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.. Alias Ali

Couverture du livre Alias Ali

Auteur : Frédéric Roux

Date de saisie : 22/03/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-213-67206-9

GENCOD : 9782213672069

Sorti le : 09/01/2013

De tous les sports la boxe est sans doute celui qui fascine le plus les écrivains, sans les inspirer pour autant. Les chefs-d'oeuvre sont rares dans ce domaine, ils se comptent sur les doigts d'une main...


Quand on demande à Frédéric Roux, écrivain qui se frotte au sujet depuis longtemps, après avoir arpenté les rings, il cite peu de titres mais se souvient de Fat City de Gardner, un roman américain édité chez 10/18 et totalement introuvable. On murmure du bien des écrits de la frêle Joyce Carol Oates (éditée chez Tristram), on connaît Norman Mailer qui hanta longtemps les coulisses, Budd Schulberg est plus difficile à dégoter, Craig Davidson a bien fait parler de lui : bref, littérature et noble art se fréquentent mais de loin. Heureusement le dénommé Roux cité plus haut ne désarme pas. Cet auteur, bordelais d'origine, entretient depuis près de trente ans une plume qui a résisté à l'acide dans laquelle il la trempe. Il a raconté les affrontements avec son père dans le superbe Mal de père (Flammarion), ceux avec sa mère (Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer, Grasset), il s'est frotté au monde de l'art, aux baleines du pacifique, mais c'est dans sa thématique pugilistique qu'il est le plus reconnu. On se souvient de son Mike Tyson. Il faudra désormais compter sur Alias Ali qui vient d'être publié par Fayard et se place d'emblée parmi les grandes réussites du genre.

Il est rare de dire d'un livre qu'il ne ressemble à aucun autre, c'est bien le cas de celui-ci : pas de narrateur, pas de chapitre, un héros qui se tait alors qu'on l'aurait imaginé prolixe puisqu'il s'agit du plus célèbre sportif du XX° siècle, un mythe (donc un inconnu) : Cassius Clay alias Mohamed Ali. Les six cents pages qui composent ce qui ne devrait pas avoir le nom de roman (mais pour lequel aucun terme générique ne conviendrait vraiment) forment un patching work de vingt ans de la vie des États-Unis fait d'extraits, de citations de personnalités ayant connu l'athlète (amis, parents, journalistes, témoins, rivaux, ennemis, alliés, etc...) et dont sont saisis des bribes de réflexion, des remarques, des jugements, des calomnies, des faits qui ainsi emboîtés forment un carrousel stupéfiant qui donnerait vite le tournis si Frédéric Roux ne maîtrisait parfaitement sa narration et les différents fils biographiques. Son propos n'est rien moins que saisir la personnalité ambiguë de ce champion, idiot pour les uns, génial pour les autres, la nature de son charisme fou, la singularité de son parcours de vedette et de symbole (qu'on se souvienne comment il fut acclamé en Afrique dès son titre), la particularité de sa boxe, légère et aérienne qui lui permit de se jouer des poings monstrueux d'un Sonny Liston, de la puissance d'un Frazier. Mais plus riche encore, cet épais livre restitue la puissance du déchirement de la société américaine qui à partir de la fin des années 50 amorce sa mue raciale et voit s'effriter son modèle d'apartheid. Cassius Clay en est le symbole lui qui fut l'ami de Malcom X, lui dont un islam fort peu orthodoxe fit son héraut, lui qui vécut la gloire d'être un champion au risque forcené de la perdre. Vous aimez la boxe ? Lisez Alias Ali, ce livre est pour vous. Vous ne supportez pas la boxe ? Raison de plus, lisez Alias Ali, c'est un des grands livres de l'année.


De tous les sports la boxe est sans doute celui qui fascine le plus les écrivains, sans les inspirer pour autant. Les chefs-d'oeuvre sont rares dans ce domaine, ils se comptent sur les doigts d'une main...

Quand on demande à Frédéric Roux, écrivain qui se frotte au sujet depuis longtemps, après avoir arpenté les rings, il cite peu de titres mais se souvient de Fat City de Gardner, un roman américain édité chez 10/18 et totalement introuvable. On murmure du bien des écrits de la frêle Joyce Carol Oates (éditée chez Tristram), on connaît Norman Mailer qui hanta longtemps les coulisses, Budd Schulberg est plus difficile à dégoter, Craig Davidson a bien fait parler de lui : bref, littérature et noble art se fréquentent mais de loin. Heureusement le dénommé Roux cité plus haut ne désarme pas. Cet auteur, bordelais d'origine, entretient depuis près de trente ans une plume qui a résisté à l'acide dans laquelle il la trempe. Il a raconté les affrontements avec son père dans le superbe Mal de père (Flammarion), ceux avec sa mère (Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer, Grasset), il s'est frotté au monde de l'art, aux baleines du pacifique, mais c'est dans sa thématique pugilistique qu'il est le plus reconnu. On se souvient de son Mike Tyson. Il faudra désormais compter sur Alias Ali qui vient d'être publié par Fayard et se place d'emblée parmi les grandes réussites du genre.

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Une chronique audio de Kikann Le Roy


  • Les présentations des éditeurs : 09/02/2013

Entre ce qu'en disait Odessa Clay : «J'ai jamais compris pourquoi Dieu m'avait choisie pour être sa mère» et ce qu'en dit Khalia Ali : «Il n'est plus rien, juste un objet», soixante-dix ans ont passé, Cassius Marcellus Clay Junior est devenu Muhammad Ali, le plus grand sportif de tous les temps.
Entre Richard Nixon qui dansait la gigue dans le bureau ovale à l'idée que ce «trou-du-cul de déserteur» avait perdu pour la première fois et Barack Obama qui travaille sous une photo du jeune Clay victorieux, le parcours de Muhammad Ali épouse celui de l'histoire des États-Unis et des conditions modernes de sa représentation.
Comme son personnage et son destin valent mieux qu'un essai sur l'évolution des rapports raciaux des années 1950 à nos jours ou qu'une biographie conventionnelle, il a fallu, pour en faire un roman, démonter et remonter quelques milliers de points de vue, souvent contradictoires. Comme si, en un certain ordre (r)assemblées, les révélations à son sujet, les anecdotes inédites, les controverses et les sentences lapidaires formaient la seule épopée à la hauteur de celui qui a reflété son époque, crevé les écrans, et qui déborde encore les cadres.

Frédéric Roux, artiste sous différents pseudonymes, a publié une quinzaine de livres chez une douzaine d'éditeurs. L'avant-dernier, L'Hiver indien (Grasset), a été classé dans les 20 meilleurs livres de l'année 2008 par Le Point ; le dernier, Éloge du mauvais goût (Le Rocher), n'a eu aucun écho.



  • La revue de presse David Caviglioli - Le Nouvel Observateur du 14 mars 2013

Le prix «France Culture-Télérama» a été décerné à «Alias Ali» de Frédéric Roux (Fayard)...
Frédéric Roux, qui a été boxeur et auquel on doit plusieurs excellents livres sur la boxe (dont un sur Mike Tyson - au passage le plus grand boxeur de l'histoire, loin devant Ali), a en fait effectué un travail de monteur. Un travail brillant : les fragments se suivent, se contredisent parfois, reviennent sur la même idée, mais différemment, créant un incroyable effet de profondeur. L'ensemble finit par ressembler à un patchwork de murmures, de rumeurs, d'opinions et de récits. On se dit, finalement, que connaître quelqu'un, c'est avoir passé une vie à en entendre parler...
Les moments les plus forts du livre, ce sont les combats. Sur plusieurs pages s'entrechoquent les complaintes de l'adversaire, qui en général explique qu'il n'avait aucune chance, qu'il ne savait plus d'où venaient les coups, les témoignages des entraîneurs, des arbitres, des journalistes...
On traverse cette Amérique des années 1960, celle de la question raciale, de la guerre du Vietnam et de la contre-culture, à toute vitesse, dans le sillage du plus rapide et bondissant de ses héros. Et on finit par avoir une idée plus précise de ce qu'est le monde : un amoncellement de voix, jamais d'accord entre elles, qui parlent de tout et de rien et qui ne s'évaporent jamais tout à fait, puisqu'elles deviennent la matière de la littérature, ce grand cimetière de la parole.


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 27 février 2013

On a beau être résolument allergique au sport - à ceux qui en parlent et à ceux qui en font, comme disait Churchill -, on reste scotché par cette biographie d'une audace d'écriture et d'un dynamisme, d'une énergie, rarement vus, rarement lus...
Fredéric Roux l'aura fait vivre entre les cordes, entre les lignes, sans jamais lui donner la parole ; c'est aussi un sacré match avec les mots, la construction littéraire, la littérature tout court, l'histoire de l'Amérique aussi. Bref, un exploit.


  • La revue de presse Jérôme Dupuis - L'Express, février 2013

Frédéric Roux a "cousu" les unes aux autres des milliers de citations puisées chez les plus grands écrivains - Norman Mailer, George Plimpton, Nick Tosches... - et chez des proches du plus célèbre boxeur de tous les temps - mère, épouses, managers... -, pour en faire une biographie chorale. Ancien du collectif d'artistes Présence Panchounette, Roux a ainsi dressé une impressionnante sculpture de mots autour d'Ali, alias "Noureïev en short", alias "Super Musulman"...
Entre paranoïa et racisme ordinaire, toutes les sixties vibrent autour d'Ali. Sans parler des gangsters qui tournent près des rings. "Le bordel, avec la boxe, aujourd'hui, c'est qu'il y a des types honnêtes qui s'en mêlent !" soupire le mafieux Frank Palermo.


  • La revue de presse Florent Georgesco - Le Monde du 31 janvier 2013

Montage de centaines de témoignages, souvent de quelques lignes, sur la vie, la carrière, la personnalité, les amours, les engagements politiques ou religieux du boxeur, le texte est entrecoupé de quatre chapitres, seules fictions assumées du livre, qui interrompent brièvement le flux. Quatre personnages racontent alors tour à tour Cassius Clay en se racontant eux-mêmes. Puis la rumeur enfle à nouveau. Le héros se tait toujours. L'auteur observe à distance...
Réalité d'un homme, ramené à l'incertitude de la vie ; et réalité sociale, historique, que cet homme aura, plus qu'un autre, incarnée. C'est le judoka qui triomphe à la fin : non seulement Frédéric Roux aura évité de noyer son livre, mais le lecteur aura l'impression d'avoir entendu parler d'Ali pour la première fois.


  • La revue de presse Elisabeth Philippe - Les Inrocks, janvier 2013

L'épopée de Muhammad Ali racontée à coups de citations. Frédéric Roux offre au boxeur une biographie polyphonique à la mesure de son mythe. Percutant...
Hypermalin et efficace, le dispositif mis au point par Frédéric Roux n'a rien de gratuit ou d'artificiel. Au contraire, il est sans doute le plus adapté à la personnalité multiple et paradoxale du roi des rings, à la fois champion de boxe catégorie poids lourds, conscience politique, figure sociale et bête médiatique. «Génie de la pub», Ali a compris très vite les règles de la société du spectacle, l'importance de savoir se mettre en scène quitte à envoyer la vérité dans les cordes, à truquer la réalité comme dans certains combats arrangés par la Mafia. Tout autant que son talent - «il vole comme un papillon, il pique comme une abeille» -, ce sens du divertissement a permis à Muhammad Ali de devenir une mythologie pop au même titre qu'Andy Warhol ou Elvis ; une icône de l'Amérique des sixties.


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 24 janvier 2013

L'écrivain a rassemblé sur le célèbre boxeur des milliers de points de vue, souvent contradictoires. Le résultat de ce collage textuel est spectaculaire. Frédéric Roux élargit les frontières du roman, un pays pourtant vaste. En effet, comment qualifier cet objet littéraire qu'il coiffe du titre Alias Ali ? Un roman, comme indiqué sur la couverture ? Une biographie de Muhammad Ali, comme présenté sur les bases de données bibliographiques ? Un récit ? Il y a un peu de tout cela, et quelque chose de plus, d'indéfinissable. Le livre est aussi surprenant qu'un uppercut...
Le résultat est spectaculaire. Le jeu de mots est tentant : c'est un livre coup de poing, génial et original...


  • Les courts extraits de livres : 09/02/2013

Moi, je commence par le commencement.
LLOYD HEFNER

Et le principal, tout le monde en est d'accord, c'est de commencer correctement.
PELHAM GRENVILLE WODEHOUSE

Les autres font comme ils veulent... ils font naître Ali quand ils veulent, en 60, en 70 ou même en l'an 2000 ! Où ils veulent, à Miami, au Zaïre, à Manille ou aux Bahamas ! Eh bien, que les journalistes sportifs et les diplômés des ateliers d'écriture avec leurs flash-backs téléphonés aillent se faire voir !
LLOYD HEFNER

La première règle, quand on raconte une histoire, c'est de rendre parfaitement clair, dès le début, qui est qui, quand, où et pourquoi.
P.G. WODEHOUSE

Il ne faut être ni en avance ni en retard sur le récit. Moi, je commence par le commencement : Cassius Marcellus Clay Jr est né à l'hôpital général de Louisville dans le Kentucky, le 17 janvier 1942 à 6 h 35, de Cassius Marcellus Clay Sr et d'Odessa Grady Clay. À sa naissance, il pesait trois kilos.
LLOYD HEFNER

Il était pas très noir. C'est vrai que, quand il est né, il était pas très noir, mais il était noir quand même, jamais il aurait pu passer pour un Blanc, jamais ! Même quand il est né ! Et puis, on était là, nous... son père et sa mère, et là d'où l'on venait. Cassius, il était peut-être pas très noir, mais il était noir quand même. Moi, ça m'était égal, il aurait bien pu être vert ou bleu ou même blanc, ça m'était égal, je suis sa mère et Cassius, c'était le plus joli enfant du monde. Il a toujours été noir, il a toujours été beau, toujours ! Personne a jamais pu dire le contraire, jamais !
ODESSA CLAY

Quand il est né, il était sacrement balèze, il avait des muscles, c'était pas un truc tout mou qui pleure et qui bave, non ! Il avait des muscles, des muscles et une grosse tête. On aurait dit Joe Louis, il avait la même couleur que Joe et que sa mère. Il était sacrement pâle, sacrement pâle et sacrement balèze.
CASSIUS MARCELLUS CLAY SR

C'était un bébé spécial... il a marché à dix mois ! Il a mangé tout seul très tôt. Il était debout à cinq heures du matin. Il voulait que personne l'habille, il adorait son biberon, il adorait l'eau, il grimpait dans l'évier pour jouer avec. Il s'amusait pas avec ses jouets, il faisait du tambour sur tout ce qui lui tombait sous la main. Il était chou ! Il a toujours été grand pour son âge, il a toujours aimé jouer avec des enfants plus âgés que lui et être le chef. Il avait peur de rien, sauf d'un bout de fourrure qui le terrorisait, c'était le seul moyen de le faire tenir tranquille. Quand il a grandi, il est resté spécial... après, quand il est devenu champion, tout le monde l'a trouvé spécial. J'ai jamais compris pourquoi Dieu m'avait choisie pour être sa mère !
ODESSA CLAY

(...)


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