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.. Vies voisines

Couverture du livre Vies voisines

Auteur : Mohammed Berrada

Traducteur : Mathilde Chèvre

Date de saisie : 28/03/2013

Genre : Litterature Afrique Du Nord

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Sindbad

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782330014933

GENCOD : 9782330014933

Sorti le : 09/02/2013

  • Le courrier des auteurs : 27/03/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis Mohammed Berrada, écrivain marocain d'expression arabe. Quatre de mes romans sont traduits chez Actes/sud-Sindbad. Pour moi, écrire un roman est un plaisir d'habiter le monde de la fiction et se poser en même temps des questions sur mon pays le Maroc toujours à la recherche d'une Modernité qui le sort du passéisme et du pouvoir absolu...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème essentiel de "Vies voisines" se dessine à travers des personnages prototypes qui constituent le tréfonds de la société et qui confrontent les transformations inexorables imposées par le Temps, la société et l'angoisse de l'existence.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Ces expériences profondes, loin des conventions et des habitudes, nous touchent corps et âme, mettent l'humain à nu, et font vaciller les normes de la morale héréditaire." p. 20

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
En musique le roman correspondrait à la chanson de Léo Ferré : "Avec le temps..."

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
J'aime partager avec les lecteurs la complicité tissée par la fiction et l'univers imaginaire qui nous incite à réinterpréter le monde.


  • Les présentations des éditeurs : 15/02/2013

Trois personnages, une femme émancipée, hôtesse de l'air de son métier, un homme du peuple, averti et charmeur, et un vieux politicien déluré, se racontent et se confient, se croisent et se séduisent, s'entraident et se dupent. En filigrane de leurs confessions se dessine une image contrastée de la société marocaine contemporaine, avec ses aspirations au changement et ses blocages structurels. Les "vies voisines" sont autant de quêtes existentielles qui questionnent l'origine du plaisir, le sens et la raison d'être au monde, le drame de la temporalité et de la finitude humaine.
Aux voix des personnages principaux s'ajoute celle d'un narrateur qui a partagé la vie, voisine, des trois héros, enregistré leur récit et qui le relate ici. S'élève enfin la voix d'un conteur, ou râwî, figure centrale de la littérature populaire arabe. Il se charge de mettre à distance et de présenter ces existences entremêlées. Chacune est ainsi contée plusieurs fois, jusqu'à ce que le conteur, revendiquant sa propre subjectivité, choisisse à son tour son mode de narration.
On retrouve dans Vies voisines le souci permanent de Mohamed Berrada d'associer "les modalités traditionnelles de la littérature arabe et les procédés de la narration occidentale, pour livrer les clefs des désarrois identitaires du Maroc contemporain".

Mohamed Berrada est né à Rabat en 1938. Romancier, nouvelliste, critique littéraire, traducteur, il a été professeur de littérature arabe à l'université Mohamed-V à Rabat et, de 1976 à 1983, président de l'Union des écrivains marocains. Sindbad/Actes Sud a publié Le Jeu de l'oubli (1993), Lumière fuyante (1998) et Comme un été qui ne reviendra pas (2001).



  • La revue de presse Catherine Simon - Le Monde du 28 mars 2013

Mohamed Berrada compose, dans un choeur à trois voix, le portrait poignant du Maroc des années 1970...
A travers ce livre-inventaire aux résonances multiples, c'est un tableau tout en ombres et lumières, que peint Mohamed Berrada. Né à Rabat en 1938, aussi fin connaisseur de la culture française que fidèle artisan de la langue arabe et de la culture maghrébine, l'auteur de Vies voisines (quatrième de ses romans traduits en français) fait le portrait de " son " Maroc et du demi-siècle écoulé. " Ma nostalgie est une aspiration à vivre heureux ", explique son " narrateur/narrataire ", nom donné par l'auteur à l'un des griots de ce roman gigogne. En plongeant dans ces trois " vies voisines ", il n'a cherché, ajoute-t-il, qu'à s'immiscer " dans l'espace de silence créé par l'écriture ", afin de découvrir, en lui-même, à force d'écoute et de patience, les " dédales de relations et de mémoires imbriquées ". Pari gagné, jolie plongée.


  • La revue de presse Françoise Germain-Robin - L'Humanité du 14 mars 2013

Roman, récit, conte, entretien, lettres, théâtre... On trouve toutes ces formes d'écriture dans le dernier roman de l'écrivain marocain Mohamed Berrada. S'y mêlent des personnages - Naïma, Wariti et le fils de H'nia - dont on ne sait s'ils sont réels ou inventés, sur un arrière-fond d'histoire du Maroc des années de plomb.


  • Les courts extraits de livres : 15/02/2013

LE CONTEUR RACONTE

Samih, le narrateur-narrataire, avait omis de dire au fils de H'nia qu'il connaissait Naïma Ait Lahna. Il avait vécu avec elle une courte aventure au début des années quatre-vingt-dix, suivie d'une grande amitié, jusqu'à ce qu'elle quitte la compagnie d'aviation pour la Banque nationale pour le développement économique à Rabat. Naïma restait en creux dans ses souvenirs et ne quittait jamais la place de "l'oubliée-présente". Elle résidait dans cet espace d'où jaillissent des fantômes, des visages, des moments qui nous relient à un flot continu et latent. Dans notre solitude, nous nous imaginons que ce flot tisse notre existence et la rend singulière.
Sur son fauteuil, Samih somnolait dans les bras de Morphée. Il rentrait d'un voyage à Paris. Personne ne s'était assis à côté de lui. Les jambes étendues, il lisait un roman. Bien vite, il laissa le livre tomber au sol et s'abandonna au sommeil. Une main légère frôla son épaule, il ouvrit les yeux. Un visage mat le considérait, souriant et doux. La femme aux yeux de miel lui demanda s'il voulait dîner ou préférait continuer à dormir. Il regarda attentivement ces mains qui lui tendaient le roman de Simenon avec lequel il faisait passer le temps.
Samih prit le livre. Elle avait lu ce roman, dit-elle, et un sourire équivoque pointa à l'encoignure de ses lèvres pulpeuses. Il rit au souvenir d'une scène décrite plusieurs fois dans le roman, entre un directeur et sa secrétaire. Le directeur était pris de désirs sexuels violents. Il se précipitait, fermait à clef la porte de son bureau et levait la robe de la secrétaire pour la prendre, debout. Parfois il l'allongeait sur le bureau et se jetait sur elle avec frénésie. Samih évoqua cette scène romanesque et discuta avec l'hôtesse de la pulsion innée qui poussait un respectable directeur à baiser avec empressement et sans un mot une secrétaire moche, qui jamais ne protestait, sans doute parce qu'elle ambitionnait une prime après avoir satisfait le désir d'éjaculation d'un homme marié dont la femme ne contentait pas l'appétit...
Naïma, c'était elle l'hôtesse, riait et dodelinait de la tête, indiquant les autres passagers dont elle craignait qu'ils n'entendent la conversation. Samih saisit l'occasion, lui donna son numéro pour continuer à discuter et lui offrir des romans excitants dont elle se délecterait au fil des nuits passées dans les hôtels du monde entier.

EXTRAIT DES MÉMOIRES DU NARRATEUR-NARRATAIRE

Cette semaine, je revenais de Paris où j'avais participé à un colloque sur L'Image de l'autre dans la littérature mondiale, quand je fis par hasard la connaissance de Naïma Aït Lahna, une jolie hôtesse de l'air. Je lui fis bien vite la cour et lui donnai mon numéro de téléphone.
Depuis l'adolescence, l'image de l'hôtesse de l'air habite mon imaginaire, auréolée de tentations indociles et de désirs débridés. Les hôtesses de l'air s'inscrivent pour moi dans la case de la "beauté en soi". Je ne me risquerais pas à les égratigner par quelques mots galants. Je sens bien, avant même de les dire, qu'ils seraient languides et indignes d'elles. Ce jour-là, la grâce de faire connaissance avec Naïma revint au petit somme qui me saisit et au dernier roman de Simenon qui délia ma langue et permit une drague indirecte. J'espère que Naïma me téléphonera pour que mon corps aguiché se nourrisse.

(...)


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