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.. 1945

Couverture du livre 1945

Auteur : Michel Chaillou

Date de saisie : 22/01/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : la Différence, Paris, France

Collection : Lire et relire

Prix : 16.25 €

ISBN : 978-2-7291-1972-0

GENCOD : 9782729119720

Sorti le : 12/04/2012

Le narrateur avait entre neuf et quinze ans pendant la seconde guerre. Devenu adulte, au gré des souvenirs, sans véritable chronologie, il revient sur cette période sensible qui a engendré tant de douleurs et l'a enfermé dans une solitude infinie. C'est un cri désespéré d'amour à sa mère Eva qui pourtant l'abandonnait régulièrement à ses grands-parents au gré de ses rencontres. Quand il l'accompagnait, il se retrouvait seul, isolé. Son vrai père était parti sur la route et n'avait pas envie de le connaître, il craignait le deuxième mari de sa mère puis celle-ci commit en cette période l'irréparable. Elle l'emmènera vivre aux côtés des officiers et soldats allemands, seuls Français, ils partageront leur quotidien. Il ressentira pourtant une certaine amitié pour le cuisinier ce qui suscitera un sentiment perpétuel de culpabilité. Aujourd'hui encore, il ne comprend pas pourquoi sa mère l'a emmené vivre avec les Allemands. Il décrit parfaitement son incompréhension qui perdure devant les actes et comportements de sa mère et plus généralement des adultes. Il voulait tant qu'on le regarde, qu'on s'occupe de lui, qu'on lui explique. L'enfant se recroquevillera dans sa solitude et dans ses rêves, cherchera dans la lecture ses réponses. Michel Chaillou et son écriture sublime décrivent parfaitement les sentiments de cet enfant, son incompréhension totale qui demeure, sa profonde solitude, ses questions restées en suspens mais aussi la région nantaise où se déroule cette histoire.


  • Les présentations des éditeurs : 16/01/2013

L'histoire que nous conte Michel Chaillou dans 1945 n'est pas seulement les souvenirs d'un enfant, l'auteur a entre 9 et 15 ans, pendant la guerre, c'est la généalogie d'une sensibilité confrontée aux agissements incompréhensibles des adultes qui l'entourent. Cela se passe en Bretagne pendant l'Occupation allemande. Sa mère, Éva, est très jeune et séparée de son père, Alex, qui a le même âge qu'elle. Remariée avec un médecin, Robert Le Floch, surnommé Bob, homme taciturne et glacial vis-à-vis de l'enfant, elle va commettre l'irréparable, en ces temps où rien n'est innocent, frayer avec l'ennemi. La progressive prise de conscience de l'adolescent de la faute de sa mère, son désarroi, puis son désespoir d'ignorer où elle se trouve quand la guerre se termine, la recherche éperdue de sa trace dans la France à l'heure des règlements de compte, sont parmi les plus belles pages de ce livre magnifique où Nantes et la Bretagne sont sublimées par l'écriture du grand écrivain qu'est Michel Chaillou.

Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou est l'auteur de plus de vingt-cinq ouvrages dont de nombreux romans (Jonathamour, La Croyance des voleurs, Mémoires de Melle, Virginité...). Il obtient le Prix des Libraires pour La Croyance des voleurs en 1989. En 2002, il reçoit le Prix de la langue française et, en 2007, le Grand Prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Parallèlement à 1945, paraît à La Différence, dans la collection " Politique ", Éloge du démodé.


  • Les courts extraits de livres : 16/01/2013

Je couche avec un soldat allemand. Je crierais trop la nuit à cause de la nuit. Mais qu'y puis-je si cette mégère tarde à devenir ma soeur inconsolable ? Aussi pour me faire taire m'a-t-on fourré dans le lit du cuisinier. Un «on» unanime à casquettes galonnées qui ricane de mes cauchemars à travers les étages, se moque sur tous les tons de cette frayeur sans nom qui me catapulte dans l'épouvante. A-t-on idée de croire à toutes ces bêtises du sommeil ! On a déjà bien assez de ce que l'aube nous propose en ces années terribles. Comment se peut-il qu'un grand garçon comme moi se pelotonne d'effroi dès que s'enhardit le crépuscule... ? D'ici que ces Prussiens s'imaginent que les Français sont tous peureux ! Je dois montrer l'exemple, entrer en résistance, question d'honneur ! Si bien que dans la journée j'essaie d'attraper du courage, du menton. Hélas aux premières ténèbres, je défaille, remonte le drap. Il y a déjà trop de recoins d'ombre dans cette bâtisse et comme j'y ajoute les miens !
Une nuit, le cuisinier et moi, on a été réveillés. Un autre soldat gueulait dans la cour accompagné d'une «gretchen» en uniforme qui chantait aussi. Comment peut-on se plaindre de mes hurlements, alors que le couple pousse à l'accordéon une rengaine style Lily Marlène passé deux heures du matin, leurs faces joyeuses levées vers nous, debout en pyjama à la fenêtre. Hans en pleurait d'émotion : le fêter ainsi pour son anniversaire ! Un brave bougre que ce cuisinier natif de Brème, la cité hanséatique où se dresse à côté d'un restaurant ultra-chic la statue de Roland, le neveu de Charlemagne, le héros de Roncevaux. Après l'aubade, et de retour au lit, le bon Hans m'a longuement seriné à l'oreille sa famille restée au pays, son fils qui me ressemble, sa fille, «une tulipe».
Prononça-t-il ce terme la bouche en coeur dans son verbiage allemand qui s'efforçait au français ? Je doute aujourd'hui que son vocabulaire ait pu fleurir si loin. Bien qu'à la réflexion, il me semble qu'outre les fourneaux il s'activait aussi toute la sainte journée à remuer la terre féconde, sarclant, binant les plates-bandes, enfin s'occupant à ce je ne sais quoi de pacifique qui préoccupe tant les jardiniers... Bref, seul l'oreiller où j'ai enfoui mon visage l'a fait taire.
À l'époque, j'ai dix onze ans, peut-être moins. J'ai oublié mon âge exact d'alors, celui des bombardements sur l'Angleterre, l'été 1941 j'imagine, et le mois, juillet, août, certainement pas septembre, je n'entends pas assez son bruit de ressac. La France est occupée, beaucoup de corbeaux sur la plage déserte en contrebas de la villa «Le Cottage» où loge l'état-major allemand de la Bretagne-Sud. La villa existe toujours (je m'en suis depuis assuré) et les vagues devant, qui à force de se répéter radotent à en écumer de rage, et la jetée de granit sur la plage où je m'éparpille l'après-midi souvent après un chien fou. Ma mère marche derrière, brune romanesque accompagnée d'un officier allemand. J'ai perdu le détail de cet homme élancé, pas son ombre distante qui me charbonne encore l'âme. L'océan bat sa coulpe contre la haute falaise couronnée d'un bois et nous vivons alors à deux un grand péché. Ai-je écrit cela à grand-mère Marie qui habite Nantes, rue Lorette-de-la-Refoulais, paroisse Saint-Clément ?


  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 16/01/2013

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Une place essentielle. Les livres sont des fenêtres qui m'ouvrent sur le large, le large de l'âme, bien entendu.


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