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.. La fin : Allemagne, 1944-1945

Couverture du livre La fin : Allemagne, 1944-1945

Auteur : Ian Kershaw

Traducteur : Pierre-Emmanuel Dauzat

Date de saisie : 23/11/2012

Genre : Histoire

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : L'Univers historique

Prix : 26.00 €

ISBN : 978-2-02-080301-4

GENCOD : 9782020803014

Sorti le : 30/08/2012

  • Les présentations des éditeurs : 27/11/2012

De l'attentat manqué contre Hitler, le 20 juillet 1944, à la capitulation du 8 mai 1945, l'Allemagne sombre peu à peu dans la folie meurtrière et la destruction. C'est un pays tout entier qui se transforme en immense charnier. Les morts - civils tués sous les bombardements alliés, rescapés des camps victimes des «marches de la mort», soldats sacrifiés dans des batailles perdues d'avance... - se comptent par centaines de milliers. Malgré tout, la guerre se poursuit, le régime tient. La Wehrmacht continue d'envoyer des soldats combattre sur le front.
Pourquoi la guerre a-t-elle duré si longtemps ? Comment expliquer l'incroyable résistance du régime nazi au milieu des décombres ? C'est pour répondre à ces questions que le grand historien britannique Ian Kershaw a entrepris ce vaste récit des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. L'obstination fanatique du Führer, l'emprise du parti nazi sur la population, la peur viscérale de l'armée Rouge, mais aussi les choix stratégiques et militaires des Alliés sont quelques-unes des hypothèses explorées dans ce livre, qui est aussi une réflexion brillante sur les rouages du régime nazi au moment de son agonie.

IAN KERSHAW est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Sheffield. Il est l'auteur d'une monumentale biographie de Hitler (Flammarion, 2000 et 2001) et a publié au Seuil : Choix fatidiques. Dix décisions qui ont changé le monde (2009, «Points Histoire», 2012).



  • La revue de presse Pierre Assouline - Le Monde du 22 novembre 2012

Le fait est que la plupart des historiens du conflit sont aussi prolixes sur le début et le milieu qu'ils sont rapides sur sa fin. La Fin (The End, traduit de l'anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat, 660 pages, 26 euros, Seuil) du britannique Ian Kershaw, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Sheffield et biographe du Führer, est de nature à clore le débat tant les avancées historiographiques qu'il propose sont claires, précises et surtout convaincantes. Il a choisi de faire démarrer son récit (impeccablement sourcé, on s'en doute), qui ne relève pas de l'histoire militaire même si les batailles y sont bien aussi, non au moment du débarquement en Normandie mais deux mois après avec l'attentat manqué contre Hitler. Seules une grande familiarité avec le sujet, l'époque et les témoins, ainsi qu'une véritable intimité avec les archives, permettent une telle réussite.


  • La revue de presse Marc Riglet - Lire, octobre 2012

Pourquoi les Allemands, en 1945, accompagnèrent-ils jusqu'au bout Hitler dans sa folie autodestructrice ? C'est sous l'espèce d'un récit exceptionnellement documenté qu'Ian Kershaw, le très justement célèbre biographe de Hitler (Flammarion, 2000 et 2001), nous propose des éléments de réponse à cette question...
Au-delà de ces récits des dix derniers mois de guerre, Ian Kershaw ne quitte pas un instant son sujet et sa question : pourquoi cette résistance acharnée alors que, dès janvier 1945, après l'échec de la contre-offensive des Ardennes, la défaite ne peut plus faire de doute ?...
Mais l'explication qui surplombe toutes les autres est la plus acca-blante. Jusqu'au bout, les Allemands auront été sous l'empire du charisme de Hitler. Ils étaient nazifiés jusqu'au tréfonds. Dans leur masse, ils ont consenti à sombrer avec lui.


  • La revue de presse Olivier Wieviorka - Libération du 4 octobre 2012

La fin du IIIe Reich présente un curieux paradoxe : alors que l'issue de la guerre se dessinait clairement, les dirigeants nazis et leurs troupes, loin de chercher à déposer les armes, se battirent avec l'énergie du désespoir entre l'attentat contre Hitler, le 20 juillet 1944, et la capitulation, signée le 8 mai de l'année suivante. Ainsi 2,6 millions de soldats moururent-ils dans les dix derniers mois du conflit et une bataille de rues s'engagea pour prendre Berlin. Ce défi apparent à la logique se situe au coeur de la réflexion conduite dans le dernier opus de Ian Kershaw, historien britannique que l'on ne présente plus : sa biographie magistrale de Hitler lui a offert une notoriété internationale amplement méritée. Pour comprendre l'apocalypse finale, faut-il alors convoquer les voies de la raison ? Kershaw suit implicitement ce chemin et invoque des arguments convaincants...
Puisant aux meilleures sources, le livre de Kershaw offre un saisissant tableau de la fin du IIIe Reich.


  • La revue de presse Grégoire Kauffmann - L'Express, septembre 2012

Raconté dans La Fin. Allemagne 1944-1945, l'épisode illustre l'une des grandes énigmes du Troisième Reich : par quel mystère un régime à l'agonie, vaincu sur tous les fronts, pilonné sans relâche par l'ennemi, a-t-il pu fonctionner jusqu'au bout ? Soumis à l'absurdité des ordres du Führer, et devant l'imminence d'une défaite annoncée, par quelle folie les généraux ont-ils continué à obéir ? Pourquoi les Allemands ont-ils subi si passivement la terreur, la mort, les privations ? C'est à ces questions que l'historien britannique Ian Kershaw, le meilleur biographe d'Hitler, cherche à répondre dans une fresque glaçante. Pour lui, le terrorisme intrinsèque au régime nazi, la peur de l'Armée rouge, le fatalisme, la résignation et la fascination pour Hitler n'expliquent pas tout.


  • La revue de presse Christian Ingrao - Le Monde du 23 août 2012

Sir Ian Kershaw, historien de Sheffield mondialement connu pour avoir exploré l'opinion publique sous le IIIe Reich, a écrit ce qui restera la biographie définitive d'Hitler, en le décrivant comme un dictateur charismatique (Flammarion, 1999-2000). A l'heure de la retraite (il est né en 1943), Ian Kershaw ne s'est pas adonné à la pêche à la mouche, mais s'est plongé dans les immenses fonds d'archives et les plus grandes bibliothèques d'Europe pour tenter de donner une réponse à une question toute simple, mais qui obséda les armées alliées tout au long des années 1944-1945 : Why don't they just surrender ? Pourquoi ne se rendent-ils pas ? C'est qu'il y a un vrai mystère derrière cette question. Une armée qui vient de mener la plus inhumaine des guerres pendant près de cinq ans, qui a subi d'immenses pertes, qui combat sur deux, voire trois fronts des armées trois à quatre fois plus nombreuses qu'elle, cent fois mieux équipées qu'elle, qui se fait hacher sur place, subissant en une année plus de pertes qu'en cinq, tout en continuant à tuer à tour de bras, n'est pas une armée qui s'effondre. C'est bien cette absence d'effondrement qu'Ian Kershaw tente d'expliquer dans La Fin. Allemagne, 1944-1945. Pour ce faire, Ian Kershaw s'est plongé dans une masse de bibliographies et de documents impressionnante, complétant les fonds d'archives classiques et bien connus par ceux du Service de recherches des personnes disparues d'Arolsen, en Allemagne, récemment ouvert aux historiens. Il a par ailleurs mené une recherche approfondie dans les archives militaires, qui lui étaient jusqu'alors peu familières, et a exploité de manière intensive les archives locales bavaroises. Il nous livre ici une enquête soigneuse, scrupuleuse et même courtoise, citant méticuleusement les historiens dont le travail a croisé son chemin heuristique. Un livre à son image, pourrait-on dire.


  • Les courts extraits de livres : 27/11/2012

Le système sous le choc

«Il a fallu une bombe sous son cul pour faire entendre raison à Hitler.»
Joseph Goebbels, 23 juillet 19441

I

Ce fut le commencement de la fin pour le IIIe Reich. Dans les derniers jours du mois de juillet 1944, le débarquement allié du 6 juin 1944, le Jour-J, en Normandie était consolidé. Troupes et armes arrivaient en quantités toujours plus grandes sur le continent. Des attaques au sol directement contre le Reich étaient désormais envisagées. Sur le front Est, l'armée Rouge avait lancé, avec «Opération Bagration», une offensive massive une quinzaine de jours seulement après le Jour-J. Elle avait ainsi enfoncé les défenses du groupe d'armées Centre de la Wehrmacht (immense formation constituée de 48 divisions, de quatre armées, et qui occupait une position stratégique sur un front long de 700 kilomètres), lui infligeant des pertes immenses, pour progresser sur plus de 300 kilomètres. Au sud, Rome était tombée entre les mains des Alliés, et les troupes allemandes livraient un combat d'arrière-garde acharné près de Florence. Pendant ce temps, les villes et agglomérations allemandes étaient toujours plus exposées aux dévastations implacables des raids aériens. Avec des ressources et une main-d'oeuvre tendues jusqu'à leur limite extrême et très inférieures aux forces combinées de l'ennemi, qui obligeait la Wehrmacht à se replier de l'est, de l'ouest et du sud, la fin du régime hitlérien était écrite.
Du moins est-ce ainsi que les alliés occidentaux voyaient les choses. La guerre serait terminée avant Noël, ils en étaient sûrs. Vue d'Allemagne, c'était une autre affaire. Les attitudes sur l'état du conflit et les chances de l'Allemagne variaient amplement, que ce fût au niveau des élites, parmi les dirigeants civils et militaires du Reich, au sein de la population du «front intérieur» ou parmi les millions d'hommes sous les armes. Le défaitisme, l'aveu à contrecoeur que la guerre était perdue, la reconnaissance lucide de la force écrasante de l'ennemi, le déclin de la foi en Hitler ainsi que la peur de l'avenir gagnaient chaque jour du terrain. En même temps, le soutien au régime, et pas seulement parmi les nazis fanatiques, restait largement répandu. Beaucoup, en haut lieu comme à la base, refusaient encore d'envisager la perspective d'une défaite. Leur raisonnement était le suivant : il était encore possible de repousser l'ennemi - la coalition contre-nature des démocraties occidentales et de l'Union soviétique communiste - si l'on parvenait à donner un nouveau souffle à l'effort de guerre ; en cas de revers grave, le camp ennemi pourrait se scinder ; de nouvelles armes dévastatrices étaient en préparation qui changeraient le cours de la guerre; et, essuyant d'importants revers militaires, les Alliés seraient forcés d'envisager un règlement du conflit qui laisserait à l'Allemagne une partie de ses conquêtes territoriales. Ce serait une paix honorable. Ces raisonnements n'étaient pas, loin s'en faut, passés de mode à l'été 1944.
Dans la masse de la population, cependant, le sentiment dominant, à la mi-juillet 1944, était fait de souci et d'inquiétude croissants. Quelles que pussent être les critiques prudemment exprimées à l'égard des dirigeants du régime (y compris de Hitler lui-même), et notamment du parti nazi et de ses représentants, la grande majorité des citoyens restaient d'une indéfectible loyauté et soutenaient l'effort de guerre. Le climat était à l'anxiété, pas à la rébellion. Rien ne laissait présager l'éclosion de troubles comme ceux qui débouchèrent sur la révolution de 1918, en dépit de la fixation pathologique de Hitler sur l'effondrement du pays cette année-là. (...)


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