Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Le capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d'entre nous n'échappe ni à la morale ni au capitalisme.
Par son travail, son épargne et sa consommation, chacun participe à un système économique que les uns justifient et que d'autres condamnent au nom de concepts éthiques. Deux démarches intellectuelles que le philosophe André Comte-Sponville passe au crible de l'analyse lucide.
Une grille de lecture étonnamment claire, qui débouche sur un appel à la responsabilité.
Philosophe et enseignant français, né en 1952, André Comte-Sponville est l'auteur de nombreux ouvrages qui, par leur clarté et leur pédagogie, mettent la philosophie à la portée de tous. Philosophe humaniste, il a remis la recherche de la sagesse au goût du jour et a écrit sur beaucoup des thèmes classiques traités par les philosophes antiques ou des siècles passés, y compris sur la philosophie politique. Dans la "Sagesse des modernes", ouvrage co-signé avec Luc Ferry, les deux philosophes confrontent leurs visions respectives sur des thèmes fondamentaux comme la quête de sens, la liberté, la sagesse... André Comte-Sponville a eu la foi jusqu'à 18 ans : "L'une des rares choses dont je suis sûr en ce domaine, c'est que Dieu ne m'a jamais rien dit". Il se définit comme un athée fidèle car il se reconnaît dans une certaine tradition et histoire des valeurs gréco-judéo-chrétiennes. Il pense que l'homme peut se passer de religion, la philosophie en étant l'un des moyens.
La revue de presse Sabine Delanglade - L'Express
... Le capitalisme est-il moral ? Un ouvrage qu'il aurait aussi bien pu sous-titrer «Ne mélangeons pas tout !». Le capitalisme, dit-il, n'est pas plus moral qu'il est immoral, il est a-moral : la morale n'a rien à faire dans la loi de l'offre et de la demande, simple résultante de l'équilibre des intérêts des acheteurs et des vendeurs... Mais alors, direz-vous, et les entreprises éthiques ? Et, à l'inverse, Metaleurop, Enron ? Croyez-vous vraiment que ce soit la morale qui pousse les entreprises à «vendre» de l'éthique ? Comme le souligne justement notre philosophe, «une action conforme à la morale n'a aucune valeur morale si elle est accomplie par intérêt». Quant aux escrocs d'Enron ou d'ailleurs, ce sont non pas des capitalistes immoraux, mais des filous relevant du droit commun. Comte-Sponville a le mérite de nous rappeler ces vérités de base !