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.. Cherchez la femme

Couverture du livre Cherchez la femme

Auteur : Alice Ferney

Date de saisie : 03/07/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 23.50 €

ISBN : 978-2-330-01840-5

GENCOD : 9782330018405

Sorti le : 06/03/2013

Alice Ferney propose au lecteur de monter dans un manège, montagne russe qu'est la vie de couple. On pense y monter à deux, un long parcours chaotique, où certains, s'ils n'ont pas refusé auparavant de prendre place, peuvent souhaiter descendre avant la destination. L'histoire de couples (deux couples de deux générations successives), de leur naissance où chacun arrive avec son vécu, son enfance, ses parents et leurs empreintes indélébiles, son origine sociale, ses différences, à leur épanouissement, mais aussi à leur usure voire à leur déchirure, aimer ne suffisant pas parfois pour vivre et vieillir ensemble. Alice Ferney montre qu'un couple passe aussi par la découverte de l'autre et dissèque les différents états des couples, entre épanouissement et enfermement, les déséquilibres, petits égoïsmes et autres jalousies, les illusions, les extases, leur complexité mais aussi et peut-être surtout l'implication évidente ou non du passé personnel ou commun. Une plongée dans l'intime toujours aussi passionnante.


  • Le courrier des auteurs : 28/03/2013

1) Qui êtes-vous ? !
Je me le demande souvent ! Répondre est de plus en plus compliqué avec les années.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'amour, le mariage, le passage de l'attrait initial au sentiment dans la durée et le quotidien.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je ne sais pas.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La jeune fille et la mort (Schubert)

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le rythme enlevé de la narration, le rire, le ton un peu moqueur.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Je travaille tout le temps, je lis j'écris je rêve, on peut me déranger je n'ai pas de rituel. Si j'écoute de la musique très fort.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
A ma table de travail (comme disait Baudelaire).

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?
Exactement. A sept ans j'ai pensé : je veux écrire des livres. Pendant mes études j'ai regardé qui publiait des livres en France et je suis devenu professeur. Pour avoir le temps d'écrire.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?
Moby Dick, Les jeunes filles, Le maître de Santiago, Les nourritures terrestres, L'herbe rouge, les Mémoires d'une jeune fille rangée, Le temps d'un soupir. J'avais entre 16 et 18 ans.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
A faire réfléchir à l'expérience de la vie.

11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
Une place énorme, depuis l'âge de 22 ans. J'y passe une fois par jour. J'en fréquente deux.
Je déteste l'idée que le Virgin des Champs-Élysées puisse fermer. C'est indigne de la part de la Mairie de Paris de ne pas sauver coûte que coûte cet espace culturel.


Une chronique audio de Kikann Le Roy


  • Les présentations des éditeurs : 16/03/2013

Le point de vue des éditeurs

Serge est brillant, entreprenant, narcissique. Marianne est sincère, ardente, déterminée au bonheur. Cherchez la femme raconte "l'histoire totale" de leur couple. Sous les yeux du lecteur, il se forme, s'établit, procrée, s'épanouit, subit l'épreuve du temps et la déchirure de l'infidélité...
Nos destinées affectives sont-elles libres ? De quel poids pèsent les rêves et les échecs de la génération précédente ? Quelles forces obscures (le passé, l'enfance, l'origine sociale, l'argent, la carrière professionnelle, les convictions, les valeurs) sont à l'oeuvre dans la vie conjugale et menacent cet entrelacs fragile de deux solitudes engagées l'une envers l'autre ?
En forme d'étude de caractères, Cherchez la femme est un livre captivant, plein d'intelligence et d'humour, qui démonte a posteriori les mécanismes délicats d'un mariage et, ce faisant, dévoile à ses personnages les secrets de leur modeste épopée. Avec une écriture passionnée, Alice Ferney observe le stupéfiant voyage du couple, ses ravissements et ses dépressions, ses défenses et ses décompositions. Elle retrouve les mots de l'illusion et ceux de la querelle, ceux du rapprochement et ceux de la défaite. Ceux surtout qui permettent de répondre à la question que l'état de grâce renvoie toujours aux lendemains : qu'est-ce que "s'aimer" veut dire ?

D'Alice Ferney, Actes Sud a publié les romans Le Ventre de la fée (1993), L'Élégance des veuves (1995), Grâce et dénuement (1997, prix Culture et Bibliothèques pour tous), ha. Conversation amoureuse (2000), Dans la guerre (2003), Les Autres (2006), Paradis conjugal (Babel n° 990) et Passé sous silence (2010).



  • La revue de presse Marie-Françoise Leclère - Le Point du 30 mai 2013

De "Conversation amoureuse" en "Paradis conjugal", Alice Ferney s'est imposée comme une de nos meilleures analystes du coeur humain, section mariage, registre angoisses et éblouissements. Aujourd'hui, elle reprend cette exploration dans un roman d'ambition balzacienne, "Cherchez la femme"...
Narratrice toute-puissante, championne en art de la conversation, Alice Ferney décrit les rituels et les aléas du lien conjugal avec une subtilité rare. Elle fouille, fouaille, insiste, se répète, ne craint ni le pathos ni le cynisme. On s'émeut, on rit, on s'agace, inquiet parfois de se reconnaître. Le mariage ne sort pas vainqueur de ce précis de décomposition.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express, avril 2013

Alice Ferney aurait pu titrer son neuvième roman "Cherchez la mère", mais elle a opté pour Cherchez la femme. Va pour ce dernier. Pourtant, ce sont bien les mères qui ont le premier rôle dans ces histoires de couples. Des mères, présentes ou absentes, qui aiment trop ou pas assez, en tout cas mal...
On est capté, happé par cette chronique des désamours annoncés...
Y aura-t-il un vainqueur ? Réponse au-delà de la 500e page.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, avril 2013

Le couple est-il soluble dans la réussite ? Une fresque sentimentale et acide d'Alice Ferney, qui renoue avec sa meilleure veine...
On imaginait Cherchez la femme en fresque sentimentale, et c'est finalement à un véritable jeu de massacre que nous convie Alice Ferney. Avec une précision balzacienne et un ton particulièrement incisif, la romancière de La Conversation amoureuse renoue avec ce qu'elle fait de mieux, en scrutant les petitesses de ses personnages qui (se) voient trop grand(s), et dont le bonheur conjugal bourgeois semble programmé pour l'échec. Car le couple ne saurait se résumer à une addition de deux êtres -et à du désir pour des seins. Ça se saurait...


  • La revue de presse Francine de Martinoir - La Croix du 13 mars 2013

Même si l'action de ce beau roman se déroule sur plusieurs décennies, des années 1960 au début du XXIe siècle, et si la narration suit les destinées de deux familles qu'un mariage réunit, il ne s'agit pas du tout d'une saga, encore moins d'un récit où les personnages de deux clans, de deux fratries seraient, suivant l'expression de Raymond Queneau, «poussés comme un troupeau de dindons».Ce qui intéresse Alice Ferney, c'est, tout comme dans ses fictions précédentes, l'histoire d'un couple, de l'amour dans un couple, des commencements à la rupture...
Alice Ferney parvient à unir les fantaisies, les imprévus de l'existence, qui modifient, enrichissent les personnages et vivifient le récit avec une forme de logique impitoyable qui les incite, les oblige à ne s'enfoncer qu'en eux-mêmes. Dans ce labyrinthe intérieur, la voix discrète de la narratrice est un guide...


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Le Journal du Dimanche du 3 mars 2013

On retrouve là son sens du récit, son art de creuser ses personnages et son talent pour la psychologie. Réflexion implacable sur le bonheur matrimonial et familial, sur la vie commune qui peut être "un long dessillement", sur la brèche qui s'ouvre parfois entre les époux, Cherchez la femme sonne cruellement juste et laisse un goût amer une fois refermé.


  • Les courts extraits de livres : 16/03/2013

À la source, avant la longueur de la vie, il y a le désir mordant d'un homme vaillant comme sa jeunesse : Vladimir Korol devant la poitrine épanouie d'une fille de quinze ans.

La fille dansait. Dansottait serait le terme approprié, car l'ensemble était médiocre, d'une grâce gentillette. La fille dansottait et le musicien était saisi. Hypnotisé comme si cette chair qui s'agitait devant lui avait été surnaturelle. Ses yeux regardaient et son sang répondait. Il était bien attrapé ! Parfois même il bandait. Il s'asseyait et cachait cette indécence avec son accordéon. Bien sûr c'était aussi vif et vigoureux que furtif et inavoué. Si bien élevé, Vladimir Korol aurait eu peine à prendre comme elle venait la brutalité de son attirance. Montre-moi tes seins. Ce que ressentait Vladimir se résumait à cette curiosité excitée. Mais Dieu sait où mènent les commencements lorsque leur légèreté nous fait honte. J'ai envie de voir tes seins. Comment le fils du Dr Korol aurait-il pu s'avouer qu'il avait pareilles pensées ? Jamais de sa vie il ne se l'avouerait. Accepter en soi l'instinct sexuel, sans gêne ni effroi, n'était pas de sa génération. Il était né en 1932 : il transforma le désir en sentiment. Il avait aimé Nina au premier regard, voilà ce qu'il croirait. Aussitôt captif, Vladimir greffa sur son désir très charnel des histoires très romantiques. Cette fille était pour lui. Il la regardait. Elle était la virginité même, elle n'avait jamais eu d'amant. Était-ce cette idée qui l'excitait ? Il en aimait la configuration, les promesses et la garantie. Pas de prédécesseur, pas de comparaison. De l'innocence, de la nouveauté, de la conquête. Il poserait les mains sur ces seins virginaux. Il mettrait à nu cette étrave. C'était le dessein du mâle. Il prendrait soin d'elle. Il la chérirait. C'était le camouflage du bon garçon. Il la protégerait. Nina Javorsky. Elle portait ce beau prénom. Nina. Il serait son univers, elle serait sa maison. Il en ferait son épouse. Vladimir et Nina. Nina Korol. Ces syllabes assemblées sonnaient si bien. On aurait dit que leur union était écrite. Pourquoi attendre ? Et attendre qui, maintenant qu'il y avait Nina ? Le moment est parfait, se disait Vladimir. Il pensait à lui-même. Il avait vingt-six ans, une sérieuse formation d'ingénieur, un métier qui était une passion autant qu'un idéal. Ingénieur des Mines, ce n'était pas rien à ses yeux. Il se sentait dévoué aux causes de ce monde singulier et attachant. Sa vie était engagée. Il était orphelin de père et de mère, libéré de ses soeurs qu'il venait de marier. Son tour était venu de convoler. Quoi de plus naturel et sain pour un garçon de son âge ?

Se marier avec Nina, voilà ce que Vladimir imaginait quand il la regardait tournicoter sa petite silhouette ramassée, sur la minuscule scène de la salle des fêtes, et qu'il attendait (sans en avoir conscience) la remontée de ses seins dès qu'elle levait les bras et battait des mains au-dessus de sa tête. Lorsque Nina était habillée court et près du corps, la peau de son ventre apparaissait, toute blanche, entre le haut de la jupe et le bas du chemisier. Vladimir en apercevait la clarté. Le corps, qui se donnait à voir en premier, exerçait sur lui un charme puissant. Il se repaissait de la chair de Nina Javorsky. Quel bonheur cela serait de vivre près d'elle ! Il ne la connaissait pas, mis à part son buste et ses pieds, mais il en était amoureux. Il la voulait pour épouse. Il imaginait sous un même toit son intimité avec elle, et déjà l'accomplissement d'une famille. Il l'avait entendue dire qu'elle aimait Chopin. Depuis, il travaillait les morceaux du compositeur polonais. En somme, il commençait de faire des choses pour elle. Nina Javorsky occupait ses pensées. Un soir, seul chez lui, cherchant le sommeil, il ramena le drap sur son épaule, posa sa main par-dessus et murmura le prénom, Nina. Il répéta : Nina chérie. Comme s'il s'entraînait à le dire. Comme s'il exorcisait son murmure et se délivrait de sa timidité. Nina, Nina chérie. (...)


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