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.. L'intensité secrète de la vie quotidienne

Couverture du livre L'intensité secrète de la vie quotidienne

Auteur : William Nicholson

Postface : Anne Hervouët

Traducteur : Anne Hervouët

Date de saisie : 23/03/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782877068147

GENCOD : 9782877068147

Sorti le : 20/02/2013

  • Les présentations des éditeurs : 20/02/2013

Dieu créa l'univers en six jours et William Nicholson en sept : du mardi au lundi, les aventures d'une douzaine de personnages dans un coin de la campagne anglaise en mai 2000.
Le roman est bâti autour de Laura, 42 ans, archiviste, de son mari Henry, un réalisateur qui partage son existence entre Londres et le Sussex, et de leurs enfants, Jack et Carrie. L'irruption de Nick, un amour de jeunesse, va bouleverser Laura et remettre en cause toute sa vie. La passion, la famille, les ambitions et les sacrifices, le sexe, le pouvoir, l'argent et Dieu, William Nicholson traite tous les thèmes qui tissent «l'intensité secrète de la vie quotidienne».
Le regard est aigu mais bienveillant, le livre profond et plein d'humour.

«Le roman de William Nicholson, qui raconte la vie dans le Sussex d'aujourd'hui, m'a fait veiller tard la nuit. Il y raconte les doutes, l'amour, les faux-fuyants, la trahison, la loyauté, la joie... Mais il traite ces thèmes avec une telle empathie et il modifie nos façons de voir avec une habileté si discrète qu'il nous ouvre l'esprit à ce qu'est un être humain. On termine son livre enthousiaste, en aimant davantage et en comprenant nos semblables mieux qu'avant.»
JENNI RUSSELL, Sunday Times

Britannique, né en 1948 dans un milieu intellectuel, William Nicholson est marié à la petite-nièce de Virginia Woolf et père de trois enfants.
Diplômé en 1970 de l'université de Cambridge, il entre à la BBC où il passe dix-sept ans à la réalisation de films documentaires puis au service des auteurs dramatiques.
Il est l'auteur d'une dizaine de pièces de théâtre à succès, en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis. La première, Shadowlands, Les Ombres du Coeur, est portée à l'écran en 1993 par Richard Attenborough. William Nicholson, qui en a réalisé l'adaptation cinématographique, est nominé aux oscars du «meilleur scénario». Vingt ans plus tard, il a rédigé les scénarios de dix-neuf films, dont Gladiator, lui aussi nominé aux oscars du «meilleur scénario original». Sa dernière adaptation des Misérables sort en France en février 2013.
Scénariste, auteur dramatique, William Nicholson est un homme aux multiples talents. Il publie ses premiers romans pour enfants en 2000. The Wind on Fire, Le Vent de feu, est traduit dans vingt-six langues et remporte plusieurs prix. Depuis, l'auteur a publié dix-sept romans en littérature jeunesse et adulte.
L'Intensité secrète de la Vie quotidienne est le premier tome d'une saga pour adultes. Le roman a déjà traversé l'Atlantique et été traduit dans plusieurs langues. Il paraît en France au moment où le tome quatre de la série est publié en Grande-Bretagne.



  • La revue de presse Léon-Marc Levy - La cause littéraire du 21 mars 2013

Avis aux futurs lecteurs de ce roman : risque fort d'addiction ! Certes il s'agit bien de vie quotidienne et donc, globalement, d'événements qui ne dépassent que rarement le possible, voire le probable de tout un chacun. Et pourtant, le talent de William Nicholson, qui manie la narration écrite comme il a su le faire en tant que scénariste dans des films qu'on a adorés (Gladiator par exemple), fait ici encore merveille. Jamais la polyphonie n'a eu tant de réalité que dans ce récit. Plus de dix personnages, tour à tour, au coeur d'une Angleterre rurale, racontent, se racontent, dans une tranche de vie. Au centre de ce microcosme, Laura...
L'art de Nicholson n'est pas dans l'écriture elle-même. Il écrit, on lit, on n'en demande ici guère plus. Les petites et grandes misères de tous les jours des personnages, leurs joies aussi, se croisent et se décroisent avec une énergie de chaque instant, un rythme soutenu, une sorte d'évidence. Pas un chapitre qui ne nous captive pas, on veut la suite, comme les soirs de diffusion de nos séries télévisées favorites. Et pourtant, aucun doute, il s'agit bien de faits de la vie quotidienne...
Prévoyez quelques soirées très occupées par cette lecture.


  • Les courts extraits de livres : 10/02/2013

Elle reconnaît l'écriture sur l'enveloppe. Elle boit une gorgée de thé, regarde Henry de l'autre côté de la table de la cuisine, occupé à trier le courrier du matin. Une pile pour la poubelle, une pile pour plus tard, une pile pour maintenant. Il se sert d'un coupe-papier pour ouvrir les lettres. Pas d'un couteau de cuisine, mais d'une lame effilée aux bords arrondis conçue à cet effet. Les enfants lisent en silence. Dehors, la pluie grêle la surface de la mare.
Laura ne veut pas qu'on remarque cette lettre. Elle a été réexpédiée depuis le domicile de ses parents.
«Tu connais Belinda Redknapp ? demande-t-elle.
- Tu crois ? répond Henry distraitement.
- C'est une maman de l'école. Tu la trouvais plutôt jolie. Son mari a une tête de grenouille.
- Elles ont toutes des maris avec des têtes de grenouille.»
Ces banquiers, ces juristes, ces cadres de compagnies d'assurances, dont les enfants sont amis avec leurs enfants, dont la fortune donne à Henry le sentiment d'être pauvre.
«En tout cas, elle veut rencontrer Aidan Massey.» Henry relève la tête, surpris. «Pourquoi ?
- Elle le trouve séduisant.»
Carrie abandonne sa lecture attentive de Beano. «Qui est séduisant ?
- L'homme dans le film de papa.
- Ah.
- C'est un nabot malfaisant, répond Henry. J'ai envie de le tuer.»
La lettre est posée à côté de son assiette, aussi grande qu'une serviette de plage, et elle hurle son nom de jeune fille : Laura Kinross. Elle voudrait assourdir son cri, faire taire cette lettre, la bâillonner. Elle pourrait prendre un des cahiers du journal, y jeter un coup d'oeil et le poser dessus d'un air détaché. Mais le désir inhibe le geste. Elle a honte de découvrir qu'elle n'a pas l'intention d'ouvrir la lettre avant le départ d'Henry. Alors, pour se disculper, elle ne fait rien pour cacher l'enveloppe et elle dit au Destin : «Tu vois bien que je ne fais rien. Si je me fais prendre, j'assumerai les conséquences.»
Jack s'intéresse à la proposition de tuer Aidan Massey.
«Tu le tuerais comment, papa ?
- Bonjour, Jack. Heureux de t'avoir parmi nous.»
Laura fronce les sourcils. Elle tend le bras vers Jack pour qu'il arrête de tremper sa manche dans le beurre. Elle déteste qu'Henry parle de cette façon. Jack est trop rêveur, affirme-t-il.
«Comment, papa ?
- Eh bien...» Henry prend sa mine habituelle lorsqu'il rassemble ses idées avant de parler. En fait, il se met un doigt sur le sourcil comme s'il appuyait sur un bouton. «Je dirais à la maquilleuse d'ajouter des couches de maquillage jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer. D'en poser jusqu'à ce qu'on ne voie plus ses traits. Jusqu'à ce qu'il soit lisse et rond comme un ballon.»
Intimidé par ce détail, Jack se tait. Henry fait un tas de la pile de courrier à jeter et le met à la poubelle, déjà tellement pleine qu'elle ne fermera pas. Il appuie de toutes ses forces sur la liasse de papiers pour bien la tasser, ce qui fait frémir Laura car, à présent, on ne pourra plus enlever le sac-poubelle sans le déchirer. Elle ne dit rien pourtant et constate en elle-même à quel point elle s'efforce de ne pas se faire remarquer.
Henry attrape sa sacoche en cuir qui déborde de pages imprimées. Les choses lui reviennent soudain en mémoire et il dit à Jack :
«Ah oui, j'ai lu ta rédaction. Elle m'a beaucoup plu.
- Ah bon.
- Oui, c'est vrai ! Elle m'a beaucoup plu.» Il se penche pour embrasser Jack renversé sur sa chaise, plongé dans Tintin. «Je m'en vais. J't'aime.»


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