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.. Avant ils arrivaient en train, Antes bajaban en tren

Couverture du livre Avant ils arrivaient en train, Antes bajaban en tren

Auteur : Mario Campana

Traducteur : Françoise Garnier

Date de saisie : 15/01/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : MEET, Saint-Nazaire, France

Collection : Les bilingues

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-911686-82-5

GENCOD : 9782911686825

Sorti le : 02/11/2012

  • Les présentations des éditeurs : 06/02/2013

La nuit tombait. Nous avions fini de jouer, tout le monde regagnait en hâte sa maison et moi, en sueur, je rentrais chez mes grands-parents quand j'entendis éclater des cris violents. Je vis au loin, sous la tache de lumière du réverbère le plus proche du stade, une foule qui se déplaçait en tous sens, d'un côté et de l'autre, dans l'obscurité environnante, devant la maison des Centenoi, des Ibarra et des Dainsy.

Oscurecía. Acabábamos de jugar, todos se apresuraban a sus casas y yo, sudoroso, volvía a la de mis abuelos, cuando oí gritos retumbando tumultuosamente en el aire. Vi a lo lejos, bajo el manchón de luz de la farola más próxima al estadio, un gentío que se desplazaba sin concierto, ya hacia un lado ya hacia otro, en la oscuridad que los rodeaba, delante de la casa de los Centeno, los Ibarra y Dainsy.



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 15 novembre 2012

Son art, tout de concision, joue beaucoup avec le moi du narrateur, ses récits à la première personne décalent les points de vue, instaurant à la fois complicité et extériorité, jouant en particulier sur l'imprécision de la mémoire, l'étagement des souvenirs et des lieux. Sur un ton de fausse confidence, ces nouvelles enserrent le lecteur dans le doute de l'auteur  : « Parfois je préfère penser que je ne suis que le lecteur d'une histoire, de mon propre récit qui se tisse dans l'ombre autour de moi, à mon insu. » Une réussite.


  • Les courts extraits de livres : 06/02/2013

L'HEURE DU LOUP

La nuit tombait. Nous avions fini de jouer, tout le monde regagnait en hâte sa maison et moi, en sueur, je rentrais chez mes grands-parents quand j'entendis éclater des cris violents. Je vis au loin, sous la tache de lumière du réverbère le plus proche du stade, une foule qui se déplaçait en tous sens, d'un côté et de l'autre, dans l'obscurité environnante, devant la maison des Centenoi, des Ibarra et des Dainsy. C'est un endroit chaud. Il s'y passait toujours quelque chose, quelque chose de furtif, qui avait à coup sûr à voir avec le vieux Ibarra, mince comme un jonc, sec et ridé, qui semblait indestructible. Il était rebouteux ; les gens entraient et sortaient de chez lui, bras ou jambes déboîtés, cassés ou tordus, ce qui rendait tout naturel ce va-et-vient d'hommes pressés. En entendant et voyant cette agitation, curieux, je décidai de m'approcher, saisi d'un mauvais pressentiment, avec mes sandales bruyantes, trop grandes pour moi, et avec mon tee-shirt froissé et mouillé à la main. Sur les lieux, je vis les Gonzalez, les propriétaires du dispensaire du coin, les Murillo, les Pazmiño, les Guevara, la moitié du quartier : tous étaient descendus dans la me inquiets, l'angoisse se lisait sur leur visage, et leurs expressions étaient anxieuses, graves. Je compris aussitôt : c'était Le Chueco, une fois de plus. Il était sans doute le seul capable de nous mobiliser, en si grand nombre dans le quartier, à sept heures du soir, à l'heure du repas, presque à l'heure du feuilleton. Le Chueco, tout le monde en parlait, nous ne parvenions à le voir que très rarement. Je compris que là il était en fuite, débraillé, passant de patio en patio, comme un chat sauvage dans la savane. Comme un fantôme, car nous ne pouvions le voir, juste l'imaginer, il courait au milieu des aboiements des chiens, du cancanement des canards, de l'effroi des dindons, ces animaux lents, renfermés, que j'observais souvent, sur le chemin de l'école, leur imaginant une ascendance noble, déchue, et à ce moment même en les entendant, plus dans ma tête que dans la nuit, je les imaginais allongeant leur cou, dressant leur crête, déglutissant de peur face à cette agitation inhabituelle des hommes.
Le Chueco était au centre de cette triste pagaille, sautant les clôtures, poussant portes et fenêtres toujours ouvertes, entrant et sortant des maisons en briques inachevées, qui semblaient abandonnées, tristes, refuges prolongés de familles pauvres, qui, en ce moment, tentaient de fuir en pleine rue. C'est qu'il était malin, rapide et fuyant, ce Chueco. Et dangereux. La nuit, il visitait les poulaillers du voisinage embarquant tout ce qu'il trouvait ; poules, oeufs, outils. Cela faisait des mois qu'il nous tenait en alerte : une maison par nuit. Personne ne parvenait ni à le voir venir ni à l'en empêcher. Comme un renard (d'aucuns lui prêtaient même une certaine ressemblance physique avec l'animal) qui aurait appris à déjouer tous les pièges.
Un instant je réussis à voir sa silhouette, presque transparente, sa vivacité dans la fuite. Courtaud, brun, musclé, avec un short noir, il penchait le buste en avant tandis qu'il bougeait bras et jambes comme les roues d'une machine, les cheveux et la barbe flottant au vent. Derrière lui couraient trois ou quatre policiers en civil.


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