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.. Les pirates juifs des Caraïbes : l'incroyable histoire des protégés de Christophe Colomb

Couverture du livre Les pirates juifs des Caraïbes : l'incroyable histoire des protégés de Christophe Colomb

Auteur : Edward Krizler

Traducteur : Alexandra Laignel-Lavastine

Date de saisie : 31/01/2013

Genre : Histoire

Editeur : André Versaille, Bruxelles, Belgique

Prix : 22.90 €

ISBN : 9782874951879

GENCOD : 9782874951879

Sorti le : 16/09/2012

  • Le courrier des auteurs : 31/01/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis philosophe et historienne, et la plupart de mes livres portent sur l'histoire des intellectuels d'Europe centrale et sur l'histoire juive contemporaine. Mais en l'occurrence, pour ces étonnants pirates juifs des Caraïbes, je n'ai fait ici que traduire l'ouvrage majeur d'Edward Kritzler. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit d'un récit absolument hors norme, où l'auteur, qui y a travaillé plus de trois décennies, lève le voile sur un pan tout à fait méconnu de l'histoire des marranes, ces juifs clandestins déguisés en chrétiens pour échapper aux bûchers, mais qui continuaient de pratiquer leur judaïsme en secret. Or aux XVIème et XVIIème siècles, beaucoup vont s'enfuir au Nouveau Monde et se spécialiser dans la piraterie ! Au passage, on découvre aussi à quel point ces aventuriers ont façonné la conquête du continent américain comme négociants, armateurs, navigateurs ou marchands - lesquels servaient souvent de «cerveau» aux opérations de piraterie contre les Espagnols. A l'époque, en effet, on ne compte pas une seule province, du Pérou au Mexique, qui ne possède sa propre colonie marrane.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Les aventures retracées dans ces pages débutent avec Christophe Colomb à la fin du XVème siècle, quand de nombreux Juifs de la péninsule ibérique - massacrés, expulsés ou contraints d'abjurer leur foi - ont l'idée de se faufiler sur les navires des grands explorateurs, parmi les matelots ou les domestiques. Une fois arrivés au Nouveau Monde, eux et leurs enfants deviendront donc de formidables pirates et des guerriers hors pair - parmi les plus redoutés de tout l'empire espagnol ! -, souvent alliés aux Hollandais ou aux Anglais. Leur objectif principal : semer la terreur parmi les galions chargés de richesses du roi d'Espagne - une façon de répondre «oeil pour oeil» aux Inquisiteurs de la Sainte Terreur qui semaient la désolation et les pourchassaient sans pitié jusqu'au Nouveau Monde.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Peut-être ce passage : «Ce livre relate la formidable histoire des Juifs séfarades à l'aube de la conquête du Nouveau Monde, avec son lot d'intrigues, d'horreurs, de rebondissements, de défaites et de victoires sur les Inquisiteurs encapuchonnés de la Sainte Terreur. Il se clôt sur la folle entreprise de trois Juifs hollandais et de leurs enfants - tous des corsaires notoires - partis à la recherche du trésor de Christophe Colomb dans les montagnes de Jamaïque. On prétend que leur quête aurait échoué. Pour avoir découvert aux archives l'existence de certains documents, j'ai cependant de bonnes raisons de croire le contraire...» Avis aux chercheurs de trésors...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une chanson de Bob Marley, Redemption Song ! En effet, s'est-on jamais demandé pourquoi il y avait un important cimetière juif en Jamaïque ? On le comprend grâce à Edward Kritzler : c'est que la Jamaïque, qui appartenait aux descendants aux Christophe Colomb, a longtemps offert asile et protection aux Juifs persécutés par les Inquisiteurs. Ils se faisaient passés pour des Portugais, mais se retrouvaient la nuit pour lire la Torah en cachette. Cette «île aux hérétiques», idéalement située au beau milieu des routes marchandes des Caraïbes, deviendra ainsi un des hauts lieux de la piraterie internationale de l'époque, au point qu'un prêtre catholique, horrifié, parlait de sa capitale, Port-Royal - où se dressait une belle synagogue ! - comme «la Sodome et Gomorrhe du Nouveau Monde».

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
J'ai été fasciné, en traduisant ce livre, par les personnages hors norme et tout à fait inattendus qu'on y découvre : savait-on par exemple que Barberousse, dont le seul nom faisait frémir toute la chrétienté, avait pour commandant en chef de son armada un Juif d'origine espagnole réfugié en Turquie, qu'on appelait «le fameux pirates juif Sinan» et que Charles Quint tenait pour son ennemi juré ? Et qui avait entendu parler de l'extraordinaire rabbin-pirate Samuel Palache ? Né à Fez, ce grand érudit fonda la première communauté juive séfarade d'Amsterdam, mais il montait encore à l'abordage à 70 ans, sans jamais oublier à bord son cuisinier pour ses repas casher ! Alors que d'autres avaient appelé leurs navires pirates Le Roi Salomon ou La Reine Esther, le célèbre Samuel Palache avait fait graver un phénix sur la proue de sa caravelle pour signifier que si l'Inquisition pouvait s'en prendre aux Juifs comme individus, elle ne parviendrait jamais à les détruire en tant que peuple. Ses jeunes disciples, dont les frères Moïse et Abraham Cohen Henriques, feront ensuite beaucoup parler d'eux : c'est par exemple grâce à Moïse que l'amiral hollandais Piet Heyn parvient à capturer la flotte du trésor espagnol en 1628, un exploit sans pareil, et toujours grâce à lui, et à ses unités combattantes - les «guerriers de Sion» -, que les Hollandais parviendront à envahir le Brésil, où verra le jour à Recife, au XVIIème siècle, la toute première colonie juive du Nouveau Monde - Zur Israël - à être retournée à l'observance publique du judaïsme. Et l'on pourrait multiplier les exemples, autant de figures hautes en couleurs issues d'une génération éprise de liberté qui contribuera finalement à l'émancipation des Juifs - dans l'Ancien comme dans le Nouveau Monde.


  • Les présentations des éditeurs : 06/10/2012

Cette fascinante saga, qui se lit comme un roman d'aventures et fut un best-seller aux États-Unis, raconte pour la toute première fois la fabuleuse histoire de ces Juifs expulsés d'Espagne et du Portugal qui, au XVIe siècle, parvinrent à s'embarquer avec les grands explorateurs pour gagner clandestinement le Nouveau Monde et y devenir de redoutables pirates !
A bord de leurs navires, appelés La Reine Esther ou Le Prophète Samuel, ces aventuriers et leurs enfants - qui continuent de pratiquer leur judaïsme en secret - sèment partout la terreur parmi les galions espagnols. Continuellement persécutés, ils trouvent finalement refuge en Jamaïque, «l'île aux hérétiques», où Christophe Colomb et sa famille offrent asile aux Juifs poursuivis par l'Inquisition...
Entre chasses au trésor, conquête des Amériques et récits d'espionnage, on découvrira dans ces pages une foule de personnages hauts en couleur, comme l'extraordinaire rabbin-pirate Samuel Palache, qui monte encore à l'abordage à 60 ans passés et fonde la première communauté juive d'Amsterdam. Ou les frères Moïse et Abraham Cohen Henriques, deux corsaires partis à la recherche de la mythique mine d'or de Christophe Colomb. On y croise aussi la flamboyante figure d'Antonio-Abraham Carjaval, l'agent secret de Cromwell ; ou encore Sinan, commandant de la flotte de Barberousse en Méditerranée et ennemi juré de Charles Quint.
Salué par la presse américaine comme «une lecture incontournable pour les amateurs de pirates comme pour les passionnés d'histoire» et comme «un guide magnifique à travers une période sombre et fascinante de l'histoire juive», cet essai passionnant lève le voile sur les tribulations et les exploits - jusque-là méconnus - des pirates juifs des Caraïbes.

Une génération éprise de liberté, qui contribuera à l'émancipation des Juifs, dans l'Ancien comme dans le Nouveau Monde.

Historien et journaliste, Edward Kritzler fut l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de la Jamaïque, à laquelle il consacra des centaines d'articles. Il est mort le 20 septembre 2010, deux ans après l'immense succès de librairie rencontré par ce livre sur lequel il travailla de nombreuses années.



  • La revue de presse Marc Riglet - Lire, janvier 2013

Dans Les Pirates Juifs des Caraïbes, l'historien américain Eward Kritzler revient sur l'histoire des Juifs expulsés d'Espagne qui s'installèrent aux Amériques. Une émancipation tumultueuse...
Certes, ils peuvent être colons ou, plus sûrement, marchands et financiers. Mais ils sont aussi soldats, marins et boucaniers. C'est à ces personnages qu'Edward Kritzler consacre son livre. Il montre justement que ce grand bouleversement est une étape importante dans le mouvement général d'émancipation des Juifs d'Europe.


  • Les courts extraits de livres : 06/10/2012

Extrait du prologue

C'est en feuilletant les pages jaunies du journal de bord d'un pirate anglais du XVIIe siècle que je suis tombé sur cette scène stupéfiante. Lors de l'invasion de la Jamaïque en 1643, William Jackson raconte avoir trouvé la capitale de l'île entièrement déserte, à l'exception, écrit-il, de «divers Portugais issus de la nation hébraïque, venus à nous pour solliciter notre protection, en échange de quoi ils promirent de nous montrer où les Espagnols avaient caché leur trésor». J'avais toujours cru jusque-là que les premiers conquistadors espagnols et portugais du Nouveau Monde étaient tous de fervents catholiques. Que faisaient donc des Juifs portugais sur une île espagnole à demander protection à un corsaire anglais et à son équipage ? Je fis cette découverte en 1967, dans la salle de lecture de la Bibliothèque nationale de la Jamaïque où, parti de New York, je menais des recherches sur les premiers boucaniers à avoir accosté sur l'île. Plus qu'intrigué par ce passage du journal de Jackson, je décidai de mener l'enquête.
J'allais ainsi découvrir ce fait étonnant qu'avant la conquête de la Jamaïque par l'Angleterre en 1655, l'île avait en fait appartenu à la famille de Christophe Colomb. Mieux, que celle-ci avait offert asile aux Juifs persécutés par l'Inquisition. Le responsable de la communauté juive de l'île dans les années 1960, Sir Neville Ashenheim, alla même plus loin, m'expliquant que Christophe Colomb était probablement d'origine juive et que l'arbre généalogique des Juifs de Jamaïque remontait en vérité aux tout premiers immigrants. Cette histoire me parut à ce point incroyable que j'allais passer les quatre décennies suivantes sur la trace de ces pionniers méconnus. Oubliées, les tribulations du célèbre marchand de Venise de Shakespeare : ses cousins du Nouveau Monde étaient, eux, de fascinants aventuriers - des Juifs explorateurs, des Juifs conquistadors, des Juifs cow-boys et, oui, des Juifs pirates ! Une certaine communauté d'esprit unissait certes ces Juifs clandestins, dont la plupart continuaient de pratiquer leur religion en secret, aux autres colons. Mais tandis que ces derniers se lançaient à l'assaut des empires aztèque et inca pour y trouver la gloire et la richesse, convertir les païens et s'approprier les femmes indiennes, les Juifs, eux, cherchaient surtout à échapper aux bûchers des Inquisiteurs.
L'aventure débute avec Christophe Colomb au XVe siècle, à l'âge des grandes découvertes. C'est alors que de nombreux Juifs de la péninsule ibérique - massacrés, expulsés ou contraints d'abjurer leur foi -, eurent l'idée de s'embarquer avec les explorateurs et de se mêler aux conquistadors. L'accès au Nouveau Monde leur étant globalement interdit du fait de leur religion, ils se firent donc passer pour de «nouveaux-chrétiens» du Portugal (par opposition aux «vieux-chrétiens» ou chrétiens de souche), le pays n'exigeant pas encore, contrairement à l'Espagne, qu'ils prouvent la «pureté» de leur ascendance catholique. Rappelons en effet qu'en 1497, Manuel Ier, le roi du Portugal, décida que la seule façon de déjudaïser son royaume tout en gardant ses Juifs - lesquels jouaient un rôle trop important dans l'administration et l'économie pour qu'il se résigne à les expulser - était de les convertir en bloc. C'est ainsi que la majorité des Portugais opérant dans l'empire espagnol étaient en fait des nouveaux-chrétiens, des conversos (aussi appelés marranes), autrement dit des Juifs convertis de force au catholicisme, mais qui continuaient souvent à pratiquer, d'une manière ou d'une autre, une forme de cryptojudaïsme (de judaïsme clandestin ou caché).


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