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.. La vie et les agissements d'Ilie Cazane

Couverture du livre La vie et les agissements d'Ilie Cazane

Auteur : Razvan Radulescu

Traducteur : Philippe Loubière

Date de saisie : 25/04/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Prix : 20.50 €

ISBN : 9782843046070

GENCOD : 9782843046070

Sorti le : 07/03/2013

Ilie Cazane, bon à rien au grand coeur, a le don de faire pousser des tomates beaucoup plus grosses que celles de ses voisins. Voilà qui est une menace pour l'ordre de la République roumaine des années 60 ! Délation, emprisonnement, interrogatoires musclés qui ne mènent à rien... Ilie n'en sortira pas vivant. Il a eu le temps d'avoir un fils qui sera à son tour précoce et surdoué, inventeur de génie... La vie l'amènera, bien sûr, à croiser le chemin du bourreau de son père.
Une farce allègre, pleine d'humour. Des inventions de style constantes. Un petit BIJOU de livre sur un sujet bien grave.


Un premier roman truculent dans lequel l'auteur nous présente les rouages du système bureaucratique totalitaire roumain de Ceausescu. Le pouvoir d'Ilie Cazane Père de faire pousser des tomates géantes le conduit en prison sous la poigne de son tortionnaire le Colonel Chirita qui essaiera en vain de lui soutirer les secrets de cette réussite. Un tourbillon dans un monde absurde d'interrogatoires, supplices et de réflexions métaphysiques «Mmoui, je vois, l'âme est matérielle, elle pèse 0,24 g» face à la quotidienneté joyeuse d'un village de province. Une réussite !


Une chronique audio de Kikann Le Roy


  • Les présentations des éditeurs : 08/03/2013

Ilie Cazane mènerait une existence plutôt paisible s'il n'avait le don extraordinaire de faire pousser des tomates géantes. Sous le régime du Conducator Ceausescu, pareil mystère passe pour un crime inconcevable.
Le colonel Chirita, esprit rationnel qui ne jure que par un matérialisme forcené, a vite fait de le mettre aux arrêts. Mais rien n'y fait : malgré les supplices, Cazane demeure muet et ses surnaturels talents de jardinier restent inexplicables...
Pendant ce temps-là, sa femme Georgette accouche d'un garçon : Ilie Cazane fils qui, avec sa grosse tête de courge, va vite montrer des penchants désopilants pour le bricolage et, en digne fils de son père, s'attirer la sympathie générale.
Entre la nature désinvolte et mystérieuse d'Ilie Cazane père, l'enfance burlesque d'Ilie Cazane fils et les questionnements métaphysiques du colonel Chirita, se déploie le spectacle d'une communauté à l'innocence joyeuse, en proie à un système paranoïaque et absurde

Parmi les auteurs les plus inventifs de sa génération, Răzvan Rădulescu a reçu le Prix de l'Union des écrivains roumains pour la Vie et les Agissements d'Ilie Cazane, et le Prix du roman européen en 2010 pour son deuxième roman, Théodose le Petit. Il est également connu en tant que scénariste (4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu, Palme d'or à Cannes 2007 ; la Mort de Dante Lazarescu, Prix Un certain regard, Cannes 2005). Il a réalisé son premier film, Félicia avant tout, en 2008.

Le premier roman d'un des plus brillants scénaristes de la Nouvelle Vague roumaine (co-scénariste de 4 mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d'or à Cannes en 2007), invité officiel du Salon du Livre de Paris à l'occasion de la mise à l'honneur de la Roumanie en mars 2013.



  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 21 mars 2013

Parmi la trentaine d'écrivains roumains qui ont débarqué à Paris, Razvan Radulescu se distingue avec un roman passionnant...
Tableau satirique de la Roumanie communiste, ce roman est une centrale d'énergie poétique, joyeuse et désespérée, autant qu'un poème visuel digne de la nouvelle vague du cinéma roumain, dont Razvan Radulescu est l'un des plus éminents scénaristes.


  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 21 mars 2013

Auteur inventif, doté d'une imagination débordante et d'une prolixité extraordinaire, il sait dépeindre le monde de la campagne pris dans la logique absurde du régime de Ceausescu...
Entre la certitude inébranlable du parti unique et l'univers multiple et à plusieurs angles des gens simples, Razvan Radulescu réussit le pari de mettre en boîte toute la condition humaine dans des circonstances historiques ­données, par la figuration tragi-comique d'une communauté drolatique et joyeuse en proie à la bureaucratie d'un système qui s'efforce d'uniformiser les consciences. Le romancier parvient à glisser de la philosophie dans un roman en mobilisant tous les moyens rationnels et irrationnels, narratifs, méditatifs et même métaphysiques, pour éclairer l'homme en situation.


  • La revue de presse Catherine Simon - Le Monde du 21 mars 2013

Razvan Radulescu, dont c'est le premier roman, de lui-même grandi sous le règne Nicolae Ceausescu. Sa jeunesse a été bercée, si l'on peut dire, par les souvenirs sombres des années 1940 et 1950. Mais le héros de son roman, le jeune Ilie, et le petit monde qui l'entoure, glissent à travers les mailles du filet, loin du récit à thèse et de ses louches de plomb...
Art de l'ellipse et de l'absurde : Razvan Radulescu, en amoureux du cinéma, sait tisser la trame de sa fable, alternant, avec un humour caustique, plans serrés, contrechamps et travellings...
C'est une Roumanie populaire et souvent joyeuse que décrit Razvan Radulescu. On y fait tourner les tables, en secret, en invoquant l'esprit de Marx, on y fait "l'amour athlétique" et on y boit de l'eau-de-vie, en se tapant sur les cuisses, tandis que passent les fantômes des victimes du stalinisme et que les fonctionnaires feuillettent, en faisant "des ts ts indignés", les brochures de la propagande soviétique. Un roman baroque et surprenant : du vif-argent.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 20 mars 2013

Grinçant et farcesque, le premier roman de Razvan Radulescu, scénariste et metteur en scène, est une charge violente contre un régime obtus...
Imperturbable, le romancier décrit un monde arbitraire, une vie de bureau où les minables ont toujours le dernier mot dès qu'ils possèdent une once de pouvoir. Le rire devient acide, traumatisant, et d'une efficacité diabolique pour dire la bêtise des uns et la candeur des autres.


  • Les courts extraits de livres : 08/03/2013

La famille Cazane

Ilie Cazane est né, au gré du hasard, le 6 septembre 1962, à Bucarest. Sa mère, Georgette, s'était mariée trois ans auparavant avec Ilie Cazane père, un personnage non dépourvu de pittoresque, d'après ses amis. Il connaissait sur le bout des doigts les bistrots de la capitale et, grâce à sa faconde irrésistible (dont son fils allait hériter), il avait même réussi à obtenir des ardoises dans certains d'entre eux. La chose paraît d'autant plus inhabituelle que les tenanciers de bistrot bucarestois étaient, à cette époque, de simples employés de l'État et non les propriétaires des lieux. La seule explication plausible pourrait être que, sous l'effet du charme hypnotique de Cazane père, les tenanciers de bistrot se transportaient mentalement dans la période de l'entre-deux-guerres, revivaient leur condition fondamentale de patron régnant sur tables, chaises, verres, débit de boissons et de repas, et disaient :
- Bah, Ilie, quand tu es fauché, tu peux venir manger chez moi sans te faire de souci, tu le sais bien.
Charmeur, comme si cela allait de soi, Ilie approuvait, à la satisfaction momentanée du patron. Ce n'est qu'ensuite que ce dernier, comme tiré d'un rêve, se rappelait que le restaurant n'était pas à lui; il en était alors de sa poche, hochait la tête - Ah, Cazane, Cazane ! -, décidé à lui réclamer son dû le lendemain. Le lendemain, Cazane ne se montrait pas ; dans le fond, c'était un homme pas sérieux, fuyant, et c'est pour cela qu'on n'avait guère confiance en lui. Le surlendemain, il ne se montrait pas davantage. Il avait d'autres endroits où aller. On prétend qu'il avait des ardoises dans au moins six bistrots. Il réapparaissait au bout d'une semaine, saluait cordialement sur le seuil ; les clients, dont la plupart le connaissaient, se sentaient saisis d'une étrange excitation, et le patron, quoiqu'il l'eût étranglé deux minutes auparavant, lui demandait, confus :
- Allez, assieds-toi, qu'est-ce que je te sers ?
Cazane réfléchissait un instant («Eh bien, qu'est-ce que vous avez de bon, aujourd'hui ?»), choisissait plat et boisson, et s'asseyait à une table. On ne pouvait dire de lui qu'il avait ses préférences. Impossible de tirer une règle de la façon dont il acceptait ou refusait la compagnie des autres clients, à peu près toujours les mêmes, des gargotes qu'il fréquentait, parce que, dans une certaine mesure, Cazane se suffisait à lui-même. Comment expliquer autrement l'attitude quasi indifférente de ses amis, que Cazane fût joyeux et exubérant ou, au contraire, qu'il fût seul à une table, triste et le regard vide ? Cazane était comme il était, et tout, dans son attitude, trouvait sa parfaite justification. Même plus tard - j'en mets la main au feu - lorsqu'on a appris sa mort, les gens qui le connaissaient n'ont rien trouvé de mieux à dire que «ah».


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