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.. Bonita Avenue

Couverture du livre Bonita Avenue

Auteur : Peter Buwalda

Traducteur : Arlette Ounanian

Date de saisie : 30/05/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Lettres néerlandaises

Prix : 23.80 €

ISBN : 9782330014179

GENCOD : 9782330014179

Sorti le : 21/02/2013

  • Les présentations des éditeurs : 26/02/2013

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

Recteur d'une des plus grandes universités des Pays-Bas, Sigérius est un homme bien sous tous rapports, grand mathématicien et grand sportif, ancien champion de judo. A cinquante ans, il est pressenti pour devenir ministre de l'Éducation et entrer dans le cercle étroit du pouvoir. Chef heureux d'une famille recomposée, Sigérius a élevé les deux filles de sa seconde épouse. L'aînée, Joni, est une jeune femme brillante dont il est fier.
Compagne d'un photographe prénommé Aaron, Joni a mis au point un système pour booster en secret son ascension sociale. Mais c'est compter sans la libido paternelle : chaque nuit, Sigérius rejoint sur le Web quelques créatures de rêve. Ainsi découvre-t-il une beauté ravageuse, dont l'élégance suggestive lui rappelle étrangement... sa fille Joni.
Après vérification, la belle alanguie sur l'écran de ses nuits est bien Joni, laquelle évolue sur un site pornographique dont elle est l'unique propriétaire, une entreprise qui nourrit l'ambition dévorante de la jeune femme.

Ce premier roman est digne des plus grands textes de la littérature noire d'aujourd'hui. Milieu du sexe et puissance planétaire du Web, violence extrême de l'image et destruction de toute morale : l'histoire de cette jeune femme d'affaires met en scène de façon grandiose la perversité de notre époque. Dans un monde où personne n'est ce qu'il paraît être, où le scintillement des écrans cache un magma de pulsions et de vice, l'irruption de la vérité provoque une monstrueuse explosion qui propulse les individus sur l'orbite de destins incontrôlés.

Peter Buwalda est né en 1971. Après avoir été journaliste et rédacteur dans une maison d'édition, il se consacre aujourd'hui à l'écriture. Bonita Avenue a remporté un immense succès aux Pays-Bas. Il est en cours de traduction dans de nombreux pays européens ainsi qu'aux États-Unis.



  • La revue de presse Natalie Levisalles - Libération du 30 mai 2013

Dans l'incroyable force de ce livre, il y a sûrement la complexité des personnages et les surprises du récit, jusqu'à l'impensable fin, pourtant évoquée très tôt, mais oubliée par le lecteur. Mais quoi encore ? On pourrait dire que Bonita Avenue commence comme un roman de campus, continue comme un thriller psychologique et finit comme un roman noir. On pourrait aussi dire que c'est un roman d'apprentissage, sauf que, en l'occurrence, il s'agit plutôt de désapprentissage...
Il y a dans Bonita Avenue une grande violence intime. Le roman montre le couple et la famille comme des lieux de bonheur mais surtout d'horreurs, on n'y est à l'abri de rien, ni du chantage, ni de l'imposture, ni de l'inceste. Une chose est sûre : chacun est différent de ce qu'il paraît être et aussi de ce qu'il croit lui-même être...
Le récit avance, repart en arrière, puis fait un saut dans le futur. Le lecteur découvre des couches de réalité les unes après les autres, c'est comme une suite de déflagrations dans le récit et dans l'expérience de lecture. La chronologie semble anarchique, en fait, elle permet de découvrir des événements au moment où ils sont le moins attendus. Ainsi, quand le roman finit, la dernière et l'avant-dernière scènes ont déjà été racontées, le choc du lecteur est d'autant plus fort.


  • Les courts extraits de livres : 26/02/2013

Lorsqu'un dimanche après-midi de 1996, Joni Sigérius l'avait emmené à la ferme afin de le présenter officiellement à ses parents, la poignée de main du père de Joni lui avait fait l'effet d'un étau. "C'est vous qui avez fait la photo", avait-il dit. Ou était-ce une question ?
Siem Sigérius était un homme trapu, à la pilosité sombre et dont les oreilles forçaient d'emblée le regard. Elles étaient pommées, comme si on les avait plongées dans de la friture et Aaron, qui avait fait du judo, avait identifié les fameuses oreilles en chou-fleur dues aux frottements rapides et répétés de manches en coton rêche le long de leurs pavillons qui se froissent et s'écorchent entre des corps aux muscles bandés et des tapis rugueux, au sang, au pus qui affluent entre le cartilage et la peau, fine comme celle d'un bébé. Ceux qui ne se soignaient pas en gardaient des boursouflures et des bulbes calleux. Aaron avait deux oreilles tout à fait ordinaires, intactes, et à la peau de pêche. Les choux-fleurs étaient réservés aux champions, aux mecs monomanes qui se frottaient soir après soir au tatami. Les choux-fleurs, ça se méritait, ça engloutissait plusieurs années d'une vie d'homme. Il était évident que le père de Joni les portait comme un trophée, une preuve d'endurance et de virilité. Autrefois, lorsque Aaron avait à affronter au cours d'un tournoi un de ces bestiaux aux oreilles marquées, il en avait des sueurs froides. Pour lui, des choux-fleurs à l'horizon, c'était mauvais signe. Il ne valait pas un pet dans les tournois. Il avait répondu, pour ne pas montrer qu'il était impressionné : "Je fais toutes sortes de photos."
Les oreilles de Sigérius avaient remué brièvement. Ses cheveux crépus, coupés court, étaient comme un morceau de feutre collé sur son crâne large et plat. Bien qu'il se vêtît de costumes ou de pantalons en velours côtelé et de polos Ralph Lauren, l'uniforme des patrons, de ceux qui ont réussi leur vie professionnelle, à cause de ces oreilles, de ce corps qui faisait penser à un buffle, jamais on n'aurait imaginé qu'il était à la tête d'une université et encore moins qu'il passait pour le plus grand mathématicien néerlandais depuis Luitzen Brouwer. Un homme doté d'un tel physique, on s'attendait plutôt à le voir travailler dans le bâtiment ou en veste fluorescente, la nuit, sur l'autoroute, auprès d'une cuve de goudron. "Vous savez très bien de quelle photo je parle", avait-il dit.
Joni, sa soeur Janis, Tineke, leur mère, la femme de Sigérius, tout le monde dans le grand salon savait à quelle photo il faisait allusion. C'était la photo qui avait été imprimée en grand format dans le journal de l'université Tubantia, le petit campus situé dans les bois entre Hengelo et Enschede et dont Sigérius était le recteur. Il y figurait, sur le bord du canal d'Amsterdam au Rhin, nu à l'exception d'une cravate, jambes écartées et pieds dans l'herbe boueuse et aplatie, ses organes génitaux bien visibles sous son ventre discrètement rebondi de quinquagénaire. La photo avait été reprise le lendemain par la plupart des journaux nationaux, du NRC au Telegraaf, puis par Bild et un quotidien grec.
"J'ai ma petite idée, en effet", avait avoué Aaron qui se demandait si Joni avait parlé ou si Sigérius l'avait tout simplement reconnu : le long photographe chauve de Tubantia Weekly qui, lors d'événements publics, bourdonnait comme un taon autour du recteur avec son appareil photo reflex. La seconde solution lui semblait plus flatteuse, tout le monde, sur le campus, aurait été flatté d'avoir été remarqué par la figure charismatique qui, en ce moment même, lui écrasait les doigts.


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