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.. Zomia ou L'art de ne pas être gouverné

Couverture du livre Zomia ou L'art de ne pas être gouverné

Auteur : James C. Scott

Traducteur : Nicolas Guilhot | Frédéric Joly | Olivier Ruchet

Date de saisie : 03/03/2013

Genre : Politique

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Sciences humaines

Prix : 27.00 €

ISBN : 978-2-02-104992-3

GENCOD : 9782021049923

Sorti le : 14/02/2013

  • Les présentations des éditeurs : 03/03/2013

Depuis deux mille ans, les communautés d'une vaste région montagneuse d'Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l'État. Zomia : c'est le nom de cette zone d'insoumission qui n'apparaît sur aucune carte, où les fugitifs - environ 100 millions de personnes - se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. Traités comme des «barbares» par les États qui cherchaient à les soumettre, ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l'État, synonyme de travail forcé, d'impôt, de conscription. Privilégiant des modèles politiques d'auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu'à choisir d'abandonner l'écriture pour éviter l'appropriation de leur mémoire et de leur identité.
James C. Scott propose ici une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la «civilisation» ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoires, populations, frontières ?
L'histoire de la rebelle Zomia nous rappelle que la «civilisation» peut être synonyme d'oppression et que le sens de l'histoire n'est pas aussi univoque qu'on le croit.

James C. Scott est professeur de sciences politiques et d'anthropologie à l'université de Yale. Spécialiste de l'Asie du Sud-Est, il est notamment l'auteur de La Domination et les arts de la résistance (Amsterdam, 2009).



  • La revue de presse Serge Kaganski - Les Inrocks, février 2013

À la croisée de l'histoire, de la sociologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie et de l'archéologie, Zomia ou l'art de ne pas être gouverné nous montre une photo de l'humanité tendant à s'effacer, une trace de ce que nous fûmes, la preuve que la vie sans État n'est pas seulement une utopie contemporaine mais fut une réalité pendant des siècles.


  • La revue de presse Pierre Karila-Cohen - Le Monde du 14 février 2013

Mais, bibliothèque vivante capable de passer du mode de vie des Karens à une réflexion sur Thucydide puis de mettre en rapport les écrits d'Ibn Khaldun avec des travaux portant sur l'Amérique du Sud, James Scott est un pédagogue génial, virevoltant d'un espace à un autre, d'une époque à une autre, qui réussit toujours à placer le lecteur dans la situation des différents protagonistes, afin qu'il comprenne quels choix très concrets s'offriraient à lui dans telle ou telle circonstance. Ce livre constitue dès lors une réflexion passionnante sur le développement de l'Etat dans ses dimensions les plus pratiques, à commencer par son espace physique de déploiement et par les difficultés de ses administrateurs à caractériser des identités labiles. Dans la continuité de ses ouvrages précédents, Scott montre en définitive que les populations dominées ne sont jamais passives même lorsqu'elles ne se révoltent pas...


  • Les courts extraits de livres : 03/03/2013

Extrait de la préface

Zomia est un terme récent, employé pour désigner grosso modo tous les territoires situés à des altitudes supérieures à environ 300 mètres, des hautes vallées du Vietnam aux régions du nord-est de l'Inde, et traversant cinq pays d'Asie du Sud-Est (le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, et la Birmanie) ainsi que quatre provinces chinoises (le Yunnan, le Guizhou, le Guangxi et certaines parties du Sichuan). Il s'agit d'une étendue de 2,5 millions de kilomètres carrés abritant environ 100 millions de personnes appartenant à des minorités d'une variété ethnique et linguistique tout à fait sidérante. D'un point de vue géographique, la région est aussi appelée massif continental du Sud-Est asiatique. Comme cet immense territoire se trouve à la périphérie de neuf États et au centre d'aucun, dans la mesure où il est également à cheval sur les découpages régionaux courants (Asie du Sud-Est, Asie de l'Est, Asie du Sud), et puisque enfin ce qui le rend intéressant est sa diversité écologique ainsi que sa relation aux États, il représente un nouvel objet d'étude, une sorte de chaîne des Appalaches internationale, et une nouvelle manière d'étudier les aires régionales.
La thèse que je défends ici est à la fois simple, osée, et polémique. La Zomia est la dernière région du monde dont les peuples n'ont pas encore été complètement intégrés à des États-nations. Ses jours sont comptés. Il n'y a pas si longtemps, de tels peuples se gouvernant eux-mêmes représentaient la majorité de l'humanité. De nos jours, ils sont perçus par les royaumes des vallées comme «nos ancêtres vivants», «ce que nous étions avant de découvrir la culture du riz en rizière, le bouddhisme, et la civilisation». Ici, au contraire, je défends l'idée que les peuples des hauteurs doivent plutôt être approchés comme des communautés de fuyards, de fugitifs, de délaissés qui ont, au cours des deux derniers millénaires, tenté de se soustraire aux différentes formes d'oppression que renfermaient les projets de construction étatique à l'oeuvre dans les vallées - esclavage, conscription, impôts, corvées, épidémies, guerres. La plupart des territoires où résident ces peuples peuvent fort à propos être appelés «zones-refuge» ou zones morcelées.
Pratiquement tout, dans les modes de vie, l'organisation sociale, les idéologies et (de manière plus controversée) les cultures principalement orales de ces peuples, peut être lu comme des prises de position stratégiques visant à maintenir l'État à bonne distance. Leur dispersion physique sur des terrains accidentés, leur mobilité, leurs pratiques de cueillette, leurs structures de parenté, leurs identités ethniques malléables ainsi que le culte que ces peuples vouent à des chefs prophétiques ou millénaristes, tout cela permet en effet d'éviter leur incorporation au sein d'États et d'éviter qu'eux-mêmes ne se transforment en États. La plupart d'entre eux ont au départ tenté de se soustraire à un État en particulier : l'État chinois han sous sa forme précoce. Un grand nombre de légendes des hauteurs comporte ainsi un élément de fuite. Les sources documentaires, qui restent certes largement spéculatives jusqu'à l'an 1500, sont suffisamment précises après cette date - notamment concernant les campagnes militaires fréquentes menées contre les peuplades des collines sous les dynasties Ming et Qing, qui ont culminé avec les soulèvements sans précédent dans le sud-ouest de la Chine au milieu du XIXe siècle et qui ont fait des millions de réfugiés. Les mouvements de fuite hors des États birman et thaï afin d'échapper à leurs expéditions esclavagistes sont également amplement documentés.
J'espère que mon propos aura un certain écho au-delà de la portion déjà assez vaste de l'Asie sur laquelle il porte immédiatement.
La vaste littérature portant sur la construction étatique, contemporaine ou plus ancienne, n'accorde quasiment aucune attention à son envers : l'histoire de l'absence d'État, délibérée et réactive. Je veux parler ici de l'histoire de ceux qui sont passés à travers les mailles du filet ; on ne peut pas comprendre la construction étatique en faisant abstraction de cette histoire. C'est aussi ce qui fait de ce livre une histoire anarchiste.
Cette perspective mêle de manière implicite les histoires de tous les peuples marginalisés par des processus de construction nationale coercitifs et des organisations du travail non libres : les Tziganes, les Cosaques, les tribus polyglottes constituées de reducciones espagnols dans le Nouveau Monde et aux Philippines, des communautés d'esclaves fugitifs, les Maadans ou Arabes des Marais, les San Bushmen, et ainsi de suite.


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