmissent lorsqu'ils le voient perdre conscience dans le vin. Plus personne ne peut dire ce qui va naître lorsque l'alcool voile ses yeux et trouble sa diction... Il essaie de saisir la coupe qui est devant lui et que quelqu'un vient de remplir à nouveau mais ses gestes sont gourds. C'est comme si sa main ne lui appartenait plus. Elle se déplace avec une étrange lenteur et semble contourner les objets qu'il voudrait saisir. Séleucos, qui est à ses côtés, le remarque comme il voit qu'Alexandre veut parler et n'y parvient pas mais il ne dit rien. Il n'ose pas. À l'autre bout de la salle, un groupe applaudit Ptolémée qui danse au milieu des musiciens en essayant d'imiter les femmes du royaume de Sambos. Torse nu, le corps souillé de vin, le général macédonien hurle, rit, et tous ceux qui l'entourent frappent des mains pour scander sa danse obscène. Alexandre les fixe sans que l'on puisse dire si le vacarme qu'ils font l'irrite ou l'enchante. Cela fait des semaines qu'ils vivent ainsi de banquets en banquets, des semaines qu'ils fuient la lumière du jour qui leur vrille le crâne après leurs nuits d'ivresse. Ils mangent chaque fois comme si c'était leur dernier repas, ils chantent chaque soir comme s'ils voulaient repousser le plus longtemps possible le moment où le jour, tristement, se lèverait sur les rues vides de Babylone.


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