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.. Fille de la campagne

Couverture du livre Fille de la campagne

Auteur : Edna O'Brien

Traducteur : Pierre-Emmanuel Dauzat

Date de saisie : 03/05/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Prix : 25.00 €

ISBN : 9782848051369

GENCOD : 9782848051369

Sorti le : 07/03/2013

Une chronique audio de Kikann Le Roy


  • Les présentations des éditeurs : 09/03/2013

La lucidité et la hardiesse d'Edna O'Brien sont tout entières dans ses éblouissants mémoires. Quand cette «fille de la campagne», née en 1930 au fin fond de l'Irlande rurale, devenue l'auteur d'une oeuvre majeure, entreprend de raconter sa vie, se dessine en creux le portrait d'une femme libre et d'une créatrice farouchement attachée à son indépendance.
Arrivée à Dublin après une enfance solitaire et des années de couvent, l'étudiante en pharmacie découvre avec passion la littérature et le monde des lettres. Elle décide, contre l'avis de ses parents, d'épouser l'écrivain Ernest Gébler, avec qui elle part s'installer à Londres dès 1958.
Lors de la parution de son premier roman, Les Filles de la campagne (1960), le scandale est énorme et le livre interdit en Irlande. Le couple ne résiste pas au succès de la jeune femme. Elle se bat pour obtenir la garde de ses deux fils, et décide alors qu'elle sera avant tout mère et écrivain, que rien jamais ne l'éloignera de sa table de travail.
Edna O'Brien évoque avec le plus grand naturel sa vie dans le «Swinging London» des années soixante. Sur Robert Mitchum, Paul McCartney, Marlon Brandon ou Richard Burton, qui furent des amants ou des frères - les deux seules catégories d'hommes selon elle -, elle livre des souvenirs drôles et tendres. Jamais d'amertume dans ces mémoires, même quand passent les ombres qui hantent sa vie et nourrissent son oeuvre, celles de ses parents et celle de son mari destructeur et jaloux.
Sur le Nord, sur New York, sur ses réussites et ses échecs, ses joies et ses chagrins, les pages s'enchaînent avec l'apparente fluidité que donne à la grande styliste qu'elle n'a jamais cessé d'être l'obsession du mot juste.



  • La revue de presse André Clavel - L'Express, mai 2013

A 82 ans, celle qui est désormais la grande dame des lettres irlandaises est enfin sortie de sa réserve pour écrire cette Fille de la campagne, des Mémoires où elle revient frapper à la porte de la ferme familiale avant d'évoquer son adolescence sacrifiée, son mariage et son divorce, ses croisades de jeune romancière lorsque la censure allumait des bûchers afin de la réduire au silence...
De l'ombre à la lumière, ces confessions sont un magnifique hommage à la liberté. Et les clefs d'une oeuvre ô combien sulfureuse.


  • La revue de presse Francine de Martinoir - La Croix du 1er mai 2013

Au seuil de ce texte très attachant, deux rêves récurrents et opposés ramènent Edna O'Brien au coeur de Drewsboro, la maison de son enfance. Dans l'un, ensoleillé, elle se sent protégée par des torches enflammées, dans l'autre, elle se débat, prisonnière, comme elle l'a fait tout au long de son existence. Et même si son récit est en prise avec le siècle et ses drames, si le monde extérieur n'a cessé de toquer à la porte, c'est une autobiographie intérieure qu'elle a écrite, livrant ce qu'elle appelle «une obscure petite gorgée de secret»...
Dans le Londres des swinging sixties et le New York des années 1970 glissent Harold Pinter, Norman Mailer, Robert Mitchum ou Paul McCartney, et la narration les présente comme des ombres un peu mystérieuses, vite effacées, comme si la romancière voulait dire que pour elle tout s'était joué ailleurs et bien longtemps avant.


  • La revue de presse Frédérique Roussel - Libération du 18 avril 2013

A Londres, en 1960, la jeune fille a dévidé en trois semaines son premier roman, les Filles de la campagne. Ses mémoires de vieille dame, intitulés comme en écho Fille de la campagne (éd. Sabine Wespieser), lui ont réclamé trois ans. Trois ans pour remonter à la source de ses souvenirs, parfois dans la douleur. Son existence a défilé sous sa plume, ses maisons, ses parents, ses amants, ses manuscrits, ses peurs, ses rêves...
Un jour, Edna O'Brien dit à son agent : «Quand je serai morte, des horreurs vont être écrites sur moi.» «Fais-le toi-même», s'entend-elle répondre. Elle qui n'avait jamais voulu cède. Ce ne sont pas tant les faits, les événements, les dates qu'elle veut graver dans le marbre, que restituer une vie intérieure, sa solitude, sa sensibilité. Mais revivre est difficile. Elle mime presque physiquement ce processus, les images, les scènes et les paroles qui surgissent au bout de son stylo. «Toutes les choses qui ont compté dans ma vie sont là.»


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 28 mars 2013

" Ne pensez pas que je suis particulièrement forte, dit Edna O'Brien. Les choses peuvent me blesser. Mais elles ne m'arrêtent pas. "...
Ces hauts et ces bas, l'écrivain nous les livre sans fard, avec sensibilité, auto-ironie et toute la distance dont on peut faire montre à son âge. Aucune nostalgie. Une rage de vivre, d'écrire, de jouer encore. Parce que, piano cassé ou pas, la grande romancière irlandaise garde, pour l'écriture, une oreille absolue.


  • La revue de presse Marie-Laure Delorme - Le Magazine Littéraire, mars 2013

Le vent souffle, sans arrêt. Les pensionnaires sortent du couvent, plusieurs fois par semaine, pour longer le lac irlandais de Loughrea. Les jeunes filles marchent, deux par deux, dans un murmure silencieux. L'adolescente se souvient d'une scène en particulier. Le lac est gelé. Un homme en salopette arrive, muni d'un marteau de forgeron, pour briser les épaisses couches de glace. Les deux cygnes prisonniers du froid peuvent alors se mouvoir en liberté. Les passionnants Mémoires d'Edna O'Brien, commencés l'année de ses 78 ans, sont à l'image des deux cygnes se mettant à circuler dans les poches d'eau libérée...
Son écriture semble simple. Fille de la campagne est à ce titre un modèle. Le choc est grand entre un style limpide et un caractère trouble...
*Elle a eu envie de mourir ; elle a eu envie de vivre. Le goût de la liberté est le fil continu d'une vie cousue de plusieurs morceaux disparates. Fille de la campagne commence par le décès de sa mère en mars 1967. Retours incessants entre hier et aujourd'hui. Elle remercie, à la fin des Mémoires, les morts et les vivants. Elle est une fille de la terre.


  • Les courts extraits de livres : 09/03/2013

FANTÔMES

Les deux rêves ne sauraient être plus contrastés. Dans l'un, je remonte l'avenue, en direction de Drewsboro, la maison où je suis née, et c'est un véritable temple. La lumière d'or sur les carreaux, lézardés, les pièces inondées d'une lumière chaude et rose pour festoyer à l'intérieur et, le long du fil qui pâlit, des torches de flammes, ferlant et déferlant. Comme je fais glisser le fermoir du portail et marche vers la porte d'entrée, je vois la rangée des hommes en livrée, des soldats, la pointe de leurs lances, chauffées au rouge, de part en part, comme à l'instant retirées du feu. Ce sont des hommes durs qui barrent le passage.
Dans le second rêve, je suis à la maison, dans la chambre bleue où je suis née. Portes et fenêtres sont verrouillées, et même l'espace sous la porte, où se réfugie la poussière, est scellé par une sorte de capiton. Le mobilier est tel qu'il était : une double penderie de noyer avec une coiffeuse et une table de toilette assorties. Il y a le seau de toilette en vert, avec un bouton de corbeille tressée. Je suis là, seule, incarcérée. Tous les autres sont morts. Je suis là pour répondre de mes crimes. Que mes interrogateurs soient tous morts ne change rien à l'affaire.

*

Il me semble avoir vu les choses avant de les avoir vraiment vues ; elles ont toujours été là, comme les mots, je crois, ont toujours été là, filant à travers nous. Je crois, par exemple, avoir reconnu les murs bleus de la chambre bleue, les murs suintant tranquillement de l'humidité sans fin et pas de feu, alors même qu'il y avait un âtre, ridiculement petit en comparaison de la taille de la pièce, où le couvercle d'une boîte de chocolats avait été placé en guise de décoration. Et Notre Dame ? Elle n'était pas la créature cireuse des peintures que je devais voir sur différents murs, mais une Notre Dame de Limerick bien en chair, avec une foule d'enfants à ses chevilles, comme si elle venait de leur donner naissance. Son accouchement était bien plus heureux que celui de ma mère, qui en parlait encore des années après : le travail, la longueur du travail, la nuit de décembre et la gelée noire qui était habituelle à cette époque de l'année, la sage-femme qui tardait et le raffut, qui se révéla vain, quand on lui dit que j'étais pied-bot parce que je n'étais pas venue au monde comme il faut. L'enfant avant moi était morte en bas âge, mais j'ai toujours cru qu'elle n'était pas morte, qu'elle était dans une des chambres à coucher, dans un placard ou un sac de linge, et quand j'eus appris à marcher, jamais je n'y montais seule, pas même en plein jour.
Mon père et son frère Jack étaient en bas à boire et, sitôt qu'ils surent la bonne nouvelle, ils montèrent, titubant, avec de l'émincé de dinde qu'ils venaient de cuisiner, puisque c'était la Noël. A ce que racontait ma mère, la dinde était à moitié cuite, rose et coriace. Jack y alla de sa version de Red River Valley :

Si tu m'aimes
Viens t'asseoir à côté de moi
Te dépêche pas de me dire adieu
Souviens-toi de la Red River Valley
Et du cowboy qui t'a tant aimée.

J'étais une enfant affreuse, tellement affreuse que quand Ger McNamara, fils du couple qui habitait notre pavillon et capitaine dans l'armée irlandaise, vint me féliciter, ma mère répondit que j'étais trop moche pour me montrer et me tint donc cachée sous l'édredon rouge en point de chausson.
Voilà pour le ramassis d'anecdote, ouï-dire, allégorie et consternation qui emplit la toile de mes débuts dans la vie, à la fois belle et effrayante, tendre et sauvage.


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