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.. Les saisons de l'envol

Couverture du livre Les saisons de l'envol

Auteur : Manjushree Thapa

Traducteur : Esther Ménévis

Date de saisie : 10/02/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans étrangers

Prix : 22.50 €

ISBN : 978-2-226-24680-6

GENCOD : 9782226246806

Sorti le : 30/01/2013

  • Le courrier des auteurs : 16/02/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis une auteure népalaise qui a grandit à l'international, et qui vit désormais à Toronto. J'écris principalement sur le Népal. Ce qui m'intéresse, c'est la quête de la liberté, à la fois politique et personnelle, à laquelle se sont livré les Népalais de mon époque et d'avant. Le pays lutte pour devenir une démocratie depuis avant les années 1950, et la démocratie n'est toujours pas là. Je m'intéresse aux vies inachevées, désordonnées que l'on vit dans ce processus.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Ce livre porte sur l'aliénation, qu'elle soit émotionnelle, politique ou existentielle. Au début du roman, le personnage principal, Prema, est à la dérive, coupée de sa famille, désenchantée par la société qui l'entoure et qui est déchirée par la guerre, et incertaine quant aux sentiments qu'elle éprouve. Alors qu'elle quitte le Népal pour les États-Unis, elle part en quête de quelque chose. Son but, c'est de découvrir ce en quoi elle croit, et de s'engager dans la vie.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je choisirais «She stole away». Cette courte phrase caractérise l'attitude de Prema dans le monde. Elle a des difficultés à savoir ce qu'elle veut dans la vie, mais elle sait très bien ce qu'elle ne veut pas. Et donc, souvent, elle ne fait que fuir tout ce qu'elle a.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une chanson est mentionnée dans le livre, une chanson népalaise : la lamentation d'une femme qui se trouve tout en haut d'un alpage et qui pense à son amant qui est parti. Ce roman, ce serait cette chanson.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Une chose que j'ai toujours voulu faire, c'est écrire à propos de mes personnages népalais avec la même complexité que permet la littérature occidentale pour les personnages occidentaux. J'ai toujours évité de rendre mes personnages exotiques. Ce roman porte sur la vie intérieure complexe et compliquée d'une jeune femme népalaise qui vit une vie extérieure très simple.


  • Les présentations des éditeurs : 16/02/2013

En arrivant à Los Angeles munie d'une green card gagnée à la loterie du gouvernement américain, Prema laisse derrière elle le Népal, les bosquets de bambou et les rizières. La guerre civile et la pauvreté. Elle veut prendre un nouveau départ, vivre son American dream.
Mais les milliers de kilomètres qui la séparent de son pays natal n'effacent ni son histoire ni son passé. Plus tout à fait népalaise, pas encore américaine, Prema flotte entre deux mondes.
Ses différentes rencontres et sa passion pour El Segundo Blue, une espèce de papillon en voie de disparition, lui permettront-elles de trouver sa place ?
Réflexion sur l'exil et le déracinement, Les Saisons de l'Envol est le récit lumineux d'une femme qui décide de rompre avec son passé pour donner un sens à sa vie.

Manjushree Thapa est née à Katmandou en 1968. Elle a grandi entre le Népal, le Canada et les États-Unis où elle a obtenu son diplôme des Beaux-Arts en photographie à la Rhode Island School of Design à Providence. Elle est rentrée au Népal en 1989 pour y publier trois ans plus tard son premier livre, Mustang Bhot in Fragments, un carnet de voyage sur la frontière entre le Népal et le Tibet. Elle a travaillé plusieurs années pour des ONG, voyageant à travers les zones rurales du Népal, et a ainsi été témoin des changements dans la conscience politique du pays suite au mouvement pour la démocratie en 1989. La recherche de la liberté et de l'égalité est par conséquent un thème récurrent dans ses ouvrages.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 7 février 2013

Réflexion sur l'exil et le déracinement, ce roman imprégné de souvenirs et de spiritualité explore non sans humour les conditions d'un nouvel envol et résonne de façon sincère et juste.


  • Les courts extraits de livres : 16/02/2013

Être népali

Une Américaine, une institutrice, sérieuse et toute frisée, vint un jour trouver Prema et lui posa la question : «Je peux vous demander d'où vous êtes ? À l'origine, je veux dire.» Mais en entendant la réponse, elle ne put que bafouiller, incapable, peut-être, de reconnaître qu'elle ne savait pas où se trouvait ce pays.
La plupart des Américains s'en sortaient mieux. Ils s'exclamaient : «Ah !» ou «Ouah !», voire «Cool !», et hochaient la tête avec bienveillance. Prema leur venait quelquefois en aide en précisant : «C'est à côté de l'Inde», ou «Là où se trouve l'Everest», ou encore «Vous avez entendu parler des sherpas ?», afin qu'ils puissent ajouter : «La vache, c'est rudement loin !», ou «J'aurais juré que vous étiez mexicaine/italienne/espagnole», ou encore «Vous parlez très bien anglais.» Et alors elle souriait : «Merci.»
De temps à autre, toutefois, la réaction de son interlocuteur l'arrêtait net. Un jour, dans le bus, une femme comprit qu'elle était nippone et exprima le dégoût que lui inspirait la consommation de poisson cru : «C'est comme manger vous-savez-quoi !» Une autre fois, c'est la réponse d'un épicier à la peau mate, lui-même originaire d'Asie du Sud, qui la déconcerta : «Vous ne venez pas du Pakistan, en général ?» Ce fut le tour de Prema de bafouiller. Elle avait aussi appris qu'aux oreilles étrangères, le nom de son pays pouvait sonner comme nipple, mamelon en anglais. Mais plus fréquemment, c'était «Naples» qu'entendaient les Américains. Et d'y aller de leur : «J'adore les pâtes !» ou «Mon mari et moi sommes allés à Rome pour notre lune de miel, mais nous n'avons pas pu pousser jusqu'à Naples.» «D'où est-ce que vous êtes ?»
Si possible, Prema éludait la vérité en disant : «Pasadena», «Compton» ou «San Pedro». Il lui arrivait de répondre : «Je viens de l'Inde», parce que les Américains avaient au moins entendu parler de ce pays. C'était une chose qu'elle enviait aux Indiens. La conversation pouvait alors prendre un tour inattendu : «Tiens, je viens justement de parler à quelqu'un en Inde à propos de ma carte bancaire !» Mais mentir la mettait parfois dans une situation délicate. Un jour, au milieu des gratte-ciel du centre-ville, elle discuta avec le gardien d'une banque, et quand elle annonça qu'elle était indienne, il lui répondit : «Moi aussi ! Et vous êtes de quelle tribu ?» Incapable de s'expliquer, elle fit machine arrière : «Je viens de l'État de l'Indiana, en fait.
- La vache, c'est rudement loin !»
Il était loin et il n'était pas loin, le lieu d'où elle venait. Certains jours son village natal lui paraissait à des siècles de distance, d'autres jours il était trop proche : aussi loin qu'elle aille, ce n'était jamais assez. Le foyer de sa famille - qu'elle considérait toujours comme le sien, même si elle n'y avait pas vécu depuis l'âge de dix-sept ans - était une solide maison en pierre de deux étages. Elle s'y était sentie à l'abri, en sécurité, à l'époque où elle traversait en courant le bosquet de bambous et passait devant le temple de Shiva-Parvati, en bordure des rizières en terrasses, pour se rendre à l'école. Plus tard seulement, quand elle eut quitté son village pour aller au lycée, puis à l'université, à la capitale, Katmandou, elle découvrit que sa famille était pauvre. La maison, le bosquet de bambous, le temple et les rizières étaient perchés sur les contreforts de la partie orientale des Himals. Une brume argentée y déferlait toute l'année. Prema avait passé son enfance à grelotter.


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